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TRIER :
T-Shirt des Siestes 2016

Avec notre célèbre LOVE dégoulinant

Photos : Zoé Febvre-Utrilla, Arnaud Malnou et Marie Deback-Rodes



Tailles disponibles


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Les Siestes à Séoul

Cela faisait un petit moment que nous n’avions pas pris la poudre d’escampette :) Nous avions l’envie du large, le besoin de dépaysement, et l’année franco-coréenne 2015-2016 nous a offert une merveilleuse occasion.

Depuis 2007, les éditions des Siestes Electroniques à l’étranger enrichissent son répertoire musical, mais alimentent aussi ses réflexions autour de la musique à travers l’observation de sa réception, de son économie, de ses artistes dans des contextes socio-économiques diversifiés.
Après quelques expériences à l’étranger (Hanoi, Brazzaville, Montréal, et bien d’autres), le festival est excité à l’idée d’aller à la rencontre de la culture coréenne et de ses artistes musicaux.
Lors de l’édition toulousaine du festival en juin 2016, deux artistes coréens (Tengger et Odaeri) étaient invités pour jouer leurs projets musicaux auprès du public français. En septembre, ce sera aux artistes français de se produire, accompagné de locaux, dans des lieux emblématiques de la vie nocturne à Séoul.


Le programme :

JEUDI 22 SEPTEMBRE
Lieu : Secret Basement * 80-19, Bogwangdong Yongsangu
Artistes programmés : Folklore présente From Loft to Paradise (France), LB aka Labat (France), Conan (Corée), Tobias Kalleder (Corée)

VENDREDI 23 SEPTEMBRE
Lieu : Cakeshop * 34-16 Itaewon 1(il)-dong, Yongsan-gu
Artistes programmés : Feadz (France), Smells (Corée), JuneOne (Corée), Quandol (Corée), WoodX (Corée)

SAMEDI 24 SEPTEMBRE
Lieu : Vurt * Dongmak-ro, Mapo-gu
Artistes programmés : Voiski (France), Soolee (Corée), Hyein (Corée), Scope (Corée)

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Dossier de presse / Press Kit
Mille merci

Et une déclaration (d’amour) ...

Nous traversons collectivement des moments difficiles. Aussi, il nous est apparu important de vous signifier notre attachement. En ces temps de repli sur une identité toujours difficile à définir, nous sommes heureux de vous voir aussi nombreux et surtout aussi divers à nos événements. La culture est, paradoxalement, assez rarement vectrice de rassemblement. Les festivals musicaux sont notamment souvent organisés par esthétiques, par tranches d’âge, par pouvoir d’achat. Or il nous apparaît aujourd’hui clairement urgent de construire des manifestations où nous pouvons tous partager la même expérience, quand bien même nous en aurions un avis différent.

N’ayons, dès lors, pas peur d’être populaires, de nous adresser au plus grand nombre et non à un public cible clairement identifié. Bataillons pour que nos événements demeurent tout aussi exigeants et soient toujours plus accessibles. Même si cela veut dire que l’on ne sait plus très bien à qui on s’adresse in fine. Même si cela veut dire qu’il sera plus difficile de plaire aux aficionados. Même si cela nous amènera peut-être à placer les artistes dans des situations moins confortables.

Vivons curieux. Vivons ensemble.

Audimat 5

Audimat, la revue de critique musicale éditée par Les Siestes Electroniques fête la sortie de son numéro 5 (déjà). Sommaire détaillé ci-dessous.

Frédéric Junqua - « The Blue Nile, un artisanat de l’artifice »
On a longtemps cru avoir rêvé The Blue Nile. Personne ne nous avait jamais parlé de ces Écossais, cousins éloignés de Talk Talk ou d’Aztec Camera, ni de leur élégant désespoir, de cette pop faussement ligne claire, très mélancolique et très produite. Rien, dans leur effondrement serein, mouillé, presque fade à force de retenue, semblait n’avoir existé. Aussi a-t-on cru revivre le songe lorsqu’on a l’an dernier entendu leur chanson « From a Late Night Train » discrètement placée en arrière-fond d’une scène de Trois souvenirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin. Mais il s’agissait bien de la voix du crooner malgré lui Paul Buchanan et des claviers à l’époque dernier cri de Paul Moore qui scintillaient dans l’aube roubaisienne accompagnant les deux jeunes héros de l’histoire. On a donc contacté, sans bien savoir quoi lui dire, le superviseur musical du projet, Frédéric Junqua, qui nous a appris qu’il avait aussi écrit un livre et qu’il était à moitié écossais. Il devenait alors difficile de ne pas lui demander un article sur The Blue Nile pour Audimat. Le texte qu’il nous a donné ne se contente pas de palper la réalité du trio de Glasgow : il décrit les éléments moraux, sociaux ou techniques que fait résonner leur musique. Et surtout, il plonge sans crainte au cœur de l’attachement irraisonné qu’elle déclenche.

Pierre Evil & Fred Hanak - « Gangsta-Rap : un post-scriptum (2005-2015) »
Animateur de la légendaire et érudite émission Mondial Twist sur Fréquences Paris Plurielles entre 1993 et 2002, Pierre Evil a par ailleurs beaucoup écrit sur le rap américain, notamment pour le magazine Chronic’art. C’est là qu’il rencontrera Fred Hanak, lui aussi critique hip-hop et par ailleurs musicien au sein du groupe dDamage. Pierre signera en 2005 le livre Gangsta Rap, tandis que Fred publiera deux ans plus tard Combat Rap avec Thomas Blondeau, autre brillant spécialiste du genre. Les années ont passé mais le rap continue plus que jamais d’occuper le terrain et les deux garçons ont décidé d’écrire pour Audimat un long post-scriptum à l’ouvrage de Pierre. Reprenons donc avec eux une décennie d’histoire du genre gangsta et de ses principales figures, qu’ils présentent comme autant de révolutionnaires messianiques qui scandent l’apocalypse pour mieux l’installer, et si possible en tirer quelques dollars.

Laurent Fintoni - « Le hip-hop des 90s ou l’illusion du sacré »
Depuis trois ou quatre ans, il ne se passe plus un mois sans que le Ministère du patrimoine du rap américain ne fête le vingtième anniversaire de la sortie d’un album classique de ce qui est devenu la « grande époque » du hip-hop. Cette ère bénie, c’est celle du son new-yorkais dit « boom-bap », représenté en vrac par Notorious B.I.G., le Wu-Tang, le Boot Camp Click, A Tribe Called Quest ou encore l’école de Queensbridge. Mais cette époque dorée a aussi voire surtout appartenu à des centaines d’artistes de Big Apple restés confidentiels, mais tous habités par la même inspiration à rapper comme si leur vie en dépendait et/ou à produire les beats les plus mystifiants possibles. Chez Audimat et ailleurs, on a beau aimer autant sinon plus la suite de l’histoire — le Sud, le minimalisme, la crise du groove, Kanye, etc. —, on trouve que plus le temps passe, plus le rap des années 1990 s’installe définitivement dans la catégorie des musiques sacrées d’aujourd’hui. Laurent Fintoni, Français depuis si longtemps exilé outre-Atlantique qu’il écrit désormais en anglais, propose ici une sorte d’autopsie du corps de ce Christ sonore qui, qu’on le veuille ou non, ne saurait être réduit à un simple fétiche de la muséification réactionnaire.

James Parker & Nicholas Croggon - « Critique moderne et révisionnisme pop »
Pourquoi la grande majorité de la critique musicale contemporaine nous semble-t-elle trop souvent si peu pertinente, si peu audacieuse, si désireuse de se soumettre aux nouvelles tables de la loi édictées par le Rétromania de Simon Reynolds il y a déjà cinq ans — en un mot si ennuyeuse ? Résignation ? Conformisme ? Paresse intellectuelle ? Les critiques australiens James Parker et Nicholas Croggon proposent dans ce texte une explication différente, plus insidieuse, à ce travers très moderne. En scrutant l’habitus critique, ils isolent un concept, le rétro-historicisme. Sous le goût en apparence immodéré pour le travail d’archives et l’esprit de catalogue, seule grille de lecture désormais envisagée par la critique, serait tapie non pas une fascination pour un passé musical fantasmé forcément plus noble que notre trivial présent, mais un « désir d’avenir » empreint d’idéologie, aveugle et sourd (un comble) face aux gestes révolutionnaires qui ont marqué le XXe siècle. À un jet de pierre, donc, du révisionnisme. On le verra, le raisonnement peut paraître un brin tortueux, vaguement provocateur dans sa manière de plier Duchamp ou les Daft à son cheminement, il n’en reste pas moins stimulant et à même de nourrir la réflexion qu’Audimat tente de produire depuis ses débuts.

Quentin Delannoi - « L’inclassique Olivier Greiff »
Audimat n’avait jusqu’ici jamais parlé de musique classique. Lorsque Quentin Delannoi, qui avait déjà signé un texte sur Drexciya dans le numéro 1 de notre revue et qui par ailleurs enseigne le français au lycée, nous a parlé du compositeur Olivier Greif (1950-2000), nous sommes d’abord restés sceptiques. Quand nous avons compris qu’il s’agissait d’un compositeur de musique classique précisément fort peu classique puisqu’il avait en plein règne sériel pris le parti de la tonalité et de l’accessibilité via l’intégration de formes plus populaires, avant de se convertir à l’hindouisme et de composer de longues plages pour synthétiseur sur des cassettes sorties en pressage privé au sein de sa communauté, nous avons décidé de laisser Quentin nous déclarer en détail sa flamme pour ce musicien encore assez méconnu. Peu compétent pour nous prononcer sur la qualité du travail de ce dernier — même si nos oreilles profanes aiment beaucoup —, nous nous sommes contentés de croire en la passion que notre auteur transmet dans ce texte, et au plus haut respect qu’il accorde à ses émotions et à leur minutieuse retranscription. Souhaitons, le temps de vous faire un avis, qu’une fois ne soit pas coutume et qu’à l’avenir Audimat se permette à nouveau d’aborder la musique savante.

Stefan Goldmann - Interview de Mike Daliot - « Le grand complot des presets »
Le débat a fait rage « à la rédaction » : faut-il, oui ou non, publier cet entretien fleuve entre deux techniciens avertis, discutant de la pertinence et de l’impact des presets (ces sons conçus par des ingénieurs et intégrés par défaut aux synthétiseurs, boîtes à rythmes et aux logiciels de musique) ? Audimat a-t-il vraiment vocation à parler technique ? Le consensus, autant vous le dire tout de suite, n’a jamais été trouvé. Mais cette conversation à bâtons rompus entre Stefan Goldmann, producteur techno allemand et théoricien passionné, et l’Autrichien Mike Daliot, développeur et sound designer pendant plus d’une décennie chez l’influent éditeur de logiciels Native Instruments (on lui doit, entre autres, les synthétiseurs virtuels Massive et Lazerbass — deux outils majeurs du courant dit « brostep » représenté par Skrillex et consorts —, ainsi que les effets du logiciel pour DJ Traktor), aujourd’hui professeur en sound studies à l’Université des Arts de Berlin, soulève in fine suffisamment de questions passionnantes pour avoir sa place ici. Extraite du livre d’entretiens de Goldmann, Presets – digital shortcuts to sound (The Bookworm, 2014), cette discussion à bâtons rompus entre nos deux protagonistes livre une belle réflexion — aux conclusions parfois surprenantes — sur la musique d’aujourd’hui, ses corollaires, son contexte : les compromis commerciaux des fabricants, la complexité excessive des outils, la perspective historique, l’origine des sons, leur sens et leur fonctionnement... Si sa lecture peut s’avérer un peu ardue pour les profanes, elle n’en reste pas moins essentielle pour celles et ceux qui aiment jeter un œil en coulisses. Les enjeux du sound design appliqués à la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) sont en effet au cœur d’un débat sous-estimé : quelle est la part de créativité de l’ingénieur, quelle place l’industrie, comme les utilisateurs, lui réservent-ils et en quoi l’outil technique influence-t-il le musicien ?

Commandez votre exemplaire :

http://revue-audimat.fr

Plateforme SHAPE

Les Siestes Electroniques participe à la plateforme SHAPE qui vise à renforcer la circulation des artistes au sein de l’Union Européenne sur 3 ans (2015 /2017). Et on en n’est pas peu fiers :)


Être européen, ou plutôt se revendiquer comme tel, n’est pas neutre. Ça n’est pas un état de fait, comme une nationalité automatique, de naissance, mais une construction, une volonté. Participer à un programme européen, recevoir de l’argent de cette satanée et bien-aimée Bruxelles, est donc tout sauf anodin : c’est un désir et nous le revendiquons comme tel.

Voilà déjà deux ans que nous participons à la plateforme SHAPE, soutenue par l’Union Européenne via son programme Europe Creative. Nous n’en prenons véritablement la mesure que maintenant. C’est une première expérience européenne, en immersion, pour nous. Au début, nous nous sommes lancés sans trop savoir ce que cela allait changer. Nous savions que nous aurions de l’argent, nous étions content, et puis l’Europe, nous y croyons, du moins sur le principe ; c’est bien, non ? Mais nous nous sommes rendu compte que cela était bien plus fort qu’une nouvelle ligne de crédit, que la vision comptable de notre Union Européenne était éminemment réductrice.

La participation à la plateforme SHAPE va, jusqu’en 2017, nous obliger à nous concentrer sur ce qui se passe hors de chez nous, en Roumanie, en Estonie, en Italie, en Pologne... Et cette obligation volontaire de « faire Europe », de l’incarner dans nos programmes, nous a bonifié, elle a même sublimé Les Siestes selon nous. Elle nous a permis de nous affranchir de nos tropismes nationaux ou anglophones pour renouveler nos circuits, vivifier notre réseau et, in fine, augmenter notre capacité d’écoute. Si Les Siestes se permettent une plus grande liberté de ton, si nous avons conquis une plus grande indépendance, une singularité plus riche et plus forte depuis l’année dernière, notre participation à la plateforme SHAPE n’y est certainement pas pour rien.


SHAPE est une initiative cofinancée par le programme Europe Créative de l’Union Européenne. En regroupant 16 organisations européennes à but non lucratif du réseau ICAS, il s’agit de créer une plateforme de soutien, de promotion et d’échange pour les musiciens émergents et innovants. SHAPE tente de proposer une variété de créations en Europe, et d’offrir aux publics et aux professionnels, des conférences, des rencontres et des ateliers, animés par des experts de différents domaines liés au son et à la performance. Ces 16 structures ont choisi en décembre dernier 48 artistes qui participeront au programme en 2016.

Les artistes du projet SHAPE :
9th Cloud & Cyril Meroni (FR)
Andi Stecher (AT)
AntiVJ (INT)
BAKK (NL)
Buster Keaton (HU)
Charlotte Bendiks (NO)
Deli Gleba & Gil Delindro (PT/DE)
Erased Bodies (IT)
Gas of Latvia & Katrīna Neiburga (LV)
Heewon Lee (KR/FR)
Hyperaktivist (VE/DE)
Ignatz (BE)
iii (INT)
IVVVO (PT)
Jackson (FR)
Jakob Schneidewind (AT)
Jonáš Gruska (SK)
Julien Bayle (FR)
KABLAM (SE/DE)
Killing Sound (UK)
Klara Lewis (SE)
Kuba Ziołek (PL)
Lanuk (HU)
Laura Luna (MX/CZ)
Lawrence Le Doux (BE)
L’Ocelle Mare (FR)
M.E.S.H. (DE)
Mari Kvien Brunvoll (NO)
Marta Heberle (PL)
Masayoshi Fujita (JP)
Nicolas Maigret (FR)
Nik Nowak (DE)
Nonotak (FR/JP)
Orphan Swords (BE)
Orson Hentschel (DE)
Peder Mannerfelt (SE)
Piotr Kurek (PL)
Voiski (FR)
Primitive Art (IT)
Raze de Soare (RO)
Spatial (UK)
Stine Janvin Motland (NO)
Susanna Gartmayer (AT)
Syracuse (FR)
TeZ (IT)
TOLĘ (CZ)
We Will Fail (PL)
Wo0 & Incredible Bob (RS)

Les 16 membres fondateurs du projet SHAPE :
Biennale Némo – Paris, FR
CTM Festival – Berlin, DE
Cynetart Festival – Dresde, DE
Festival Maintenant – Rennes, FR
Insomnia Festival – Tromso, NO
Les Siestes Electroniques – Toulouse, FR
Meet Factory – Prague, CZ
MoTA – Ljubliana, SL
Musikprotokoll im steirischen herbst – Graz, AT
RIAM Festival – Marseilles, FR
Rokolectiv Festival – Bucharest, RO
Schiev Festival – Bruxelle, BE
Skaņu Mežs Festival – Riga, LV
TodaysArt Festival – La Haye, NL
UH Festival – Budapest, HU
Unsound Festival – Krakow, PL

Pour plus d’infos : www.shapeplatform.eu

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Dossier de presse 2016

Cet été, Les Siestes Electroniques célébreront leur 15 ans à Toulouse (et 6 ans à Paris). C’est l’occasion d’un dossier de presse un peu spécial, avec plus de cœur et de tripes que de com. On vous laisse apprécier.



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Dossier de presse 2016


- Visuel 2016





Photo HD du festival téléchargeables ici (fichier .rar - 31 Mo)
Audimat 4

Le nouveau numéro de notre revue Audimat ou comment parler d’ethnomusicologie, de techno-kayo, de chanson française, des tops, du punk US et du glitch dans une revue de 220 pages.

- SOMMAIRE N°4

Drew Daniel - Contre la quantification du beau : Treize raisons pour ne pas choisir mes treize disques préférés
Pratique embarrassante du journalisme en ligne, contestable dans la forme comme dans le fond, les listicles (néologisme obtenu par la contraction des mots liste et article) sont le douloureux quotidien de l’amateur de musique du troisième millénaire. Attrape-clics, auto-promo, raccourcis problématiques... Ils condensent à eux-seuls à peu près toutes les tares de la presse en ligne dédiée à la musique. En septembre 2014, dans les pages de The Quietus, Drew Daniel, moitié du duo électronique Matmos, professeur de lettres et music lover insatiable, retournait l’exercice, l’éventrait et en extirpait toutes les humeurs, pour mieux en exposer la profonde perversion.

Agnès Gayraud - Français, deuxième langue
Chanter de la pop (au sens large, du folk ou du rock) en français, a quelque chose de difficile. Le français a beau être notre première langue ici, celle que l’on maîtrise le mieux, dès lors qu’on la rapporte à des sons, des inflexions anglo-américaines, on a l’impression qu’elle pèse deux fois trop lourd. On peut être fier de l’emprunter, mais la voie est risquée, peuplée de modèles devenus trop envahissants et de contre-modèles auxquels on ne veut surtout pas ressembler. Agnès Gayraud écrit en français, de la théorie, de la critique, mais aussi des chansons, et ce qui l’a bercée, à la fin des années 80, au début des années 90, c’est une pop anglo-saxonne. Dans ce texte qui sonne comme un manifeste subjectif – où une génération d’auteurs pourra aussi bien se reconnaître –, elle dresse une brève physionomie, à la fois critique et impliquée, de la pop en langue d’ici. Sans prétendre à l’exhaustivité, sans chercher à faire état de toute la pop en français, ancienne ou récente, ni surtout à distribuer des bons et des mauvais points, elle pose plutôt les bases d’une archéologie des « problèmes » et des solutions, à la fois canoniques et situés dans l’histoire, auxquels se confronte le compositeur pop dès lors qu’il écrit en français.

David Thomas - Ghoulardi ou l’école du chaos
Au début des années 1970, l’axe Cleveland-Akron, au nord de l’Ohio, est inexplicablement agité par de puissantes secousses protopunk et avant-gardistes. Des groupes comme Rocket From The Tombs, electric eels, Devo, Mirrors,The Cramps, Tin Huey, The Bizarros ou Pere Ubu semblent former une génération spontanée, bien décidée à en découvre avec le conformisme ambiant. Pour David Thomas, leader de Pere Ubu et figure majeure de la scène de Cleveland, cette fièvre arty et provocatrice aurait été inoculée dès le plus jeune âge à une génération d’innocents bambins rivés à leur poste de télévision, par un personnage méconnu et singulier, peu porté sur la bienséance. C’est la théorie qu’il exposait en 2007 dans Listen Again : A Momentary History of Pop Music, ouvrage collectif publié sous la direction d’Eric Weisbard, regroupant des textes issus de différentes présentations données lors de l’Experience Music Project Pop Conference de Seattle depuis sa création en 2002, qui tentait de mettre à jour ces moments volatiles et aléatoires, difficilement discernables, qui jalonnent l’histoire de la pop et contiennent en germe ses scènes et créations les plus marquantes.

Étienne Menu - Ethnofiction ou audiovérité : une histoire partiale d’Ocora
Entreprise politique autant que culturelle, puisque née dans le contexte troublé de la décolonisation, la collection Ocora édite depuis les années 1960 des musiques dites « traditionnelles », enregistrées d’abord en Afrique puis partout dans le monde. Conçue dans le giron des institutions françaises, elle s’est pourtant développée comme une entité indépendante, guidée par les parti-pris de ses directeurs artistiques successifs. Étienne Menu, notre rédacteur en chef, retrace ici leur parcours, en enchâssant à son récit l’histoire, plus personnelle, de sa propre rencontre avec les disques Ocora. D’abord désemparé face à des enregistrements parfois opaques, il va devoir désapprendre ses réflexes d’écoute pour se frayer un chemin dans cette singulière proposition musicale. Une histoire duale, donc, qui interroge notre rapport même à la musique et à son environnement.

Olivier Lamm - Digitalove : le techno kayō ou la pop japonaise à son pinacle
Rédacteur en chef de The Drone, collaborateur de Libération, chroniqueur de l’émission La Dispute sur France Culture et plume régulière d’Audimat, Olivier Lamm a choisi dans cet article de mettre en lumière un pan au mieux ignoré de la culture pop japonaise. Au cours de la décennie 1975-1985, alors que le Japon se réinvente en parangon technologique et futuriste, une poignée de musiciens érudits firent des charts de l’Archipel un terrain de jeu conceptuel, laissant libre cours à leurs folles expérimentations formelles et inventant au passage une esthétique pop tendre et un brin perverse, déjà nostalgique d’un futur pourtant encore inaccompli : le techno kayō. Vu de loin, une simple curiosité, une de ces anomalies dont seul le Japon semble, ou semblait, capable. Scruté à la loupe d’une grille de lecture passionnée et rigoureuse, le techno kayō a pourtant tout d’un horizon indépassable, d’un point d’incandescence, d’un idéal pop.

W. David Marx - The Plastics et l’angoisse de la copie
En post-scriptum de luxe à la coupe transversale d’un temps de l’histoire de la pop japonaise, W. David Marx, rédacteur en chef du site de référence Neojaponisme et auteur d’Ametora : How Japan Saved American Style (Basic Books), nous narre les tribulations, à la même époque, des Plastics, une bande de jeunes punks tokyoïtes qui ont su, avec une dérision teintée d’anxiété, tendre un implacable miroir déformant au Japon, au moment où celui-ci en avait le plus besoin. Avant, inexorablement, d’être avalés puis recrachés par l’histoire.

Olivier Quintyn - L’ère du glitch : utopie et réification. Pour une théorie critique rétrospective
Olivier Quintyn est professeur de lettres, chercheur en théorie de l’art, éditeur et auteur du livre Dispositifs/Dislocations paru aux éditions Al Dante/Questions Théoriques en 2007. Âgé de 37 ans, il s’est fait connaître à la fin des années 1990 dans ce que l’on appelait déjà plus « les milieux d’avant-garde » pour des pièces de poésie digitale et sonore, entre autres animées par le principe du « sampling virus » défini par le musicien bruitiste Otomo Yoshihide. Confondant volontairement théorie et pratique littéraire, il a continué de s’intéresser aux phénomènes de perturbation et de mises en crise des phénomènes technologiques à travers l’information et à l’usage de ces derniers dans les arts plastiques et la musique. Il revient ici sur le destin du glitch dans la musique électronique depuis son apparition il y a une vingtaine d’années, tant du côté le plus expérimental et conceptuel que sur son versant plus pop, notamment occupé par le courant dit « micro-house » et par les anthologies Clicks & Cuts du label Mille Plateaux. Si son approche épistémologique et dialectique peut sembler aride, elle invite néanmoins à une sorte de décollage intellectuel. Une prise d’altitude qui, plutôt que de prendre les choses « de haut », convoque le pragmatisme américain ou la critique marxiste du post-modernisme pour mieux appréhender ces parasites sonores au rôle aussi politique qu’esthétique.

Francis Marmande - Love Cry, « le » free jazz n’existe pas
Francis Marmande a 70 ans, il écrit sur le jazz dans Le Monde depuis une quarantaine d’années. Il a également signé une vingtaine de livres, enseigne la philosophie à l’université et joue du jazz, notamment avec Jac Berrocal. Nous l’avons contacté car nous cherchions à publier quelque chose autour du free jazz. Plus précisément, autour de ce que ses auditeurs trouvent dans le free jazz, de la situation de cette musique dans le monde de l’écoute, et aussi des espèces de mystères que nous avions le sentiment que ses chantres – dont Marmande fait partie, qu’il le veuille ou non – semblent aimer entretenir.

Commandez votre exemplaire :

http://revue-audimat.fr

Vous pouvez également vous procurer votre exemplaire d’Audimat dans les points de vente suivants :

TOULOUSE
Librairie Ombres Blanches - 50 Carriera Leon Gambetta
Les Abattoirs - 76 allée Charles de Fitte (rupture de stock)

PARIS
Boutique Colette - 213 rue Saint Honoré (1er arrondissement)
Boutique Démocratie - 1 Rue de Turbigo (1er arrondissement)
Galerie Yvon Lambert - 108 rue Vieille du Temple (3ème arrondissement)
Librairie Comme un roman - 39 rue de Bretagne (3ème arrondissement)
Boutique de la Gaîté Lyrique - 3bis rue Papin (3ème arrondissement)
Librairie Ofr – 20 rue Dupetit-Thouars (3ème arrondissement)
Librairie Flammarion du Centre Pompidou - 19 rue Beaubourg (4ème arrondissement)
Librairie Tschann - 125 boulevard du Montparnasse (6ème arrondissement)
Disquaire Balades Sonores – 1 avenue Trudaine (9ème arrondissement)
Disquaire La Source - 46 rue Albert Thomas (10ème arrondissement)
L’international Records - 12 rue Moret (11ème arrondissement)
Disquaire Born Bad - 11 Rue Saint-Sabin (11ème arrondissement)
Disquaire Souffle Continu - 22/22 rue Gerbier (11ème arrondissement)
La Cinémathèque Française - 51 Rue de Bercy (12ème arr.)
Librairie Musicale Falado - 6 rue Léopold Robert (14ème arr.)
Librairie du Palais de Tokyo - 13 avenue du Président Wilson (16ème arrondissement)
Librairie Le monte en l’air - 2 rue de la Mare (20ème arrondissement)
Librairie de l’IRMA - 22 rue Soleillet (20ème arrondissement)

MARNE-LA-VALLÉE
Librairie Ecosphere - 25 rue Alfred Nobel

BORDEAUX
Librairie Mollat - 15 rue Vital Carles

MONTPELLIER
Librairie Sauramps - Le Triangle, allée Jules Mihau

PERPIGNAN
Librairie du FILAF - 4bis place Gretry

MARSEILLE
Librairie Maupetit - 142 La Canebière
Librairie L’Histoire de l’Oeil - 25 rue Fontange

LYON
Le Bal des Ardents - 17 rue Neuve
Sofa Records - 7 Rue d’Algérie
Le Tasse Livre - 1 rue Louis Vitet
Néon / Théophile’s Papers - 41 rue Burdeau

GRENOBLE
Le Magasin, Centre National d’Art Contemporain - Site Bouchayer-Viallet - 8 esplanade Andry-Farcy

STRASBOURG
Librairie Quai des Brumes - 120 Grand’Rue

LILLE
Besides Records - 47 Rue d’Amiens
Librairie Meura - 25 rue de Valmy

NANTES
Librairie Vent d’Ouest au Lieu Unique - 2 rue de la biscuiterie

CAEN

ORLEANS
Librairie Passion Culture - 1 rue des Halles

AMIENS
Disquaire Malle à Disques - 1 rue du Marché Lanselles

ANGERS
Librairie Contact - 3 rue Lepveu

POITIERS
Librairie de l’université - 34 Allée Champ Dinard - Migné-Auxances

TOURS
La boîte à livres - 19 Rue nationale

MONTREAL
Librairie Formats - 2 rue Sainte-Catherine Est

BRUXELLES
Librairie Filigranes - 39-40 avenue des Arts

GENEVE
Bongo Joe - 9 place des Augustins
Beck Books / Le Rameau d’Or - 17 bvd Georges-Favon

Toulouse les orgues

La basilique Saint Sernin, son orgue, des pièces de Philipp Glass, Arvo Pärt, Steeve Reich et puis surtout la création "Raver Stay With Me" de Plapla Pinky avec l’organiste Cindy Castillo où les anthems rave 90’s trouveront de nouveaux échos !

Dans le cadre de notre beau partenariat avec le festival Toulouse les Orgues et avec le soutien d’Europe Creative via la plateforme Shape, nous sommes heureux de vous présenter une nouvelle création qui mêle orgue et électronique.

Au programme : la rencontre fusionnelle du duo électronique français Plapla Pinky et de l’organiste belge Cindy Castillo. Les trois musiciens cherchent l’expérience acoustique totale : l’orgue, les murs, la réverbération. Ce sera RSWM, Raver Stay With Me, un dialogue entre la masse harmonique de l’orgue et son reflet électronique, tendance rave 90s ;)

A noter qu’en première partie l’organiste hollandais Berry van Berkum interprétera des pièces de Philipp Glass, Arvo Pärt, Steve Reich ...

@ Basilique Saint Sernin // Place Saint Sernin - Toulouse
20h30 // 17€

Facebook Event
Plapla Pinky rêvent d’un monde où l’on danserait sous MDMA sur du Bach ou du Monteverdi
Toulouse les orgues


Une production Toulouse les orgues
dans le cadre du projet européen Shape
www.shapeplatform.eu
Avec le soutien de l’Union Européenne (Creative Europe)

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T-Shirts & Affiches

Il nous reste quelques T-Shirts et affiches de cette année (et des précédentes éditions). Faites-vous plaisir :)




GRANDE AFFICHE 2015 (120x176 cm) - 20€ - A récupérer sur Toulouse

GRANDE AFFICHE 2014 (120x176 cm) - 20€ - A récupérer sur Toulouse



T-SHIRT 2015 Homme- 14€

Tailles disponibles
T-SHIRT 2015 Femme - 14€

Tailles disponibles


Tote Bag 2015 - 5€





T-SHIRT 2014 - 14€
Femme
100% Coton Jersey Peigné (115 Gr/M²) issu du commerce équitable. T-shirt Tunique avec manches courtes retroussées. Encolure dégagée. Jersey fin pour un tomber souple.Certifié Oeko-Tex® Standard 100 (ne contient aucune substance nocive). Impression faite à Paris.

Homme
100% Coton jersey issu de l´Agriculture Biologique (155 Gr/M²) selon les normes du Global Organic Textile Standard (GOTS), et certifié par Control Union et Soil Association Certifications. Empreinte carbone réduite de 90% (CO2) certifié par le Carbon Trust. Impression faite à Paris.



Retrait / envoi colis suivi
Tailles / sexe


T-SHIRT 2013 - 10€


Tailles disponibles


Tailles disponibles


T-SHIRT 2012 - 10€


Tailles disponibles

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Tailles disponibles


T-SHIRT 2011 - 10€


Tailles disponibles

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Tailles disponibles
Les rencontres Futurism

Les rencontres Futurism explorent les nouvelles pratiques de la musique, toutes les musiques et toutes les pratiques. Du solfège, à la construction de guitares, en passant par le code, la MAO ou bien encore les synthétiseurs analogiques.

Les rencontres Futurism : comment fabrique-t-on la musique en 2015 ?

Vous êtes musicien, amateur éclairé, inventeur enthousiaste, luthier géotrouvetou, bidouilleurs de sons, compositeur de musique de chambre ? Vous aimez tester de nouvelles technologies, hacker/modifier vos instruments, découvrir de nouvelles interfaces musicales, comprendre tous les secrets des logiciels de MAO ? Vous cherchez à nourrir votre appétit d’expérimentation sonore ?

Pour cette troisième édition, Futurism vous propose de mettre la main à la pâte avec un ensemble d’ateliers interactifs, d’animations et de conférences rassemblant musiciens, makers, hackers, startups, ingénieurs et autres créateurs curieux afin qu’ensemble, vous puissiez échanger savoirs et projets explorant la fabrication musicale innovante. Temps-fort de partage à l’ombre des tilleuls toulousains, ce laboratoire musical vous permettra de passer du #DIWO (Do it with others) au #DIY (Do it yourself).


PROGRAMME 2015

Samedi 27 juin

Ateliers :

14h-17h30 – Atelier DIY fabrication d’instruments à cordes : vous voulez apprendre comment fabriquer votre propre guitare ? Vous aimeriez concevoir un instrument unique et innovant ? Venez fabriquer un Triochord ou un Homeswinger avec le Luthier de Lee Renaldo ou Liars : Yuri Landman.
Attention, places limitées, inscrivez-vous dès à présent en envoyant un email à beata chez les-siestes-electroniques.com
Triochord - 40 € - http://issuu.com/yurilandman/docs/b...
Homeswinger - 125€ - https://www.youtube.com/watch?v=6db...

Débats et présentations :

14h-15h30 – Développez votre oreille musicale avec Méludia ! Animation interactive explorant l’importance de l’ouïe dans la composition musicale : Comment affiner ses capacités de création musicale de façon intuitive ? Venez expérimenter et sensibiliser votre oreille avec le fondateur de Méludia, plateforme interactive d’apprentissage musical en ligne.

14h-16h – Music Hacking made in Toulouse : Installations interactives musicales explorant la composition musicale au croisement des nouvelles technologies. En partenariat avec les membres de Mix’art Myrys
- Atelier Stick’em up – 10 contrôleurs de jeu vidéo recyclés en instruments de musique pour un moment de création musicale participative et éphémère !
- Le Pianoptique, dispositif permettant de faire de la musique via l’analyse d’un flux vidéo et la lecture de peintures.
- Le Wood Beat Block, platine vinyl hackée.

16h-17h30 – Music Hacking et Music Making ? Talk et discussion ouverte : Qu’est-ce que le hacking apporte aux musiciens ? Comment concrétiser un espace dédié aux musiciens makers et hackers à Toulouse ? Partage de l’expérience du fondateur du London Music Hackspace, Jean Baptiste Thiebaut et des fondateurs du FabLab de Toulouse, Artilect.

Dimanche 28 juin

Ateliers :

14h-17h30 – Atelier DIY fabrication de synthétiseurs : Loïc Obrié, music maker et bidouilleur passionné vous initie à l’électronique et vous accompagne pour fabriquer votre propre Synthétiseur ! Fabriquez au choix, un Nébulophone, synthétiseur Bleeplab hybride (synthèse digitale et filtre analogique), ou un Bleepdrum (boîte à rythmes).
Attention, places limitées, inscrivez-vous dès à présent en envoyant un email à beata chez les-siestes-electroniques.com
Nébulophone - 60 € - https://www.youtube.com/watch?v=ClC...
Bleepdrum - 65€ - https://www.youtube.com/watch?v=RIn...

15h–17h30 – Atelier Ableton : venez mettre la main à la pâte pour apprendre à produire votre propre musique électronique. Prise et traitement de sons, construction rythmique et mélodique, utilisation d’effets audio.
Gratuit et libre d’accès.

Débats et présentations :

14h-15h – Code & musique, un flot de possibilités : Faire de la musique avec les ordinateurs est possible depuis les débuts des années 60. Aujourd’hui ces possibilités sont ouvertes à tous. Avec l’apprentissage du code, il est 100 fois plus facile d’expérimenter, car le droit à l’échec est infini : pas de matos à griller en cas de ratage, on peut toujours retoucher facilement ce qu’on a fait, réutiliser, partager avec les autres, faire évoluer au sein d’une communauté. Présentation des possibilités actuelles avec Jean-Baptiste Dusseaut.

14h00-15h30 – Musique électronique, inventer au-delà de l’ordinateur : Jackson and His Computerband, ou Jackson de son prénom, artiste de musique électronique IDM vous ouvre les portes de son univers créatif : inventeur de ses propres instruments, il viendra témoigner de son exploration sonore DIY, histoire de vous faire repartir la tête pleines d’idées pour approfondir votre propre expérience de composition musicale.

16H00-17h30 – Play the world with Mogees ! Installation sonore interactive, Mogees permet de transformer n’importe quelle surface en instrument de musique ! Laissez libre court à votre créativité et venez expérimenter avec son inventeur, Bruno Zamborlin.

15h00-17h30 – Audio-Meetup
Thématique : Sound design et synthèse sonore, la création audio au croisement de l’innovation numérique.
Rassemblement de la communauté toulousaine investie dans le sound design

Les Siestes à Paris

5ème édition déjà pour notre édition parisienne en partenariat avec le Musée du quai Branly. Une édition parisienne où l’on retrouve notre "recette" (gratuité, plein-air, exigence artistique, décontraction) mais où la richesse du contenu sonore est sans égale, les musiciens s’inspirant des collections audio du Musée.

Toujours dans un esprit d’aventure, cette édition spéciale des Siestes Électroniques permet à la fois de valoriser la réserve musicale du musée, de la rendre accessible au grand public, mais aussi d’amener des artistes à renouveler leurs pratiques de création, leurs sources d’inspiration, au moyen d’un répertoire original.

Artistiquement, nous retrouverons à Paris des figures parfois plus connus que ceux que nous avons pu programmer par le passé, ils ont ardemment souhaité participer à cette aventure sonore. Ils côtoieront des noms moins identifiés dans une même quête de découverte musicale.

DIMANCHE 5 JUILLET 2015
Théâtre de verdure du Musée du quai Branly - 0€ - 16h x 18h

16h Aïsha Devi - live
17h Eric Chenaux - live
DIMANCHE 12 JUILLET 2015
Théâtre de verdure du Musée du quai Branly - 0€ - 16h x 18h

16h Stephen O’Malley - dj set
17h Jéricho - live
DIMANCHE 19 JUILLET 2015
Théâtre de verdure du Musée du quai Branly - 0€ - 16h x 18h

16h Aymeric de Tapol - live
17h Animalsons - dj set
DIMANCHE 26 JUILLET 2015
Théâtre de verdure du Musée du quai Branly - 0€ - 16h x 18h

16h Ed Wreck - dj set
17h Para One - dj set
DIMANCHE 2 AOÛT 2015
Théâtre de verdure du Musée du quai Branly - 0€ - 16h x 18h

16h Zaltan - dj set
17h Frànçois and The Atlas Mountains - live

ATTENTION : Tous nos concerts sont gratuits mais devant l’engouement suscité par l’événement, chaque date sera accessible uniquement sur présentation d’une invitation. Pour tenter d’obtenir la vôtre (personnelle et non cessible, valable pour deux personnes), il faut vous pré-inscrire sur le site du Musée du quai Branly, tous les laundi précédant chaque session (à partir de 10h). Les premiers inscrits, dans la limite des places disponibles, recevront dans les jours qui suivent leurs entrées par email.

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Pourquoi nous n’annonçons pas notre prog à Toulouse

Mais qu’est-ce que c’est que cette nouvelle lubie ?

Notre public nous témoigne depuis toujours une confiance qui nous honore. Aussi, afin de rendre hommage à son audace, son esprit de découverte et sa curiosité jamais démentie, nous avons cette année décidé de ne pas annoncer notre programmation.

Le succès du festival n’a jamais reposé sur ses têtes d’affiche mais sur la densité du lien qui s’est installé entre le public et Les Siestes Électroniques. Le public se déplace jusqu’à notre manifestation pour son cadre d’écoute, privilégié, et son contenu, exigeant. Soyons à la hauteur de cette confiance que nous espérons aveugle.

Ce n’est pas tant le secret qui nous excite ici, certains artistes communiqueront sur leur venue à Toulouse et ils auront raison de le faire, mais plus le défi d’attirer encore plus de monde à nos concerts sans jouer le jeu du line-up malin, qui, s’il ne fut jamais racoleur aux Siestes Électroniques, doit toujours composer avec l’air du temps et son corollaire, la hype.

Nous souhaitons donc signifier à toute personne qui prendra connaissance de ce texte que Les Siestes Électroniques sont d’abord et avant tout une invitation à la surprise, à l’émotion, parfois à la déstabilisation, à vivre l’expérience « festival » pour la motivation suivante : l’excitation de la découverte d’une musique inconnue qui, peut-être, nous deviendra intime.

MERCREDI 24 JUIN 2015
CINEMA - 4€ - L’Utopia

22h00 Projection du documentaire "Baltimore, Where You At ?"
JEUDI 25 JUIN 2015
CONCERT GRATUIT EN PLEIN-AIR - 0€ - Jardin Compans-Caffarelli

19h Artiste 01
20h Artiste 02
VENDREDI 26 JUIN 2015
CONCERT GRATUIT EN PLEIN-AIR - 0€ - Jardin Compans-Caffarelli

19h Artiste 03
20h Artiste 04
SAMEDI 27 JUIN 2015
CONCERT GRATUIT EN PLEIN-AIR - 0€ - Jardin Compans-Caffarelli

14h30 Rencontres Futurism
17h30 Artiste 05
18h30 Artiste 06
19h30 Artiste 07
20h30 Artiste 08
DIMANCHE 28 JUIN 2015
CONCERT GRATUIT EN PLEIN-AIR - 0€ - Jardin Compans-Caffarelli

14h30 Rencontres Futurism
17h30 Artiste 09
18h30 Artiste 10
19h30 Artiste 11
20h30 Artiste 12

Facebook Event

Les Siestes dans les musées parisiens

Les Siestes sont heureuses de vous présenter un nouvel événement parisiens en partenariat avec Paris Musées. Le week-end du 24 et 25 janvier, dans 8 des musées de la Ville de Paris, Les Siestes invitent musiciens, graphistes, auteurs de bande-dessinées, vidéastes à revisiter les collections.


Pour égayer le week-end le plus triste de l’année, Paris Musées et Les Siestes Electroniques vous proposent un programme complet de réjouissances.


Mauvais temps, déprime post-Noël, salaire du mois pas encore tombé, résolutions de la nouvelle année déjà non tenues … fin janvier, au cœur de l’hiver, c’est dur et on s’ennuie fermement car l’offre culturelle y est particulièrement chiche.

Nous avons donc décidé d’inverser la tendance, de ne pas sombrer dans la sinistrose ambiante — un sport national pourtant — et de positiver au maximum en cette période grincheuse !

Dans chacun des 8 musées de la Ville de Paris, un artiste contemporain « ré-active » les lieux et collections en jouant sur l’imaginaire associé à chacun d’eux et en proposant un regard différent et stimulant.

Le programme en un clin d’œil

Samedi 24 et dimanche 25 janvier
Accès gratuit !
Attention, les jauges sont parfois très petite, il faudra peut-être être patients.

- Musée d’Art Moderne : concerts + projections de films d’art vidéo de la collection du musée (toutes les heures, de 14 h à 18 h)

Samedi 24 janvier

13:30 : entrée du public
14:00 - 14:40 : Guillaume Teyssier (Live)
14:40 - 15:00 : Sélection de vidéos issues des collections du Musée d’art moderne
Ange LECCIA - Sabatina 1996 (15’)
15:00 - 15:40 : Maestro (Live)
15:40 - 16:00 : Sélection de vidéos issues des collections du Musée d’art moderne
Cao FEI - Cosplayers 2004 (9’)
Dominique GONZALEZ-FOERSTER - Atomic Park 2004 (8’48’’)
16:00 - 16:40 : Guest surprise (Live)
16:40 - 17:00 : Sélection de vidéos issues des collections du Musée d’art moderne
Camille HENROT - Film spatial Exploration de l’appartement de Yona Friedman 2007 ( 11’42’’)
17:00 - 17:40 : Joakim (Live)

Dimanche 25 janvier

13 :30 : entrée du public
14:00 - 14:30 : Discipline (Live)
14:30 - 14:50 : Sélection de vidéos issues des collections du Musée d’art moderne
Peter FISCHLI, David WEISS - Der lauf der Dinge (première partie)- 1987 (14’02)
14:50 - 15:30 : Krikor (Live)
15:30 - 15:50 : Sélection de vidéos issues des collections du Musée d’art moderne
Peter FISCHLI, David WEISS - Der lauf der Dinge (euxième partie)- 1987 (12’33)
Gérard FROMANGER (réalisation Jean-Luc Godard) - Rouge 1 - 1968 (2’45’’)
15:50 - 16:40 : Tigersushi All Stars play In C de Terry Rilley (Live)
16:40 - 17:00 : Sélection vidéos
Sabrina Ratté - The Land Behind - 2013 (4’56)
Sabrina Ratté - Activated Memory I - 2011 (6’28)
Sabrina Ratté - Activated Memory II - 2011 (4’07)
17:00 - 17:40 : Tigersushi All Stars play Impro (Live)

- Maison Balzac : exposition de Pierre Vanni sur Balzac et les excitants modernes (ouverture de 10 h à 18 h)

- Maison Hugo : bande-dessinée collector de Léon Maret en libre service (ouverture de 10 h à 18 h)

- Musée de la Vie Romantique : écoute en avant-première du nouvel album de Chilly Gonzales (à 14h30, 15h30 et 16h30)

- Musée Cognacq-Jay : écoute d’une pièce sonore de Raphaël Hénard (Plapla Pinky) sur le sensualisme + exposition Christian Lacroix (ouverture de 10 h à 18 h)

- Musée Cernuschi : exposition des dessins artistiques de Li Kunwu, auteur chinois de bande-dessinées (ouverture de 10 h à 18 h)

- Musée Carnavalet : projection d’une vidéo de Mehdi Meddaci librement inspirée de la révolution française (ouverture de 10 h à 18 h)

- Petit Palais : concert in situ du cœur contemporain Les Cris de Paris (interprétation du Miserere d’Allegri à 14h, 14h30, 15h, 15h30, 16h, 16h30)

Les Siestes à Clichy-sous-bois

Dans le cadre de notre partenariat avec le musée du Quai Branly, les Siestes Electroniques s’installent à Clichy-sous-bois le dimanche 30 novembre. Comme à notre habitude, les musiciens invités iront puiser dans le fonds sonore du musée pour une création musicale originale. Avec Sam Tiba et Animalsons.

Sam Tiba cherche pour ses mixs à produire l’émerveillement, la surprise, la griserie du nouveau. Et c’est pour cette raison qu’il peut aussi bien s’intéresser à de la techno qu’au « Clavier Bien Tempéré » de Bach, en passant par les musiques non occidentales.

Animalsons, est compositeur, arrangeur, et producteur. Il s’est illustré notamment en tant que producteur auprès de nombreux artistes hip hop dont Booba, La Fouine et Joey Starr.

Dimanche 30 novembre 2014 | 15 h - 17 h
La fontaine aux images | Clichy-sous-bois
Entrée libre et gratuite

Nouvelle création

A partir de l’orgue de l’église de la Dalbade à Toulouse. Création confiée au duo Saaad. En partenariat avec le festival Toulouse les orgues.

Les festivals Toulouse les Orgues et Les Siestes Electroniques s’associent et invitent le duo Saåad à travailler à partir des sonorités enregistrées de l’orgue de l’église de la Dalbade.

La musique de Saåad tourne autour de la notion de réminiscence : musique de souvenirs ou souvenirs de musique, plages sonores jouant d’un état hypnagogique propice à l’introspection. Les contours de la musique de Saåad flottent et évoquent plus qu’ils ne pointent précisément, laissant notre esprit divaguer entre images couleur sépia d’instants heureux et évocations brouillées de moments vaguement inquiétants. La musique de Saåad constitue ainsi bien souvent un projet global qui, au-delà de la musique, recoupe une certaine mythologie, des temps et des lieux très précis ainsi qu’une imagerie savante et ésotérique. La personnalité du fondateur de Saåad, Romain Barbot, par ailleurs graphiste, sérigrapheur et photographe, n’est certainement pas anodine à cette volonté d’en-glober la musique dans un ensemble plus vaste. Ce besoin de préciser le contexte de production de la musique, la musique devenant une trace, une preuve archivable d’un temps passé, a ainsi constitué une aptitude particulièrement adéquate pour le projet que nous vous présentons aujourd’hui. Lors d’une session d’enregistrement unique, fin juin, les Saåad ont investi l’église de la Dalbade, exploré et samplé les sons, l’âme de ce magnifique orgue Puget. Appréhension de l’objet sonore, domptage de sa puissance, compréhension de ses subtilités, râles, retranchements et moments d’illumination : c’est à la réminiscence de cette session de jeu collectif et à la réinterprétation contemporaine, charnelle et iconoclaste, de cette pièce remarquable de notre patrimoine instrumental que nous vous convions.

Samedi 11 octobre, 19h00
@ Hôtel-Dieu Saint-Jacques, Salle des Colonnes
19h > 20h (soyez à l’heure !)

Tarif : 8 €
Etudiants, demandeurs d’emploi & jeunes 11-18 ans : 5 €
Gratuit pour les enfants de moins de 11 ans

Les Siestes au Vietnam

Il y a un an, nous étions excités comme des puces à l’idée d’aller au Vietnam faire nos kakous. Ce voyage fut une expédition, une aventure, avec son lot de déboires, de surprises et de moments inouïs. Il fut également l’occasion d’un gros travail de recherche et de belles rencontres. Nous avons voulus rendre compte de tout cela dans le très riche webdoc que voici.

Les Siestes sont finies

Nos éditions toulousaine et parisienne sont désormais terminées et nous tenons à vous remercier pour la qualité de votre écoute. C’est un facteur très important pour un festival dont on ne parle, malheureusement, pas assez.

On les sentait bien ces éditions, la 13ème à Toulouse et la 4ème à Paris. On est en pleine maturité, comme on dit. On était serein. Tout s’enchaînait bien ... et puis il y a eu les alertes météo, les rafales de vent, la pluie torrentielle ... à Toulouse comme à Paris ... et pourtant, nos deux éditions 2014 resteront certainement dans les annales comme les plus jouissives de ces dernières années, comme quoi l’esprit humain peut parfois être particulièrement retors !

Nous ne savons pas combien vous étiez exactement, nous ne comptons pas, peu importe le nombre, mais ce qui est sûr c’est que vous avez été très nombreux à nous faire part de votre grand enthousiasme pour la programmation de cette année. Et là est bien l’essentiel. Une belle programmation, de bons concerts, un public heureux et généreux. Une belle alchimie qui font les grandes années. Merci, festivaliers, de nous avoir accordé votre confiance aveugle, une fois de plus. On a encore été impressionné par votre curiosité et votre attention (et pourtant on ne vous a pas épargné des formes parfois très aventureuses) ! Nous espérons vous avoir ainsi donné suffisamment de plaisir pour patienter jusqu’à l’année prochaine ;)

La revue Audimat

Le prochain numéro de notre revue de critique musicale Audimat est désormais disponible. A son sommaire : Drake, Rihanna, la house de Chicago, le thrash rap des Ruff Ryders, l’heure de gloire du CD, l’EDM aux USA et une petite histoire de la caisse claire !

Mark Fisher - Le spleen de l’argent chez Drake
Si vous n’avez jamais ressenti une profonde mélancolie à l’écoute d’un refrain RnB ultra hédoniste, vous manquez peut-être quelque chose de l’époque. Depuis quelques années, une sorte de « spleen de l’argent » gagne une partie du rap américain. Universitaire britannique et collaborateur de la revue The Wire, Mark Fisher y voit une nouvelle étape dans l’histoire du gangsta-rap, en même temps qu’une manière de révéler les limites d’une idéologie du capitalisme comme unique modèle de société raisonnable (le « Capitalist Realism », du nom de son ouvrage paru en 2009 chez Zero Books).

John Seabrook - Inside Rihanna
John Seabrook écrit régulièrement sur les faits remarquables de la pop culture pour le New Yorker. Dans cet article initialement paru en 2012 dans les pages de l’hebdomadaire, sous le titre « The Song Machine », il s’intéresse à la fabrication des tubes de Rihanna, réalisés conjointement par le duo de producteurs à succès Stargate et une auteur-compositrice d’un nouveau genre, Esther Dean, mettant en lumière une singulière division du travail en studio.
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Julien Morel - Trash metal noir : les Ruff Ryders
Le son « jiggy » des Ruff Ryders, belliqueux mais plastique et contre-intuitif au point d’en être presque crispant, a marqué le rap américain au tournant du XXIe siècle avant de s’évaporer sans que beaucoup ne le regrettent. Très confidentielle dans l’Hexagone, cette musique est pourtant restée imprimée dans les oreilles du rap-nerd adolescent qu’était à l’époque Julien Morel, aujourd’hui rédacteur en chef de Vice France. Il revient sur cette trouble épiphanie sonore et visuelle, qu’il avait alors absorbée comme une forme noire-américaine du trash metal des années 80.
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La Fougère - Quelques idées reçues sur l’histoire de la house
La Fougère a étudié aux Beaux-Arts de Bordeaux, puis à l’EHESS où il a travaillé sur la question de la fabrication des savoirs et des normes esthétiques, en particulier du point de vue de la sociologie des sciences et de l’iconologie. Il a tenu pendant deux ans la rubrique « Distant Planet » consacrée aux musiques électroniques dans le magazine Vice France et sa connaissance des disques de la house de Chicago a quelque chose d’intimidant. Il revient pour nous sur la série de malentendus qui a accompagné la mise en discours des musiques électroniques de danse, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France. À l’heure où la revendication des origines prend des dimensions spectaculaires dans les scènes techno et house, une petite « archéo-critique » était nécessaire.
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Gérôme Guibert - Quand le vinyle était soldé et le CD roi
On entend beaucoup parler du streaming comme s’il représentait la fin d’une histoire des « supports » de la musique. Pour quelqu’un qui a grandi dans les années 1980, le côté hyperbolique de ces discours a un air de déjà-vu. Gérôme Guibert, sociologue de la culture, directeur de publication de la revue Volume !, ancien contributeur des zines Kerosene, Abus Dangereux et Les Hommes du Président, et pigiste chez Magic RPM depuis un bon moment, fait partie de cette génération. Alors que l’on dit souvent que le CD a remplacé le vinyle entre 1982 et 1983, Gérôme Guibert témoigne des hésitations et des conflits qui séparèrent l’invention de l’appropriation.

Olivier Lamm - Petite histoire de la caisse claire dans la musique pop
Co-rédacteur en chef de The Drone, Olivier Lamm guette les moindres soubresauts des musiques pop jusque dans leurs points de rupture, en les considérant comme une dynamique de formes avant tout. Si l’on en croit cet article dont le parcours au coup de coeur va de Richard Strauss à Four Tet, la snare drum (la caisse claire) est de ces détails diaboliques qui concentrent l’inouï en même temps qu’ils permettent de relire l’histoire.
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Simon Reynolds - L’âge Vegas de la rave : l’EDM aux États-Unis
En 1998, Simon Reynolds publie son ouvrage Energy Flash, en référence au morceau de Joey Beltram et aux effets de l’ecstasy. Le livre documente précisément la progression des scènes de dance music aux États-Unis et au Royaume-Uni dans les années 1990. Il reflète le choc formel et générationnel que tout un complexe esthétique représente pour le rock-critic que Reynolds est encore. Energy Flash est donc le récit d’une conversion. Guidé par le caractère novateur des courants électroniques, le journaliste britannique se construit une certaine idée de leur dimension émancipatrice. Ses récents textes comme l’ouvrage Retromania ou l’article sur « la Fin du Futur » dans le numéro 0 d’Audimat, résonnent comme des exercices de deuil à cet égard.
Au début des années 2010, alors que la fin de cette histoire de la musique électronique comme avant-garde semble entendue, quelque chose d’assez inattendu se produit aux États-Unis. Des artistes qui se présentent sous le mode du « producteur » électronique, revendiquant la science du studio et les concerts sans musiciens, parviennent à y trouver une notoriété mainstream. Ils le font d’une manière particulièrement bruyante et presque « scandaleuse ». La musique, l’imagerie et les styles de vie qui l’accompagnent, rappellent ainsi en partie les aspects « hardcore » et choquants que Reynolds avait pu valoriser à propos de l’éphémère et confidentielle scène rave américaine.
Le texte qui suit révèle donc tout le paradoxe du phénomène associé aux noms de Skrillex, Deadmau5, et plus souvent des « méga-festivals » comme Ultra, à mi-chemin de la rave et du grand spectacle façon Las Vegas. Comme un cadeau empoisonné pour les esthètes de cette génération, ce phénomène répète l’histoire sous une forme contradictoire, à la fois euphorique et grimaçante. Il semble manifester de manière spectaculaire un passage de générations, et par conséquent la persistance d’un potentiel dans certaines coordonnées de base de la rave. En même temps, il défait un certain nombre des repères de ce que « l’Electronic Dance Music » avait représentée pour la génération précédente. Avec ce nouveau chapitre de la réédition d’Energy Flash, qui cherche à rendre compte de la montée de ce « mouvement » au début de 2012, Simon Reynolds s’explique donc implicitement avec une décennie d’engagements comme rock-critic.

Commander votre exemplaire ci-dessous :

Vous pouvez également vous procurer votre exemplaire d’Audimat dans les points de vente suivants :

TOULOUSE
Librairie Ombres Blanches - 50 Carriera Leon Gambetta
Les Abattoirs - 76 allée Charles de Fitte

PARIS
Colette - 213 rue Saint Honoré (1er arrondissement)
Galerie Yvon Lambert - 108 rue Vieille du Temple (3ème arrondissement)
Librairie Comme un roman - 39 rue de Bretagne (3ème arrondissement)
Boutique de la Gaîté Lyrique - 3bis rue Papin (3ème arrondissement)
Librairie Ofr – 20 rue Dupetit-Thouars (3ème arrondissement)
Librairie Flammarion du Centre Pompidou - 19 rue Beaubourg (4ème arrondissement)
Boutique Démocratie - 14 boulevard Saint-Michel (6ème arrondissement)
Disquaire Balades Sonores – 1 avenue Trudaine (9ème arrondissement)
Disquaire La Source - 46 rue Albert Thomas (10ème arrondissement)
L’international Records - 12 rue Moret (11ème arrondissement)
Librairie Le monte en l’air - 2 rue de la Mare (20ème arrondissement)
Librairie de l’IRMA - 22 rue Soleillet (20ème arrondissement)

BORDEAUX
Librairie Mollat - 15 rue Vital Carles
CAPC - 7 rue Ferrere

MONTPELLIER
Librairie Sauramps - Le Triangle, allée Jules Mihau

RENNES
Blind Spot / Les angles morts - 32 rue Poullain Duparc

NANTES
Librairie Vent d’Ouest au Lieu Unique - 2 rue de la biscuiterie

STRASBOURG
Librairie Quai des Brumes - 120 Grand’Rue

MARSEILLE
Techné - 61 rue Jean de Bernardy
Librairie Maupetit - 142 La Canebière

LYON
Le Bal des Ardents - 17 rue Neuve

SAINT-ETIENNE
Librairie Lune & l’Autre - 19 rue Pierre Bérard

METZ
Au Carrée des Bulles - 19 rue de la Fontaine

PERPIGNAN
Torcatis - 10 rue Mailly

BESANCON
Les Sandales d’Empédocle - 95 Grande Rue

NIMES
Goyard - 34 boulevard Victor Hugo

LIMOGES
Librairie Page et Plume - 4 place de la motte

AIX EN PROVENCE
Librairie Vents du Sud - 7 rue maréchal Foch

CAEN
Librairie Au brouillon de culture - 29 rue saint sauveur

ROUBAIX
Librairie Les Lisières – 32 Grand Place

ALENÇON
Librairie Le Passage – 10 rue du Jeudi

ORLEANS
Librairie Passion Culture - 1 rue des Halles

MONACO
Nouveau Musée National de Monaco - 17 avenue Princesse-Grace + 56 boulevard du Jardin Exotique

MONTREAL
Librairie Formats - 2 rue Sainte-Catherine Est

BRUXELLES
Librairie Filigranes - 39-40 avenue des Arts
Theophile’s Papers - 292 chaussée d’Alsemberg

ZURICH
Beck Books – Gasometerstrasse 32

GENEVE
Bongo Joe - 9 place des Augustins

Les rencontres Futurism

Futurism est un moment privilégié pour échanger autour de la musique aujourd’hui, de sa fabrication, de ses aspects esthétiques, économiques comme sociétaux. Ateliers, débats, démos... le tout gratuit, à l’ombre des arbres, pourquoi pas pieds nus, un café à la main...

Les rencontres Futurism * samedi 28 & dimanche 29 juin 2014 * de 14h30 à 17h30 au Jardin Compans-Caffarelli * gratuit

Soyons clairs : Les Siestes Électroniques ne sont pas un festival dédié aux arts numériques. Pourtant Les Siestes Électroniques expriment indéniablement et participent pleinement du tournant numérique effectué à partir des 90’s. Une « révolution » qui ne nous intéresse pas tant pour ses seuls développements technologiques que pour son impact sociétal et notamment son rôle dans l’autonomisation des personnes, son effet d’entrainement sur ce que nous pourrions appeler la massification de l’underground et donc son influence déterminante quant à une plus grande propension de nos concitoyens à être créatifs, à partager et à diffuser facilement leurs œuvres d’esprit.

Les Siestes Electroniques organisent donc un panel de discussions, d’ateliers de présentation, de pratique et d’expérimentation à destination des amateurs comme des professionnels, adultes comme enfants. Attention, il ne s’agit pas d’un salon professionnel (ou d’une garderie) mais d’une agora, un lieu de rassemblement où les savoirs circulent librement, passent de mains en mains. Ces échanges de pair à pair ont pour objectif de réunir et faire discuter les pro, les passionnés, les amateurs de musique et le quidam pour que tout à chacun puisse bénéficier de l’expérience et du savoir faire de son “voisin”.

- PROGRAMME 2014

samedi 28 juin dimanche 29 juin

14h30 : Accueil des participants et présentation du drawbot

14h30 : Accueil des participants et présentation du drawbot
Scène 1

15h : Retour d’expérience : La réalité économique d’un label indé aujourd’hui
16h : Présentation : le service BuzzMyMusic
Scène 1

15h : Débat : culture libre et droits d’auteurs
16h : Atelier : montage du stylo audio Drawdio
Scène 2

15h : Débat : DIY et apprentissage empirique dans les musiques expérimentales
16h : Débat : la fin de la subversion dans les musiques actuelles ?
Scène 2

15h : Retour d’expérience : la visualisation du son
16h : Présentation : les objets sonores interactifs Phonotonic
Scène 3

15h : Atelier de pratique musicale : le remix
16h : Atelier de pratique musicale : le remix
Scène 3

15h : Atelier de pratique musicale : Patchblock
16h : Atelier de pratique musicale : Patchblock
Scène 4

16h30 : Test de la version bêta de l’installation sonore interactive Hamelin
Scène 4

16h30 : Test de la version bêta de l’installation sonore interactive Hamelin

17h : Keynote : les nouveaux formats d’événement co-créatifs

17h : Keynote : création musicale et artisanat logiciel


- Descriptif sessions

Samedi 28 et dimanche 29 juin - 14h30 - Drawbot
Partager les savoirs, laisser circuler librement les techniques, étendre le champs des possibles grâce au numérique, autant de principes qui s’appliquent à la création musicale aussi bien qu’à la création graphique. C’est dans cet esprit de partage et de bidouillage collectif qu’est né le drawbot. Grâce à ce traceur vertical, artisanal autant que technologique, la communication visuelle de Futurism devient performative et l’objet unique se multiplie.

Animé par Florence Grosse Florence est une jeune graphiste étudiante à l’école des Beaux-Arts de Nancy.

Samedi 28 juin - 15h - La réalité économique d’un label indé aujourd’hui
L’industrie musicale connait une crise durable et majeure. Le label (ou maison de disques) demeure au centre de l’échiquier, il agit ou inter-agit avec l’ensemble des professions du secteur, artiste bien sûr, mais également distributeur (physique et numérique), médias, éditeur musical, entrepreneur de spectacle, etc...etc....Cette position centrale, lié à un contexte économique fragile, amène certaines structures à diversifier leurs activités. Do It Youself inefficace ou véritable choix positif ? Une trop grande diversification peut être engendrer une non rentabilité ? Soit devenir "touche à tout" au détriment d’approfondir durablement les sujets. A travers l’émergence de fédérations régionales et, pour la région Aquitaine, de l’exemple concret de la Feppia, quel avenir pour la filière ?

Animé par Sean Bouchard
Éditeur musical, entrepreneur de spectacles, fondateur et directeur artistique du label indépendant Talitres (2000 >> 2014), membre fondateur et trésorier de la Feppia (Fédération des Editieurs et Producteurs Phonographiques Indépendants d’Aquitaine).

Samedi 28 juin - 16h - BuzzMyMusic
Gratuit et illimité, BuzzMyMusic propose 3 avantages concrets aux musiciens :
1 - Être accompagnés pédagogiquement depuis leur espace privé, pour apprendre à mieux utiliser les réseaux sociaux via des tutoriels vidéo, des articles et des interviews de professionnels de la musique.
2 - Rassembler leurs réseaux sociaux en un seul et même endroit, diffusant toutes leurs informations et permettant de faire leur auto-promotion.
3 - Mettre gratuitement l’un de leurs titres en vente sur iTunes, Deezer, Spotify et les services de téléchargement et de streaming.

Animé par Tony Chapelle
Musicien et passionné de musique, Tony Chapelle a occupé des fonctions marketing et commerciales à la FNAC, Virgin Mégastore, EMI Music France et Sony Music France avant de co-fonder Opendisc. Il est aujourd’hui consultant formateur, expert en stratégie digitale, marketing et management 2.0. Il est l’auteur et le fondateur de BuzzMyMusic.

Samedi 28 juin - 15h - DIY et apprentissage empirique dans les musiques expérimentales
Alors que les pratiques semblent se multiplier dans le cadre d’expérimentations et d’improvisations produisant de nouvelles formes musicales (noise, field recording, live electronics, drone, ambient…), nous présenterons en quoi ces pratiques relèvent d’une approche empiriste, où chacun s’approprie les outils et styles préexistants, fabrique et détourne des instruments pour finalement produire une musique singulière. Toutes ces approches impliquent une logique de médiation en lien avec les différents types de pratique, de transmission des œuvres émergentes, par les artistes eux-mêmes ou des structures les programmant, à travers des ateliers sur place ou des dispositifs utilisant le régime numérique. Des exemples sonores et multimédia illustreront le propos et apporteront des éléments explicatifs de l’émergence DIY d’instruments fabriqués et/ou "bendés" dans le cadre des musiques expérimentales et développent ainsi une émancipation des artistes et auditeurs.

Animé par Nicolas Debade
Nicolas Debade est doctorant en sciences des arts/sociologie, sous la direction de Sylvia Girel (LESA, Aix Marseille Université) et Philippe Le Guern (CAPHI, Université de Nantes). Il est également chargé de Recherche, développement et médiation au GRIM, scène musicale de montévidéo, à Marseille sous convention CIFRE. Son domaine de recherche est principalement axé autour des musiques expérimentales et improvisées, avec une approche complémentaire en rapport à l’innovation, la transversalité, les nouvelles technologies, le régime numérique et la médiation culturelle. Il est membre du comité de rédaction de la revue internationale TACET autour des musiques expérimentales. De plus, il anime une émission mensuelle intitulée « Désexpérimental » sur Radio Grenouille et participe à différents projets musicaux.

Samedi 28 juin - 16h - la fin de la subversion dans les musiques actuelles ?
Dans leur livre "révolte consommée, le mythe de la contre-culture", Joseph Heath et Andrew Potter écrivent ceci : "Voici une courte liste de choses qui, au cours des 50 dernières années, ont été considérées comme extrêmement subversive : fumer, les cheveux longs pour les hommes, les cheveux courts pour les femmes, la barbe, la minijupe, le bikini, l’héroïne, le jazz, le rock, le punk, le reggae, le rap, les tatouages, les graffitis, le surf, le scooter, le piercing, ne pas porter de soutien-gorge, l’homosexualité, la majiruana, les vêtements déchirés, le gel coiffant, la coupe mohawk, la coupe afro, la contraception, les post-modernisme, les pantalons en tissus écossais, les légumes biologiques, les bottes militaires, le sexe interracial. De nos jours, on peut trouver tous les éléments de cette liste dans un vidéoclip de Britney Spears (à l’exception peut-être des légumes biologiques)".
Au regard de ce constat, qu’est-ce qui, au travers de la musique actuelle, peut être encore considéré comme subversif aujourd’hui ? La musique a-t-elle encore une dimension revendicative ou n’a-t-elle plus qu’une dimension récréative ? Sert-elle encore des revendications collectives ou n’est-elle qu’un instrument de distinction individuelle ? Possède-t-elle encore un aspect contestataire ou ne permet-elle plus qu’aux industries médiatiques et culturelles de renouveler leur catalogue ? Animé par Gildas Lescop
Doctorant en sociologie récemment rattaché au laboratoire C3S de l’Université de Franche-Comté, Gildas Lescop termine une thèse consacrée à l’étude du mouvement skinhead. Cet objet d’étude, lié aux cultural studies, l’a amené à s’intéresser au rôle et à l’influence de certaines formes musicales, notamment sous leurs aspects politiques.

Samedi 28 juin - 15h > 17h - Atelier de pratique musicale : le remix
Ces ateliers pour petits et grands ont pour buts de faire découvrir aux participants la musique contemporaine et électroacoustique, de développer leur écoute, et de s’amuser à échantillonner et remixer une pièce musicale connue préalablement choisie. Diverses approches de recherche sonore et de production permettront d’aboutir à la création d’une pièce musicale courte :
- utilisation de sampleurs, boites à rythmes, synthétiseurs et séquenceurs logiciels
- montage, mixage et traitements audio

Samedi 28 juin - 17h - Les nouveaux événements co-créatifs
World Café, Barcamp, Coding party, Hackathon, Disco Soupes, Trade School, Museomix, ... ces dernière années de nouveaux formats co-créatifs ont été inventés par diverses communautés pour répondre à un besoin de faire les choses ensemble autrement. Au dela du "DIY", ces nouveaux formats d’évènements facilitent la coopération et le DIWO ("Do It With Others", "faites le avec les autres"). Petit tour d’horizon de nouveaux formats pour organiser des événements co-créatifs par et pour les artistes.

Animé par Lilian Ricaud
Musicien, nomade digital, chercheur-consultant-formateur sur les pratiques coopératifs en réseaux, Lilian Ricaud observe les nouveaux usages d’internet et leur implications pour les artistes depuis 2006. Lilian Ricaud anime également le projet Toc-Arts qui explore les nouvelles opportunités du web pour les artistes et publie des guides et des analyses sur différents sites. Par le passé, Lilian a également travaillé dans l’organisation de concerts au sein de l’association culturelle gersoise "La Mandragore" et a piloté la stratégie web de blueFROG, un projet musical basé à Bombay (Inde), regroupant salle de concert, studio d’enregistrement, production de musique et promotion d’artistes.

Dimanche 29 juin - 15h - Culture libre et droits d’auteurs
Après une brève présentation du droit d’auteur, nous aborderons les enjeux liés à l’émergence de la musique libre, c’est à dire des enregistrements, partitions, paroles, et autres placés sous une licence libre. Une licence libre est une licence par laquelle le musicien autorise explicitement certaines utilisations, tout en en concervant d’autres. Elle ne doit pas être cofondue avec la musique libre de droits, c’est à dire dans le domaine public. Nous tenterons ensemble de répondre à la fois aux interrogations que peuvent se poser les musiciens avant de se lancer dans cette aventure, et des mélomanes souhaitant découvrir ou approfondir leurs connaissances de la musique libre.

Animé par Framasoft
Association bien connue de promotion du logiciel libre, de la culture libre et de son état d’esprit, Framasoft a également un petit frère : Framazic, portail d’entrée vers la musique libre.

Dimanche 29 juin - 16h - Stylo audio Drawdio
Drawdio est un crayon électronique qui joue de la musique lorsque vous dessinez ! C’est un super projet pour les débutants, facile à souder et utilisable tout de suite. C’est un synthétiseur musical qui utilise les propriétés conductrices du graphite de la mine de crayon.

Animé par Snootlab
Snootlab est une société toulousaine créée en 2010 qui conçoit et développe des produits électroniques avec une approche Open Source Hardware. Nous sommes plus particulièrement spécialisés dans la conception de nouvelles cartes électroniques à monter soit-même pour les plates-formes Arduino et Raspberry-pi. Nous voulons enchanter le "Maker" européen en lui proposant des créations électroniques originales, astucieuses à réaliser soit-même. En libérant sources, plans et schémas de nos produits, nous souhaitons contribuer au développement de l’écosystème du "do it yourself" au travers de créations originales de produits, d’utilisations et d’événements.

Dimanche 29 juin - 15h - Le son visualisé
De plus en plus, les artistes pensent leur musique comme associée à des images. Cependant, au-delà du classique VJ et des logiciels automatiques de mapping, les artistes s’orientent de plus en plus vers la programmation pour s’affranchir des codes établis depuis longtemps liés à l’illustration simple. En effet, avec des frameworks comme Max6, il est possible de programmer complètement des systèmes génératifs, des lecteurs de vidéos pré-enregistrées, des processeurs d’images capturées par des webcams et bien plus. Je propose ici une véritable approche esthétique et technologique de la visualisation du son qui puisent à la fois dans la recherche d’une forme d’expression pensée à l’avance mais aussi dans l’exploration progressive de proche en proche laquelle j’utilise souvent dans mes différents temps de résidences artistiques autour de projet d’installations sonores et visuelles ou de projets de live performance. Abordant aussi bien le nécessaire théorique que les aspects concrets pour réaliser des oeuvres sonores et visuelles, ce Talk est une véritable plongée dans le monde du son et du visuel qui donne les pistes essentielles et l’état de l’Art des champs associés. Les technologies décrites et utilisées au cours du workshop sont : OpenGL, Max6 (Max/MSP, Jitter et Gen), Max for Live & Ableton Live, VDMX, Openframeworks, OSC. Il sera question de sonification vs visualisation, approche pixel map vs openGL/3D, intérêt du noise et du hasard contrôlé.

Animé par Julien Bayle
Julien Bayle est un artiste numérique français, codeur, et professeur d’art numérique à l’École Supérieure d’Art et de Design de Marseille, enseignant notamment l’environnement Max6 (anciennement nommé Max MSP). Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages sur des frameworks technologiques permettant la création, l’expression et la performance live.

Dimanche 29 juin - 16h - Object sonore interactif Phonotonic
Phonotonic Music Battle : premier jeu interactif permettant de faire de la musique de manière intuitive grâce au mouvement. Condensé de technologie intégrant capteurs de mouvement, objets connectés, algorithmes intelligents et design d’interaction sonore, ce jeu met à la portée de tous, sans apprentissage, des possibilités d’expression musicale jusque là réservées aux musiciens.

Phonotonic développe des technologies d’objets connectés et des applications qui changent notre rapport à la musique. Phonotonic a été créée en 2011 à l’issue de dix ans de recherche au sein de l’IRCAM. Les travaux de son fondateur ont été utilisés dans des pièces de musique électro-acoustiques, technologie récompensée lors de la Guthman Competition (2011) et exposée au MoMA à New York. Phonotonic bénéficie du soutien des incubateurs Agoranov et du CENTQUATRE-PARIS.

Dimanche 29 juin - 15h > 17h - Atelier de pratique musicale : Patchblock
Patchblock est une plateforme unique de création musicale qui unie hardware et software, et donc praticité, feeling et adaptabilité. Avec le software Patchblock, vous pouvez pouvez programmer librement les mini synthétiseurs Patchblock pour les transformer, selon les envies et les besoins, en filtres, séquencers, oscillateurs etc. les assembler ensemble ou non ... Ce workshop vous permettra de vous familiariser avec cette interface et de jouer de la musique d’une nouvelle manière.

Animé par Christian Cherene Christian Cherene est un artiste multimédia et un chercheur basé entre Barcelone (où il travaille à l’Universitat Pompeu Fabra sur les systèmes cognitifs) et Belfast (où il travaille à l’University of Belfast sur les technologies musicales). En tant que directeur artistique pour Mindflood LTD, il s’intéresse particulièrement aux questions culturelles d’interaction et de perception.

Dimanche 29 juin - 17h - Création musicale et artisanat logiciel
Animé par Guillaume Saint-Etienne
Je suis Développeur logiciel (informaticius vulgarilis) le jour, musicien la nuit. Et fier de l’être ! Grace à la musique électronique, le DIY, les Live Jams j’ai retrouvé dans cette passion des valeurs que j’ai la chance de pratiquer dans mon métier. Et vice-versa. Programmer des logiciels requiert de la maitrise technique, du savoir faire, beaucoup, mais vraiment beaucoup de pratique, de l’ingéniosité et contre toute attente pas mal de créativité. Deux mondes que tout semble opposer (la passion vs le travail) se rejoignent. De plus le travail en groupe et les méthodes Agiles m’ont permis de renfoncer ce lien. Laissez moi vous expliquer en quoi.

Samedi 28 et dimanche 29 juin - 16h30 - Test de la version bêta de l’installation sonore interactive Hamelin
Le projet Hamelin est un projet de recherche que Les Siestes développent sur le long terme. En juin 2015, il s’agira d’une installation sonore interactive et immersive, qui s’établira sur une bonne partie du jardin Compans-Caffarelli, et dont nous allons tester, cette année, deux des modules d’interaction qui vous proposent de jouer de la musique avec votre corps.
Projet retro-futuriste, imaginé conjointement avec le musicien Bernard Szajner et la société Ekito, Hamelin cherche à émuler une expérience intime et individuelle au sein d’un collectif reproduisant l’expérience d’un concert, mais selon des modalités renouvelées. La prise de conscience de l’interactivité s’éprouve comme la prise de conscience de sa place au sein d’un groupe. Nous vous invitons donc à passer du statut de spectateur à celui d’acteur, à venir expérimenter notre installation et à nous faire part de vos retours.


En partenariat avec :
_
L’émission Audimat

Notre revue Audimat s’aventure dans le monde de la web-TV. Nous co-produisons ainsi, avec Dailymotion, une nouvelle émission où seront chroniquées 3 sorties discographiques récentes toutes les 2 semaines. Du mainstream à l’underground, du rock FM à la techno puriste en passant par le R&B ou les rééditions.

Projet Hamelin

Le projet Hamelin vise à mettre en oeuvre une installation sonore interactive dans un espace public. Notre but est de créer une expérience intime et individuelle au sein d’un collectif reproduisant l’expérience d’un concert « classique », mais à une échelle et selon des modalités renouvelées. La "bande-son" d’Hamelin et ses principes d’interaction sont l’oeuvre de Bernard Szajner.

C’est parce que nous étions lassés de la scénographie immuable permettant la rencontre entre un musicien et son public (une configuration frontale avec une scène, un système de sonorisation en façade et le public devant, orienté vers la scène, qui écoute religieusement - ou pas) que nous avons imaginé le projet Hamelin.

Le projet Hamelin se pense comme un contexte de présentation de concert alternatif. Il offrira, à terme (juin 2015), un mode de restitution et de confrontation entre public et musicien inédit. L’outil de sonorisation et l’oeuvre sonore en résultant se veulent plus contemporains, ouvert à l’interaction avec un public de plus en plus demandeur d’échange, de moins en moins « spectateur » en un sens. L’oeuvre/outil se veut ainsi innovant car en capacité d’appréhender et de monitorer en temps réel le comportement d’une foule, ou plutôt de plusieurs individus pour l’instant, de distinguer interaction individuelle et collective, et de restituer un contenu audio « interprétée », « manipulé » par le public sur une grande échelle ainsi qu’une diversité de contextes. Généreuse, rassembleuse et poétique, ludique, cette installation sonore cherche donc à la fois à interroger la liberté de l’individu au sein du collectif tout comme à renouveler le format éculé du concert.

Le projet Hamelin sera ainsi interactif (capable de prendre en compte le comportement du collectif comme des individus), immersif et in situ (la diffusion ne sera pas homogène sur l’ensemble du site mais agira en fonction de la topographie des lieux tout comme du comportement des spectateurs).

Cette installation est une co-construction sur le long terme avec le musicien-scénographe-luthier, pionnier de l’électronique française, Bernard Szajner ainsi qu’avec la société toulousaine d’innovation technologique Ekito.

- Première présentation du projet lors du festival Empreintes Numériques à Toulouse.
Le jeudi 10 avril à 17h30 et le samedi 12 avril à 16h30, au Centre Culturel Bellegarde - 17 rue Bellegarde.
Sera testé à cette occasion le tout premier prototype de "zone d’interaction"

- Deuxième présentation du projet lors de la prochaine édition des Siestes Electroniques à Toulouse.
Le samedi 28 et le dimanche 29 juin, à 16h30, au jardin Compans-Caffarelli - boulevard Lascrosses
Le prototype présenté en avril sera amélioré et nous seront en mesure de prendre en compte une plus grande richesse d’interaction ainsi qu’un plus nombre nombre d’agents impliqués.

- La version finale (si cela peut exister sur ce genre de projet) sera présentée en juin 2015.

En partenariat avec
Avec le concours technique de

Appel à participation

En marge de nos concerts toulousains, nous organisons, les 28 et 29 juin 2014, des rencontres et ateliers ouverts à tous : les rencontres Futurism. 3 thématiques d’intervention : la production musicale et le DIY, l’écosystème musical à 360° et la musique comme substrat culturel.

Attention, il ne s’agit pas d’un salon professionnel mais d’une agora, un lieu de rassemblement où les savoirs circulent librement, passent de mains en mains. Ces échanges de pair à pair ont pour objectif de réunir et faire discuter les pro, les passionnés, les amateurs de musique et le quidam pour que tout un chacun puisse bénéficier de l’expérience et du savoir-faire de son “voisin”.

Passionnés, amateurs ou professionnels, proposez-nous des talks, des mini-conférences, des débats, des démos, des ateliers !

Qui peut présenter un projet ?

Tout le monde ! Musiciens, auditeurs, entreprises, vous avez envie de parler de votre projet, de témoigner de votre expérience ou de proposer une réflexion de fond, vous êtes les bienvenus. Quel intérêt pour les intervenants ?

Présenter un projet à un public, c’est évidemment l’occasion de vous faire connaître, mais bien plus encore d’échanger expériences et conseils auprès de vos pairs. Futurism est ainsi le meilleur moyen de repartir avec de nouvelles idées en tête.

Sur quelles thématiques ?

DIY : musique et savoir partagé
Vous avez développé ou customisé (hacké au bon sens du terme) un logiciel, bricolé des patchs, des langages de programmation, un instrument réel ou virtuel, vous expérimentez des solutions originales avec les outils existants, ou vous voulez juste montrer aux autres comment vous y êtes arrivé, c’est à vous de partager votre savoir-faire (ou celui de votre entreprise) tout en acceptant le dialogue et l’échange entre passionnés ou simples curieux. Dans cette catégorie, les ateliers interactifs sont les plus appréciés.

Au delà de la passion, un véritable projet
Le dj ou musicien moderne dispose d’une myriade d’outils numériques souvent collaboratifs pour la création, la diffusion, la promotion, et au-delà. Mais lesquels utiliser ? Avec quelle efficacité ? Comment s’y retrouver et progresser ? Quels pièges éviter ? Retours d’expériences, présentation de solutions d’accompagnement, aspects légaux ou direction artistique, la filière musicale est une vaste galaxie d’acteurs que nous souhaitons mettre en lumière et confronter aux rencontres avec leur public.

Au delà de la musique, un ensemble culturel riche
La musique véhicule inévitablement des images et des valeurs qui définissent un ensemble esthétique et social qui la dépasse. Il nous apparait ainsi important de savoir observer et disséquer la pop culture. Que vous soyez chercheur, écrivain ou tout simplement un amateur éclairé convaincus du pouvoir d’évocation de vos esthétiques favorites, nous vous invitons à débattre de l’aspect visuel, générationnel, vestimentaire ou même langagier de nos musiques.

Quelles sont les conditions financières ?

Le principe de Futurism étant l’échange de pair à pair, aucune rétribution des participants n’est envisagée. Pour autant, sur justification, des défraiements peuvent être étudiés. Le calendrier de sélection des sessions est le suivant :

Quel est le calendrier ?

- Jusqu’au 21 Avril 2014, réception des propositions de session par l’intermédiaire du présent formulaire.
- Dès qu’une session est proposée elle fait l’objet, dans les 15 jours qui suivent, d’une revue de type "perfection game".
- Les soumissionnaires ont jusqu’au 30 Avril 2014 pour apporter des corrections éventuelles à leur proposition.
- Le comité de sélection se réunit pendant la première quinzaine de Mai.
- Le résultat des sélections est annoncé au plus tard le 15 mai 2014.
- Les orateurs sélectionnés doivent confirmer leur venue au plus tard le 26 Mai 2014.

REPONDRE A NOTRE APPEL A PARTICIPATION EN LIGNE

Teaser 2014

Une vidéo d’appel pour se mettre en appétit :)

Les débats Audimat

Deuxième saison de nos débats Audimat à la Gaîté Lyrique. Prolongement vivant, vibrant et polémique de notre revue papier Audimat, ces débats sont l’occasion de réunir musiciens, universitaires, écrivains, journalistes à discourir sur les thématiques explorées par le dernier numéro de la revue.


- LE MERCREDI 30 AVRIL : La pop mainstream doit-elle être défendue ? - 19h - entrée libre

Saul Austerlitz, journaliste au New York Times, commence à en avoir assez : la plupart de ses confrères critiques musicaux sont devenus des « poptimistes » qui passent désormais leur temps à parler de stars comme Miley Cyrus plutôt que de la foule de groupes moins connus qui, à son avis, mériteraient plus d’attention et de réflexion.

Le combat de légitimation qui opposait les critiques pop et rock à la vieille garde de la « haute culture » s’est vite déplacé au sein même des musiques populaires. Après une période pacifique encouragée par les trajectoires spectaculaires de certains artistes « indés » et une certaine créativité au sommet des charts, le débat refait surface : en fonction de quoi y a-t-il une « bonne » et une « mauvaise » pop à succès ? Et si Beyonce ou Pharrel Williams se vendent très bien sans elle, faut-il que la critique s’y intéresse autant ?

Les invités pour ce débat sont :
- Michka Assayas * écrivain et journaliste, directeur de la rédaction du Dictionnaire du rock
- Benoît Sabatier * critique et journaliste, rédacteur en chef adjoint musique de Technikart
- Agnès Gayraud * docteur en philosophie, spécialiste d’Adorno et musicienne (La Feline)

- LE MARDI 18 FEVRIER : Musiques métal : toujours en marge ? - 19h - entrée libre

Après le large rayonnement de groupes comme Sunn O))) ou Wolves in the throne room, c’est cette année les louanges apportées au dernier album de Deafheaven par le magazine Pitchfork qui relance le débat entre les partisans d’une altérité des musiques metal et ceux qui y voient une forme de pop parmi d’autres ; entre les nouveaux convertis, pour qui le metal deviendrait l’avant-garde de la pop, et les fatigués, qui n’y entendent plus que des schémas répétitifs et usés...

Comment expliquer le succès des musiques metal en même temps que leur marginalité médiatique en France ? Face à la diversité des scènes réunies sous la bannière metal, peut-on parler de contre-culture ou d’avant-garde ? Les musiques metal sont-elles des musiques populaires comme les autres ?

Pour en parler ce 18 février, Olivier Badin, journaliste chez les anglais de Terrorizer, Olivier Drago, rédacteur en chef du magazine de référence New Noise, Gérome Guibert, sociologue, fan et témoin actif de la controverse médiatique au sujet du festival Hellfest et Jérôme Lefevre, commissaire de l’exposition Altars of Madness.

- LE JEUDI 12 DECEMBRE : Musique Pop et littérature française - 19h - entrée libre

Si de nombreux écrivains anglo-saxons ont su écrire sur la pop music avec talent, leurs homologues français ont connu moins de réussite. Tiraillés entre le tourisme culturel et la vaine mythification d’une histoire et d’un art pourtant bien réels, les auteurs hexagonaux ont pour la plupart échoué à rendre compte de l’expérience du rock, du hip-hop ou des musiques électroniques. Pour discuter de ce rendez-vous manqué, nous recevrons entre autres Tristan Garcia, philosophe, romancier et grand amateur de pop, qui a notamment signé la nouvelle "Les Rouleaux de bois" dans le dernier numéro d’Audimat.

Archive Vidéo

- LE MERCREDI 16 OCTOBRE : La mort de la World Music - 19h - entrée libre

Dans le dernier numéro de la revue Audimat, l’article « La mort de la world music », du Suédois Johan Palme, proposait dans un premier temps une critique de la world music telle qu’elle a existé dans les années 80 et 90 (Peter Gabriel, Paul Simon, etc.). Puis il étudiait la vaste scène dite « global ghetto », qui depuis le milieu des années 2000 se positionne comme une réaction à l’idéologie world en important un matériau, présenté comme plus brut et plus club, directement des lieux de production d’origine – Brésil, Afrique du Sud, Angola, Côte d’Ivoire, etc. Selon Palme, les parangons de ce nouveau mouvement, à l’instar de Diplo, agissent en réalité en néo-colonialistes et font mine d’ignorer la situation de dominance qu’ils imposent aux musiciens locaux dont ils publient et diffusent la musique.

Pour discuter de cette thèse polémique, Audimat a invité :
Etienne Tron, producteur musical, organisateur des soirées Secousse et Dj co-fondateur du Comptoir Général
Jess & Crabbe, deux DJ parisiens qui ont entre autres sorti sur leur label Bazzerk une anthologie de kuduro, la club music angolaise
Martin Meissonnier, journaliste et producteur

Archive Vidéo


Infos Générales

@ 1er étage de la Gaite Lyrique - 3 bis rue Papin - 75003 Paris

Entrée gratuite & Bar sur place
Attention nos débats commencent à l’heure ;)
Les débats sont retransmis en direct en streaming sur http://www.dailymotion.com/audimat

Plus d’informations à propos de la revue Audimat

Les Siestes au Vietnam

Dans le cadre de l’année de la France au Vietnam, en partenariat avec l’Institut Français et le Musée du quai Branly, Les Siestes Electroniques iront à nouveau voir du pays du 12 au 19 octobre prochain !


Vous vous en souvenez peut-être, l’automne dernier, nous étions allés chercher le soleil autant que l’aventure au Congo (regardez le docu compte-rendu).
Cette année, nous irons confronter nos acquis à la réalité vietnamienne.

Seule manifestation de la saison culturelle française à oser le plein-air et l’espace public, nous tacherons de susciter la curiosité du grand public vietnamien et essayerons d’émuler une scène locale expérimentale et underground naissante. Pour ce faire, nous avons prévu 2 après-midis de concerts gratuits, dans les parcs publics les plus centraux d’Ho Chi Minh Ville (Saigon) et Hanoi. Concerts que nous agrémenterons de diverses propositions en cours de réflexion (projections de films, débats et autres dj sets pour bodybuilders, oui oui)

Les artistes français invités

• Vincent Moon
Bien connu des adeptes du site de la Blogothèque pour ses concerts à emporter dont le concept a depuis fait nombre d’émules, Vincent Moon est un vrai nomade contemporain. Non pas de ceux qui courent après le wifi entre Paris, New-York et Tokyo mais de ceux qui vont à la rencontre des peuples et civilisations du monde. Et tout comme ses images, Vincent Moon fait donc le tour de notre planète, dans un sens, dans l’autre. Il en ramène de beaux enregistrements audio et vidéo qu’il confrontera à la collection du Musée du quai Branly.
http://petitesplanetes.cc/

• Laurent Jeanneau
Depuis plus de dix ans, Laurent Jeanneau, enregistre les musiques de minorités en danger. Son rapport à ces musiques reste cependant plus musical qu’humanitaire. Aussi utilise-t-il ces mêmes sources pour proposer des field recordings (enregistrements de terrain) teintés de délicates interventions électro-acoustiques. Une construction sonore hybride qui fera fuir les ayatollahs du purisme… mais accourir les auditeurs curieux et les tenants d’une réflexion un peu moins monolithique sur l’état des musiques de notre planète.
https://soundcloud.com/kink-gong
http://youtu.be/VMHw5na1Ka8

• Jean Nipon
Jean Nipon, l’homme aux mille identités musicales (8 bits sous le nom de Teamtendo, breakcore sous le nom de Dj Ai, techno chez Karat, plus breaké chez Institubes, définitivement éclectique au Régine, drôle et fin sur l’agence tous disques). On peut lui reprocher d’ailleurs, mais on ne le fera pas, car au final c’est une richesse inestimable et particulièrement appréciable en mix, indispensable même pour savoir passer de la culture du mainstream à l’underground, de l’évident à l’improbable, des musiques éléctroniques aux musiques ethniques.
https://soundcloud.com/jean-nipon
http://official.fm/tracks/AlPq

Les artistes vietnamiens invités

• Vu Nhat Tan
Vu Nhat Tan est l’une des figures tutélaires indiscutables des musiques expérimentales, électroniques comme contemporaines, vietnamiennes. Fruit de l’excellence du conservatoire de musique vietnamien, Vu Nhat Tan collectionne goulûment les diplômes en musicologie, les prix et distinctions, au Vietnam comme en Europe ou en Australie. Mais cette connaissance encyclopédique, cette virtuosité technique, ne constitue pas une limite à sa créativité. Son jeu, ses collaborations nombreuses, sa pratique des musiques improvisées en font un musicien talentueux mais tout particulièrement libre. C’est ce qui nous a plu chez Vu Nhat Tan.
https://soundcloud.com/vunhattan

• Nguyen Hong Giang
Jeune musicien prolifique de Saigon, Nguyen Hong Giang explore depuis 2009 les franges les plus noise des musiques électroniques sous le pseudonyme de Writher tandis qu’il participe à un projet instrumental pop des plus kawaii ou pour le moins bien plus mélodique nommé Time Keeper. Cette tension entre le lumineux et l’obscure laisse entrevoir le potentiel du garçon qui ne recule devant aucuns défis musicaux. Boulimique, celui-ci sort actuellement un album tous les 6 mois environs et chacune de ses prestations est l’occasion d’aborder de nouveaux challenges esthétiques. Le futur des musiques actuelles vietnamiennes appartient certainement à ce genre de profil curieux !
https://soundcloud.com/nguyenhonggiang

Les informations pratiques

• le 12 octobre à HO CHI MINH CITY
@ Parc Tao Dan * Trương Định, Bến Thành, District 1
de 15h à 19h * GRATUIT

After Party @ Blanchy’s Tash * 95 Hai Bah Trung, District 1
de 21h à 2h * GRATUIT
(en partenariat avec Heartbeat Saigon)

• 13 octobre * HO CHI MINH CITY (SAIGON)
Projection des films de Vincent Moon
@ lieu à préciser

• 18 octobre * HANOI
Projection des films de Vincent Moon
@ Hanoi Rock City * 27 Tô Ngọc Vân
A partir de 19h * GRATUIT

• le 19 octobre à HANOI
@ Parc Thông Nhât (Parc de la Réunification / Ex Parc Lénine) * Trần Nhân Tông, Lê Duẩn
de 15h à 19h * GRATUIT

After Party @ Cama ATK * 73 Mai Hắc Đế
de 20h à 1h * GRATUIT

• 23 octobre * HANOI
Workshop avec Vincent Moon @ Cama Atk * 73 Mai Hắc Đế
de 18h à 22h
(en partenariat avec The Onion Cellar)

Event Facebook

Dossier de presse

La revue Audimat

Les Siestes Electroniques élargissent leur champ d’intervention en éditant une revue baptisée Audimat. Une vraie revue, pas un magazine ni un programme du festival : des articles long format sur la musique, écrits par des contributeurs français ou étrangers, pas forcément issus de la presse spécialisée. L’idée est d’ébaucher en langue française un discours critique exigeant, sans être abscons, sur la pop music, son histoire, son écoute, sa diffusion dans le monde.


- SOMMAIRE N° 1

Yuppies versus Hipsters : l’underground d’hier et d’aujourd’hui par Adam Harper

Les textes d’Adam Harper sont de bons antidotes contemporains à la prolifération des discours sur une hypothétique « rétromania ». Collaborateur de Wire et Dummy Magazine, il a publié chez Zero Books « Infinite Music : Imagining The Next Millenium of Human Music-Making », un essai stimulant qui prend acte de l’histoire des théories de la musique pour proposer un modèle ouvert à toutes ses potentialités. Dans cet article, il s’appuie sur ses recherches en cours à l’université d’Oxford à propos de l’underground des années 1980, pour relativiser l’explosion des échanges souvent associée à l’apparition d’Internet, et en questionner la dimension politique.

Thrash-Metal, orgies pop et gesticulations outrées : manifeste de l’immodéré et du déraisonnable par Lelo Jimmy Batista

Lelo Jimmy Batista est journaliste au magazine New Noise, président de l’Amicale des Fans de Nicolas Cage et principal responsable, via son blog « J’irai cracher du nuoac man sur tes tripes », d’une mauvaise conscience partagée chez les professionnels du publi-rédactionnel. Nous lui avions demandé si le complexe des musiques « metal » n’avait pas remplacé « l’indie » comme avant-garde rock. Il a fait semblant d’avoir la réponse et nous a finalement rendu une autofiction qui bifurque vite vers un manifeste esthétique en faveur de l’année 1988 dans la pop, entre Slayer, Public Enemy et l’acid-house.

Musique numérique : pour quoi faire ? par Guillaume Heuguet

Evoquée depuis les balbutiements d’Internet, l’idée de données dématéralisées en libre circulation n’en finit pas d’être répétée. Appliquée à la musique, elle nourrit des discours qui dépassent le simple constat : en exagérant à peine, le « cloud » invisible et fantasmé serait devenu le seul et unique milieu naturel de l’écoute, et la musique qu’il rend disponible ne saurait manifester autre chose que les propriétés d’un « environnement virtuel ». Or, l’expérience de la musique comme l’observation des formes qui peuplent le web offre chaque jour des éléments de lecture nettement moins homogènes que ce que ce nouveau dogme paramusical voudrait laisser croire. Reboot en forme de redéfinition des termes et de réévaluation des enjeux, par Guillaume Heuguet, corédacteur en chef d’Audimat et chercheur en sciences de la communication au Celsa.

La world n’est plus de ce monde par Johan Palme

Cela fait bientôt dix ans que les nouvelles musiques urbaines du « Sud » fascinent des hordes de branchés du « Nord ». Baile funk brésilien, coupé-décalé ivoirien, kuduro angolais… Dans les clubs occidentaux ont résonné ces grooves qui ont eu l’immense mérite de proposer autre chose que la routine « électro-techno-house ». Reste maintenant à définir, au-delà de l’excitation procurée par ces sons conçus et pensés autrement, la valeur esthétique et politique que leur confère les intermédiaires américains ou européens qui les importent. Journaliste à Stockholm, Johan Palme a tenu de 2007 à 2012 le blog Birdseed Tunedown, une activité qui l’a vu intégrer une génération d’amateurs et DJ investis dans une mise en avant du « global » et du « ghetto », bien décidés à dépasser les clichés du principe de « world music » né dans les années 1980, sans y parvenir tout à fait. Il revient ici pour Audimat sur les problèmes posés par sa démarche.

La « nébuleuse Drexciya » : une musique conceptuelle ? par Quentin Delannoi

Là où le rock (prog et psychédélique, en particulier) a régulièrement produit des concept-albums voire des concept-groups, en techno l’affaire semble en revanche entendue : nous n’aurions affaire qu’à une musique instrumentale, donc automatiquement abstraite et fonctionnelle, à écouter comme telle, et que seul son contexte de production relierait au monde, comme lorsqu’on insiste sur le modèle d’une « techno de Detroit ». Que faire pourtant des métaphores scientifiques et autres connotations SF qui parcourent l’appareil textuel de la techno des années 80 et 90 ? Comment comprendre le recours systématique aux images fantastiques et aux concepts (et donc aux « concept-tracks ») d’un groupe aussi emblématique que Drexciya ? Quentin Delannoi, jeune chercheur en lettres modernes, décrit comment, en prenant au sérieux ces « clés » thématiques, il s’agirait moins de réduire la musique à un sens univoque que de s’orienter à l’intérieur de celle-ci et de se montrer fidèle au projet de Stinson et Donald.

Faustus et moi : L’inauthenticité de la pop Par Agnès Gayraud

La théorie sociologique et les cultural studies ont facilement évincé, sous prétexte d’élitisme et d’archaïsme, les positions de Theodor W. Adorno, philosophe majeur de l’Ecole de Francfort et pourfendeur du formatage, de la « musique légère » et de la « Kulturindustrie ». Malheureusement, les conséquences de ces attaques en partie justifiées sont celles d’un certain relativisme, qui fait de la musique pop un objet de consommation comme les autres. Elle continue donc d’être déconsidérée par ceux qui se préoccupent de formes artistiques apparemment moins dépendantes des circuits médiatiques. Pour Agnès Gayraud, chanteuse du groupe La Féline et auteur d’un livre sur Adorno et la pop music à paraitre chez François Bourin, il faut accepter le reproche d’inauthenticité qu’adresse Adorno à la pop, pour y voir une chance du point de vue esthétique, et même ébaucher l’hypothèse d’une critique de l’inauthenticité opérée par la musique elle-même.

Les rouleaux de bois par Tristan Garcia

Normalien et docteur en philosophie, Tristan Garcia poursuit en parallèle ses oeuvres philosophiques et littéraires, depuis le succès de La meilleure part des hommes (prix de Flore 2008), un roman qui mettait en scène une génération marquée par l’arrivée du Sida. Après un court essai sur la série Six Feet Under, il relie pour la première fois son écriture à sa passion pour la musique. Entre mythologie et dérision par l’anecdote, vertige spéculatif et ravissement sensible, le rock y est à la fois condamné et sauvé par les logiques obsessionnelles.

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OU RENDEZ-VOUS DANS UN DE NOS POINTS DE VENTE

Toulouse
Librairie Ombres Blanches - 50 Carriera Leon Gambetta - rupture de stock
Disquaire Paul Emile Vinyls - 5 rue Temponiéres - rupture de stock
Boutique Agnès b. Homme - 11 rue du coq d’Inde - rupture de stock

Paris
Boutique Agnès b. Femme - 6 rue du Jour (1er arrondissement) - rupture de stock
Galerie Yvon Lambert - 108 Rue Vieille du Temple (3ème arrondissement) - rupture de stock
Librairie Comme un roman - 39 rue de Bretagne (3ème arrondissement) - rupture de stock
Boutique de la Gaîté Lyrique - 3bis rue Papin (3ème arrondissement) - rupture de stock
Librairie Flammarion du Centre Pompidou - 19 Rue Beaubourg (4ème arrondissement) - rupture de stock
Librairie Dédale - 4 Ter rue des Ecoles (5ème arrondissement) - rupture de stock
Boutique Démocratie - 14 Boulevard Saint-Michel (6ème arrondissement) - rupture de stock
Boutique Agnès b. Homme - 10-12 rue du Vieux Colombier (6ème arrondissement) - rupture de stock
Disquaire La Source - 46 de la rue Albert Thomas (10ème arrondissement) - rupture de stock
Philippe le Libraire - 32 Rue des Vinaigriers (10ème arrondissement) - rupture de stock
Librairie Libralire - 116 Rue Saint-Maur (11ème arrondissement) - rupture de stock
Disquaire Betino’s - 32 rue Saint Sébastien (11ème arrondissement) - rupture de stock
L’international Records - 12 Rue Moret (11ème arrondissement) - rupture de stock
Librairie Le monte en l’air - 2 Rue de la Mare (20ème arrondissement) - rupture de stock

Lyon
Bal des Ardents - 17 Rue Neuve - rupture de stock
Sofa Disques - 7 Rue d’Algérie - rupture de stock
Buffet froid - 91 Montée de la Grande Côte - rupture de stock
Musicalame - 16 Rue Pizay - rupture de stock

Bordeaux
Librairie Mollat - 15 Rue Vital Carles

Avignon
Collection Lambert - 5 Rue Violette

Aix en provence
Boutique Agnès b. Homme - 2 rue Laroque - rupture de stock

Nice
Boutique Agnès b. Homme - 7 rue Jules Gilly - rupture de stock

Strasbourg
Librairie Quai des Brumes - 120 Grand’Rue - rupture de stock

Marseille
Techné - 61 rue Jean de Bernardy

Berlin
Librairie Motto - Skalitzer Straße 68 - rupture de stock

Montreal
Librairie Formats - 2 Rue Sainte-Catherine Est - rupture de stock

Bruxelles
Librairie Filigranes - Avenue des Arts 39-40

Liège
Librairie Livre aux Trésors - Place Xavier-Neujean

Merci à la fondation Jan Michalski pour son soutien !
Les Siestes à Montréal

En 2009, nous étions invités à Montréal par nos acolytes des Piknic Electronik. Nous partions alors avec Joakim, Jackson et Georges Issakidis. 4 ans après, rebelote, nos amis québécois nous accordent à nouveau leur confiance pour célébrer un 14 juillet cocorico un peu spécial. On leur a ainsi concocté un programme de fête avec, entre autres, Mondkopf, Arandel et Pilooski.


LA PROGRAMMATION

- Scène Guru : 15h x 19h

Borealis
Borealis est une ombre profonde qui révélerait, par contraste, la présence d’une lumière crue. Sa bio nous dit également que "c’est l’acte de plier la réalité du rêve en réalité de l’éveil". Autrement dit, Borealis est un adepte du clair-obscur ce qui se traduit dans les univers techno qu’il traverse par de longues plages de musique lente et profonde particulièrement intense.

Mondkopf
Quelque part entre les cathédrales futuristes de la techno la plus dure et les paysages cinématiques de la musique contemporaine sérielle, Mondkopf imprime sobrement une empreinte élégante et personnelle sur les musiques électroniques françaises. Mais ce qui intrigue tout particulièrement, et ce qui fait aussi le caractère éminemment émotionnel de la musique de Mondkopf, consiste en la nette candeur avec laquelle les compositions sont abordées. Mondkopf ou l’émouvant spectacle d’une éclosion avide de découvertes et la promesse d’une écriture libre.

- Scène Moog : 14h x 23h

Nany Leven
La fusion biologique parfaite entre Machinedrum, James Holden et le chanteur de Pegase.

Arbutus Djs
Maison d’édition, plus que label au sens strict du terme, Arbutus est une bien belle maison, une maison où l’on se sent bien, accueilli par Doldrums, Grims ou bien encore Majical Cloudz. Une maison où tout se fait en famille et c’est donc tout naturellement que les gens d’Arbutus ont voulu se présenter en tant que collectif, en pack comme on dit dans le Sud-Ouest de la France.

Arandel
Projet anonyme et mystérieux s’il en est, Arandel parle plus facilement de sa musique que de lui-même. Une humilité à la hauteur de la rigueur esthétique revendiquée. Autant Dj que selector avec sa collection improbable de disques (des 60’s jusqu’à l’électronique la plus innovante), Arandel représente la frange érudite du djing, qui sait aussi retourner le dancefloor grâce à une house minimale, tribale et groovy. Des sets pointus et euphorisants, toujours prêts à faire découvrir nouveaux talents ou artistes oubliés. Une sélection sans concession qui sait pourtant remporter l’adhésion enthousiaste du dancefloor.

Pilooski
Pilooski, producteur distingué et recherché, membre de l’excellent duo Discodeine, est notamment réputé pour la qualité ses édits (réinterprétation d’un morceau). Cet art si subtil, cette aptitude à s’approprier un morceau, transformer sa matière, l’allonger, y rajouter de l’intensité, extraire sa substantielle moelle, ce goût pour la recherche de la pièce rare fait de Pilooski un redoutable « digger » et un DJ hors pair capable de vous faire danser sur une version disco de Can, une épure sauvage du dernier titre house à la mode comme d’une interprétation techno d’un tube rock yéyé.

Dimanche 14 juillet
@ Parc Jean Drapeau - Place de l’Homme
14$ l’entrée

www.piknicelectronik.com

Les Siestes à Paris

Les Siestes se consacrent aux musiques aventureuses, vous le savez. Or les musiques aventureuses ne sont pas forcément qu’actuelles, loin s’en faut. Ne faisons pas de jeunisme et stoppons un instant notre course effrénée à la dernière sensation du moment. Une partie de notre patrimoine sonore nous défriserait sérieusement les tympans si nous y prêtions attention. C’est là tout l’objet de notre partenariat avec le Musée du quai Branly : explorer leurs collections audio, y dénicher des perles et vous les faire écouter par le truchement de pièces sonores ou dj sets produits par des musiciens dont l’oreille (...)


DIMANCHE 7 JUILLET

16h : Vincent Moon : vidéaste globe-trotter, il explore les franges de l’underground au quatre coins du monde
17h : Kangding Ray : chantre d’une esthétique post-numérique des plus radicales

DIMANCHE 14 JUILLET

16h : Sinner DC : l’un des très rares groupes pour lesquels le qualificatif d’electro-pop est une réussite totale
17h : Pierre Bastien : bricoleur sonore distingué et raffiné, à la culture encyclopédique

DIMANCHE 21 JUILLET

16h : Sylvain Chauveau : songwriter élégiaque dont la sensibilité n’a que peu d’équivalent
17h : Low Jack : producteur d’une house charnelle, bizarre et éminemment obnubilante

DIMANCHE 28 JUILLET

16h : Arc de Triomphe : digger devant l’éternel et rééditeur de pépites oubliées par le temps
17h : Gangpol & Mit : projet mi-ludique, mi-savant, mi-vidéo, mi-musique, grand collage et influence extrême-orientale.

@ Musée du quai Branly // 37 quai Branly - Paris (7ème) (voir sur une carte)
Metro : Alma-Marceau (ligne 9), Ecole militaire (ligne 8), Bir-Hakeim (ligne 6)
RER : Pont de l’Alma (ligne C)

Entrée gratuite (dans la limite des places disponibles) !
ATTENTION : cette année, vous êtes nombreux à vouloir assister à ces concerts, et nous vous en remercions vivement, mais, du coup, pensez à venir à l’heure, voire un peu en avance, si vous voulez être sûr de pouvoir rentrer.
Sachez que les concerts sont également retransmis en direct sur Radio Campus Paris (93.9 FM et en streaming)

Nous vous rappelons que les artistes invités au Quai Branly joueront à partir du fond ethnomusicologique du Musée.

Les Siestes à Toulouse : remerciements

Notre édition mère vient de se terminer par une belle après-midi ensoleillée. Et c’est le corps fatigué mais l’esprit aérien que nous tenons à remercier tous les acteurs de ce merveilleux moment que nous venons de partager.


Une parenthèse, qui au delà de ses qualités esthétiques et artistiques - essentielles et, de ce point de vue, jugées unanimement très réussies cette année, nous apparaît comme absolument nécessaire en ces temps de disette intellectuelle et d’affrontement entres groupes d’intérêts privés. 4 jours durant le lycéen à côtoyé le quadra, l’amateur érudit l’enthousiaste naïf, le hipster le punk à chien, le public familial l’abécédaire du freak avec un même goût de l’aventure et de la découverte qui nous semblait alors tout naturel. Et cela fait une différence énorme autant qu’un bien fou.

Compte-rendu video

Les Siestes à Toulouse : les journées

Pour la deuxième année consécutive, Les Siestes s’installent dans cet écrin naturel situé au cœur de la ville : le jardin Compans-Caffarelli. Les plus jeunes pourront s’amuser dans la nouvelle aire de jeux pendant que les plus grands découvriront une programmation musicale des plus originales sous le soleil estival.


JEUDI 27 JUIN

19h : Pneu + Marvin + Electric Electric + Papier Tigre : fulgurance et grand spectacle par les rois du garage à la française.

VENDREDI 28 JUIN

19h : Bipolar + Dscrd + Polar Inertia : le renouveau de la techno française, la crème de cette jeune scène prête à relever le défi d’une troisième vague French Touch.

SAMEDI 29 JUIN

15h : Rencontres Futurism : ateliers de présentation et de pratique dédiés au nouvel ecosystème musical et à destination des amateurs comme des professionnels.
17h : Polygorn : fraîcheur electro-pop basque, beaucoup de décontraction au menu pour une virtuosité qui n’attend pas l’âge canonique.
18h : Sturqen : duo portugais de techno sombre et industrielle prêt à en découdre avec l’ambiant music post Brian Eno.
19h : Cut Hands : afro noise, chamanisme numérique et transe percussive blanche
20h : Boston Bun : un nouveau concept de mix dit "lean house", soit le meilleur de la House de Chicago ralenti et réédité

DIMANCHE 30 JUIN

15h : Rencontres Futurism : ateliers de présentation et de pratique dédiés au nouvel ecosystème musical et à destination des amateurs comme des professionnels.
17h : Paris suit yourself : groupe franco-berlino-mondial dont la créativité et le talent sont insolent. Une présence scénique culottée.
18h : Andy Stott : le doux rêve des fans de mélancolie technoïde, l’âme de la machine.
19h : Spectral Park : jeune groupe psychédélique chatoyant et énergique. L’esprit de Syd Barrett réincarné.
20h : Redinho : britanique qui, tout aussi pâle et roux soit-il, ose la talkbox façon G-funk, une sucrerie, un péché mignon, pour clore le festival.

@ Jardin Compans-Caffarelli // Boulevard Lascrosses - Toulouse (voir sur une carte)
Metro : Compans (ligne B)

Entrée gratuite !

Restauration et bar de qualité sur place (et à prix sympathique).
L’essentiel de nos ressources dépend de nos ventes au bar, aussi ça serait sympa d’acheter nos bières fraîches plutôt que de venir avec vos packs ;)
Sur place vous trouverez également un coin lecture de la bibliothèque de Toulouse.

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Les Siestes à Toulouse : les nuits

Parce que la fête, le club, doit rester un exutoire un peu magique, une petite folie loin de toute routine. Chaque année, les Siestes Électroniques prennent un malin plaisir à dénicher dans Toulouse des lieux tout à fait insolites pour leur soirée club. C’est donc tout naturellement que nous nous sommes tournés vers cet ancien site militaire reconverti en lieu culturel dont l’identité industrielle, poutrelles métalliques et piliers en béton brut ; sied bien à notre programmation techno (...)


VENDREDI 28 JUIN

23h00 : Cold : Cold a développé une approche inspirée et personnelle de la musique électronique entre techno et electronica.
00h30 : DIY Music Academy Live Jam : Un regroupement d’amateurs toulousains des musiques électroniques qui se retrouvent régulièrement pour « jamer » ensemble.
01h30 : Redshape : La valeur stable de la techno allemande, celle qui ne subit pas les modes.
02h30 : The Analogue Cops : Duo italien puissant et bruyant, pour une techno à l’ancienne, 100% analogique. L’assurance des nouveaux conquérants.
03h30 : Dj Deep : Parisien du canal historique qui réussit à faire de la house un genre actuel, au delà de tout revival.

@ La Grainerie // 61 Rue Saint Jean - Balma (voir sur une carte)
Metro : Balma-Gramont (ligne A) // à 5 minutes à pied de la station
Dernière arrivée métro : 1h30 // Premier départ métro : 5h15

Entrée : 17€
En vente sur Digitick (ainsi que sur les autres réseaux : Fnac, Cultura, Ticketnet, supermarchés ...)
Des places à tarifs réduits (15€) sont également en vente à la boutique Agnès b. homme de Toulouse au 11 rue du Coq d’Inde (dans la limite des stocks disponibles)

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Et n’oublions pas nons plus le Off des Siestes qui aligne cette année une bien belle programmation lui aussi !

JEUDI 20 JUIN (en avant-date)

Concert Club Beausoleil aux Abattoirs (76 Allées Charles de Fitte)
Avec Land Observations
Entrée libre // 19h

MERCREDI 26 JUIN

Soirée La Petite Compagnie à la Dynamo (6 rue Amélie)
Avec Dadub + Keadz + Le Printemps
12€ // à partir de 21h

SAMEDI 29 JUIN

Soirée OVERdrive à l’Opium (20 rue Denfert Rochereau)
Avec Dapayk + Phil Kieran + Isys Luziar + Digital Agreement
15€ (avec une conso) // à partir de minuit

Nos programmations 2013

Nous sommes très heureux de vous présenter la programmation détaillée de nos éditions toulousaine, parisienne, mais aussi, cerise sur le gâteau, montréalaise et vietnamienne !!


TOULOUSE

L’édition originale. La "formule" des Siestes la plus complète à ce jour. 12 ans d’existence. Et une programmation qui ose encore plus l’inédit, l’inattendu et le croisement (même si on revient à un certain terreau plus électronique cette année). Si vous ne connaissez pas les noms annoncés ci-dessous, pas de panique, c’est en partie fait exprès, Les Siestes étant l’un des rares festivals où ne rien connaitre de la programmation peut être une motivation ;)

- Jeudi 27 juin
Jardin Compans-Caffarelli * à partir de 19h * GRATUIT
Marvin + Electric Electric + Papier Tigre + Pneu (concert quadriphonique)

- Vendredi 28 juin
Jardin Compans-Caffarelli * à partir de 19h * GRATUIT
Dscrd + Polar Inertia + Bipolar (concert quadriphonique)

Soirée club * à partir de 23h * 17€ * La Grainerie
DIY Music Academy Live Jam
Redshape
The Analogue Cops
Dj Deep

- Samedi 29 juin
Jardin Compans-Caffarelli * à partir de 16h * GRATUIT
Polygorn
Sturqen
Cut Hands
Boston Bun

- Dimanche 30 juin
Jardin Compans-Caffarelli * à partir de 16h * GRATUIT
Paris Suit Yourself
Andy Stott
Spectral Park
Redinho

Venez à Toulouse : par le train, par l’avion, en co-voiturage... Regardez les hôtels à Toulouse.


PARIS

Le charme de la recette toulousaine (gratuit, diurne, estival, en plein-air), mais au pied de la tour Eiffel. Le contenu incroyable du Musée du quai Branly en plus. Car ce qui fait le sel de notre édition parisienne réside dans ce beau partenariat que nous avons noué avec le Musée afin que les musiciens invités puissent avoir accès aux collections audio de ce dernier et en rendre compte au public.

- Dimanche 7 juillet
Musée du quai Branly * à partir de 16h * GRATUIT
Vincent Moon
Kangding Ray

- Dimanche 14 juillet
Musée du quai Branly * à partir de 16h * GRATUIT
Sinner DC
Pierre Bastien

- Dimanche 21 juillet
Musée du quai Branly * à partir de 16h * GRATUIT
Sylvain Chauveau
Low Jack

- Dimanche 28 juillet
Musée du quai Branly * à partir de 16h * GRATUIT
Dj Arc de Triomphe
Gangpol & Mit

A noter : deux avant-dates à cette édition parisienne.
le 2 juin, à L’abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen l’Aumone, avec Plapla Pinky et Bambounou
le 21 juin, à l’Institut Français d’Amsterdam, avec Pierre Bastien


MONTREAL

Grâce à nos amis des Piknic Electronik, chez qui nous avions déjà squatté en 2009, nous revoilà en terre québécoise pour une date unique mais sacrément belle.

- Dimanche 14 juillet
Parc Jean Drapeau à Montréal * à partir de 14h * 14$
Scène Guru : Boréalis, Mondkopf
Scène Moog : Nany Leven, Arandel, Pilooski


VIETNAM

Dans le cadre de l’année de la France au Vietnam, et avec l’aide de l’Institut Français, nous testerons notre concept des Siestes Electroniques pour la première fois au Vietnam en compagnie de Vincent Moon, Laurent Jeanneau et Jean Nipon.

- le 12 et 13 octobre
Parc de la réunification à Hanoi * à partir de 15h * GRATUIT

- le 19 et 20 octobre
Parc Tao Dan à Ho Chi Minh Ville * à partir de 15h * GRATUIT

Les Rencontres Futurism

Les Siestes Electroniques initie, en marge de ses concerts, des échanges de pair à pair dans le but de réunir et faire discuter les pro, les passionnés et les amateurs de musique pour que tout à chacun puisse bénéficier de l’expérience et du savoir-faire de son “voisin”.

Attention, il ne s’agit pas d’un énième salon professionnel dédié à une industrie musicale en phase de réhabilitation mais bien d’une agora, un lieu de rassemblement où les savoirs circulent librement, passent de mains en mains. Les rencontres Futurism des Siestes Electroniques n’ont donc rien à vendre mais elles se veulent au contraire un temps et un lieu d’intelligence collective où les idées et les projets pourront naître.

Prosumer, Pro-Am, Hommes et Femmes de bonne volonté, qui souhaitez apprendre autant que partager, ne jamais restez passifs devant les solutions techniques aujourd’hui offertes, rejoignez-nous et faisons un petit bout de chemin ensemble. Le peer-to-peer a révolutionné nos modes de consommation de la musique en permettant un échange de fichiers libéré de toute contrainte financière. Imaginons désormais qu’il change notre manière de faire de la musique et plus seulement de se la procurer !

Principe :
Vous venez parler de vous, vos créations, vos expériences, votre travail.

Quelles activités possibles :

- Démo / Présentation
Une personne (ou plus) vient montrer au public l’usage pratique d’un outil ou instrument, un service, ou présenter une entité. Les démonstrations seront préférées aux présentations théoriques à chaque fois que cela sera possible. Les questions / réponses prendront autant de temps que la partie monologue du présentateur. Les présentations où plusieurs intervenants se passent la parole ou conversent en mode questions / réponses seront privilégiées.

Thèmes possibles :
- Instruments réels
- Instruments virtuels
- MAO / DAW / Séquenceurs / Mastering
- Logiciels mobiles/tablettes
- Logiciels de DJ / matériel de DJ
- Diffusion de la musique
- ...

- Workshop / Atelier
le Workshop est un groupe de travail qui ne se concentre pas sur un produit, mais sur un ensemble de techniques, et/ou un savoir faire. Les participants donnent leur avis et font part de leurs connaissances. Un animateur intervient pour dynamiser les échanges et pour retranscrire les idées clefs et propositions qui émergeront de la discussion.

Exemples :
- Tour d’horizon des instruments de synthèse modulaire
- Panorama des outils du VJ
- Les serveurs de streaming en action : comment monter un flux audio/video ?
- Hacker une Kinect : pourquoi et comment ?
- Les nouveaux instruments de créations sons sur tablettes
- ...

- Rex
Les retours d’expériences (Rex) sont le récit de l’histoire vécue d’un artiste, d’une société, des usagers, d’une aventure créative devant le public. Ce peut-être aussi livrer le fruit d’une réflexion après une certain période d’usage d’un outil ou instrument, d’un service ou de travail auprès d’un groupe (au sens large du terme)

Exemples :
- 5 ans avec Ableton Live, et ensuite ?
- 10 ans que je suis DJ
- Je fais du Circuit Bending avec des Lego
- Décrypter le business de la distribution musicale sur Internet
- ...

- Master Class
Les master class sont menées par une personne reconnue pour ses compétences, qui vient non seulement montrer mais aussi faire manipuler les intéressés qui deviennent “élèves” le temps de quelques heures. Ce n’est pas une formation, mais une invitation à découvrir et à essayer un outil ou instrument, un service. Certaines master class fourniront l’outil à manipuler, d’autres demanderont que les participants amènent leur propre matériel.

Exemples :
- L’année dernière on aurait pu imaginer une master class sur le chant inuit par Tanya Tagaq par exemple
- Cette année, ça dépendra notamment de la programmation du festival

- Dojo
Les ateliers se consacreront à améliorer les pratiques de tel instrument ou outil ou service. Il n’y a pas de “professeur”, mais un animateur qui propose au groupe de plancher sur un sujet. Les participants viennent avec leur matériel et leurs connaissances préalables, afin de travailler ensemble, échanger et s’émuler. L’entraînement se fait principalement en binôme. L’instructeur donne un exercice à faire en un temps relativement court. A la fin de chaque entraînement, les participants se réunissent pour raconter ce qu’ils viennent de faire lors d’une courte rétrospective. Ensuite les binômes se reforment différemment pour refaire le même exercice avec des variantes. Ce n’est pas un concours. On ne produit rien, ce qui est fait le temps du Dojo n’est que pour le plaisir de pratiquer et s’entraîner ensemble. Évidemment un niveau de connaissances minimum est requis.

Exemples :
- Travailler sur Max4Live
- Travailler sur les synchro MIDI
- Adapter un logiciel non musical à une pratique musicale
- ...

- OpenTalk
C’est le format de l’OpenSpace Technology (ou Forum Ouvert) qui est utilisé pour mener des discussions choisies sur le moment, dans le respect des principes suivants :
- Les personnes qui se présentent sont forcément les bonnes personnes.
- Ce qui arrive est la meilleure chose qui pouvait arriver.
- Les participants peuvent aller voir ailleurs dès qu’ils ne sont pas en train d’apprendre, de contribuer ou tout simplement de prendre du plaisir. Les sujets seront proposés en séance par les participants en début d’après midi, et répartis suivant l’espace et le timing disponible pour échanger et contribuer, et la restitution en groupe aura lieu à la fin de chaque période de temps (max. 30mn par sujet en général).

- Lightning Talk
Les discussions éclairs sont libres et proposées par n’importe quel participant. Les sujets présentés sont exposés sur un tableau visible par tous, puis tirés au sort, et la personne dont le sujet est choisi dispose d’une tribune de 5 minutes pour exposer ses idées. Un ROTI (Return On Time Investisted) est effectué avant de passer au sujet suivant. Les Lightning Talks permettent d’aborder rapidement les sujets qui n’aurait pas trouvé écho lors des autres formats de rencontres.

Combien de temps :
Les sessions dureront entre 5 et 60 minutes maximum pour chaque intervenant.

Quand :
Du 27 au 30 Juin 2013

Où :
A Toulouse, essentiellement au jardin Compans-Caffarelli, lieu de manifestation principal du festival Les Siestes Electroniques (donc ici, en plein air !)
Tel Socrate ou Bouddha, imaginez-vous discourir et transmettre votre savoir à l’ombre des arbres. Mais si le plein air ne pouvait pas vous convenir, divers lieux adaptés pourront vous être proposés (sachez pour autant que nous sélectionnerons en priorité les propositions pouvant s’adapter au plein air).

Conditions financières :
Le principe de ce volet d’action étant l’échange de pair à pair aucune rétribution n’est envisageable. Pour autant, sur justification, des défraiements peuvent être attribués.

Comment postuler :
Remplissez notre formulaire en ligne ici
Nous vous recontacterons rapidement.

Deadline :
15 avril 2013

Micro Siestes en Amérique du Sud

Les Siestes Electroniques emmènent Débruit faire un petit tour à Montevideo (Uruguay) et à Buenos Aires (Argentine) :)

On aurait aimer faire plus, pour dire vrai, mais on a manqué de moyen, pour être honnête. Mais il reste qu’à l’invitation du festival Uruguayen Soco, avec le soutien généreux de l’Ambassade de France en Uruguay et l’aide du Mutek Argentine, Débruit va faire un petit tour en Amérique latine et puis s’en ira et nous on croise les doigts pour pouvoir faire plus la prochaine fois ;)

Vendredi 5 avril
18h > 21h // Entrée libre
@ Jardin du musée national d’art visuel
Avec Débruit, Selectorchico et Lechuga Zafiro

+ After show au Paulier y Guana à partir de minuit
Avec Débruit et Club Subtropical

Facebook Event

Samedi 6 avril
à partir de 1h du matin // 40$
@ Niceto Club
Avec Débruit, Villa Diamante et Daleduro

Facebook Event

Electrosnow Festival

Les Siestes s’associent au nouveau festival andorran Electrosnow et invitent Fairmont, Undo, Bruma & Horla, le 1er avril, en haut des pistes de ski de Grandvalira.


Electrosnow est le nouveau venu d’un désormais riche circuit de festivals de musique organisés en station de ski. Mais il a pour nous l’immense avantage d’être organisé dans les Pyrénées, à 2h de Toulouse :)

La formule est balisée mais appréciable :
- 3 jours de musiques électroniques, avec au programme Nina Kraviz, Noze, Bambounou, Carl Craig, Michael Mayer, Martyn, Fairmont etc.
- 3 jours de glisse, de glisse extrême même puisque ce tiendra ce même week-end le Total Fight, une compétition qui réunit les dix meilleurs snowboarders du monde.

Nous nous associons donc à l’initiative et co-présentons la programmation de jour (12h - 16h30) du 1er Avril : Fairmont, Undo, Bruma & Horla.
Rdv en haut des pistes, le tout est gratuit !

Electrosnow : 1ère édition
Du 30 mars au 1er avril (week-end de Pâques)
Andorre - Grandvalira
www.electrosnow.com

Les Siestes au Congo : le reportage

Voilà 2 ans que Les Siestes ont installées une de leurs bases arrières au Congo. Le temps d’organiser 2 éditions riches en émotions et en enseignements. Il était temps de vous en rendre compte le plus complètement possible.

En novembre dernier, nous étions donc à nouveau à Brazzaville et Pointe Noire. Ce fut l’occasion de nombreux échanges vivifiants, car il faut bien se rendre compte que les musiques électroniques ne sont pas du tout identifiées au Congo. Aussi le documentaire que nous vous présentons pose un certain nombre de questions quant au statut du dj au Congo, quant à l’appréhension des musiques électroniques par le grand public congolais … des questions simples mais que nous avions quelque peu oubliées et qu’il est de bon ton de remettre en tête à qui veut aborder la réalité du tissu musical africain.

"Le tempo c’est fait pour danser, mais il ne nous dit rien. Donc comment comprendre la musique s’il n’y a pas de paroles. Ça parle de quoi ? Ça dit quoi ? Là vous faites seulement tougoudou tougoudou ..." Un spectateur au Congo
"C’est vrai que les gens disent que l’on fait ce métier pour les femmes ... Quelque part c’est vrai, mais pas seulement ..." Un Dj au Congo
"On se dit que le Dj, c’est peut-être un fumeur de chanvre, un illettré, il n’a pas de niveau" Un Dj au Congo

Visionnez le reportage de Pierre Teulières qui a suivi l’ensemble des protagonistes de cette aventure (35 min) :


Les Siestes Electroniques au Congo par lessiesteselectroniques


Et pour souvenir, voici le compte-rendu de notre 1ère édition congolaise, en novembre 2010 :

Mardi 23 novembre au soir : départ de Paris pour Brazzaville via Addis-Abeba. Vol Ethiopian Airlines. L’avion est à moitié vide, les hôtesses nombreuses et obséquieuses, la composition du dîner assez abstraite et la politique de gestion des luminaires tout à fait déconcertante. Je me laisse envoûter par la chaîne de radio spécialisée en musique éthiopienne, celle orientée new age diffuse elle des plages plus inquiétantes que relaxantes, mais c’est cool. Bref, ça fait quinze ans que je n’ai pas pris de long courrier, et je ne suis pas déçu du voyage – et encore moins quand nous débarquons dans l’aéroport d’Addis au petit matin, peuplé aux trois quarts de pèlerins soudanais et kényans revenus de la Mecque, vêtus de djellabas blanches et d’étoffes mauves. Une fois notre correspondance empruntée, nous sommes arrivés quatre heures plus tard à Brazzaville, où la température dépasse facilement les 30 degrés. On descend directement sur le tarmac, pour rejoindre les douanes qui, en termes de discipline, ressemblent plus aux portes d’accès d’une finale de championnat de foot amateur ou d’un concert de reformation des Svinkels qu’à des douanes. Les guichetiers sortent et rentrent, ou regardent des papiers d’un air concentré sans avoir de voyageur à « traiter ». Les officiels qui circulent d’un air vaguement autoritaire, nous font régulièrement signe d’attendre et laissent en revanche passer à peu près tous les mecs qui viennent leur taper sur l’épaule. Les formalités sont donc un peu laborieuses, on nous fait attendre sans trop savoir pourquoi, un supérieur hiérarchique succède à l’autre et au bout d’une heure nous récupérons passeport et bagages, sur la conclusion suivante du type qui visiblement « dirige » les opérations douanières : « La confiance n’exclut pas le contrôle ». OK.

Une fois installés dans nos pénates, nous ne tardons pas à tomber de sommeil. Je suis réveillé de ma sieste en fin d’après-midi par la chaleur et le son des gens sur la place. C’est un réveil plutôt doux, et j’éprouve une sensation d’hospitalité diffuse et d’improbable familiarité. Je m’attendais bêtement à me « prendre une claque » en posant le pied au Congo. Comme je voyage très peu, je m’imaginais une expérience proche de l’hallucination ou de l’hébétement, mais en fait, non, pas du tout. La claque ressemble davantage à une sorte d’éveil progressif, comme lorsqu’on se rend compte après coup qu’un bateau a quitté le port alors qu’on le croyait encore amarré. C’est une lente locomotion, presque fluviale, flottante.

Bref, ces premières heures passent comme un sirocco gentiment abrutissant, et en terminant de dîner dans un restaurant près du fleuve, je me rends compte qu’il est à peine 20h. Le temps se dilatera souvent comme ça lors de la semaine. C’est un peu troublant, mais parfois très grisant de voir qu’on a oublié ses réflexes et ses repères, surtout quand on est un jeune aussi impatient comme moi. Nous allons ensuite boire un verre dans une sorte de resto/bar/boîte avec la clim à fond et une sélection de rumba, R&B, rap, ndombolo et gros tubes européens electro/dance plus ou moins récents, et pas forcément du meilleur goût. La sono est bourrin sans être atroce non plus, les gens sont chauds, l’ambiance relax, et on danse – comme tout le monde ici – face au grand miroir qui couvre tout un mur de l’endroit.

La journée suivante s’organise – plus ou moins – autour du concert que Paul (Mondkopf) doit donner le soir au Centre Culturel Français (CCF). L’ambiance est charmante, les gens tous ravis de nous voir, Romain shoote dans tous les sens et déjà les premiers musiciens, DJ ou simples amateurs de musique viennent jeter un œil sur l’installation de la scène dans la cafétéria du CCF, l’Awalé. Nous allons alors tous visiter le centre Sony Labou Tansi, dans le proche quartier de Bakongo, où aura lieu la soirée du samedi, et où répète pour le moment le groupe Musée d’Art, sorte de troupe musicale « tradi-moderne » composée d’une dizaine de percussionnistes, d’un clavier, d’un bassiste et d’un guitariste, dirigé par l’intense Akramo.

Le soir, le public du concert qui commence à s’installer est composé pour moitié de Français et autres blancs expatriés (l’ambassadeur italien nous fait notamment l’honneur de sa venue), et pour moitié de Brazzavillois curieux et/ou mélomanes. Paul entame son live par une longue plage ambient sombre qui prend progressivement du corps, avant de lancer des rythmiques plus soutenues qui font bouger quelques nuques. Vers la fin du live, on sent que quelque chose se passe, et qu’il serait dommage de s’arrêter là, et très vite Akramo nous fait profiter de ses talents de percussionniste en improvisant sur les beats de Paul. Le résultat galvanise rapidement le public jusqu’ici assez sage, surtout qu’Akramo fait le show, danse, bondit tout autour de la scène, scande des paroles en lari (la langue de la minorité qui vit à Bakongo) et se laisse posséder par ce qu’on ne peut appeler autrement que de la transe. Pour ne pas frustrer un public désormais dans tous ses états, Paul et Akramo décident d’enchaîner cette séquence live par un mix house du meilleur effet, toujours accompagné de percussions. La fête dure plusieurs heures et on se couche grisés.

Le lendemain, il y a un grand défilé de mode au CCF, et on a proposé à Paul et Charlie (Qoso) de s’occuper de la musique. Pendant près de deux heures, nos deux compères vont imposer un groove puissant, en crescendo, fait de classiques d’Italo ou de Chicago et de tracks plus récents, si bien qu’au bout d’un moment le public – constitué, cette fois-ci, presque exclusivement de Brazzavillois – danse carrément et saute de joie sur certains breaks et certaines montées de clavier – même si, en l’occurrence, la musique fonctionne plus comme un stimulant du défilé que comme une expérience autonome, vécue à part entière par les spectateurs. Soyons honnêtes, les mannequins, les vêtements, l’événement en soi comptaient clairement pour beaucoup dans cette ambiance, mais quand même, c’était vraiment beau de voir cette jeunesse congolaise en délire sur du Frankie Knuckles ou du Kano.

La troisième soirée, organisée au cercle Sony Labou Tansi, restera certainement la plus grisante du séjour. D’abord par son affiche, puisqu’y jouent à la fois Mondkopf et Qoso, des DJ locaux, Musée d’Art et une troupe de danse hip-hop du nom de I-Dance, mais aussi par le cadre en plein air et l’ambiance à la fois festive et familiale qui y règne – les gens sont venus en nombre, et un stand a été monté où une mère et ses filles vendaient brochettes, cuisses de poulet, salades et bières. Le public, en partie assis, met dans l’ensemble un peu de temps à se mettre en route, mais les meilleurs danseurs, eux, montent vite sur scène pour passer un par un, en séquence, comme les concurrents d’une compétition de danse. Les DJ congolais servent leur habituel panaché de tubes généralistes avec animation vocale, les gens semblent contents, et Musée d’Art réalise une véritable performance, quasiment une heure de percus / chants / danse interrompue, accompagnée par une boîte à rythmes. Une sorte de flux tantôt hypnotique, tantôt presque cubiste par son goût de la saccade et de la rupture.

Pour clore la soirée, l’effet produit par les premières minutes acid du live de Paul et Charlie est particulièrement foudroyant sur une partie de l’assistance du « Sony ». Deux garçons d’une dizaine d’années, notamment, me regardent comme si j’allais leur dévoiler le secret de la techno : « Comment il fait là ? ». Entendre un son à la fois physique et abrasif sortir comme ça d’un simple laptop soufflait leurs réflexes perceptifs. Sans jouer sur des clichés post-colonialistes nauséabonds, les deux gamins avaient l’air d’y voir une forme de sorcellerie technologique, et leur réaction hésitait entre possession rythmique et fascination trouble. Un des instants les plus intenses du séjour, pour moi.

L’histoire de notre venue à la Main Bleue, le dimanche soir, est tout autre. Ce dancing de Bakongo (un des quartiers de la minorité Lari) revêtu de dalles en mosaïque bleue, d’où son nom, est à ciel ouvert, et sa piste entourée de nombreuses tables, d’une cabine de DJ fermée et vitrée (sans clim), d’un petit bar et d’un espace peint tout en blanc, visiblement destiné aux séances photo. Il est fréquenté ce soir-là par des couples venus danser la rumba, et par un petit nombre de sapeurs, pas tous très jeunes, et pas tous forcément impeccables par rapport à certaines images qu’on peut avoir de cette intriguante sous-culture. Guillaume, notre "fixeur" sur place et ancien administrateur des Siestes Electroniques, avait eu l’idée de solliciter les gens qui gèrent l’endroit pour essayer d’y faire se rencontrer la culture club européenne et celle, locale, des sapeurs et des traditions de danse populaires. Quelques jours avant, nous avions donc rencontré Fredo, aka DJ Sarkozy (sic, évidemment), qui nous avait répondu qu’il était d’accord pour nous faire partager ses platines, mais que le public de la Main Bleue était tout de même habitué à sa sélection, à sa façon de la séquencer, et exigeait de lui qu’il joue forcément quelques morceaux « gold » de la musique congolaise... L’expérience s’annonçait donc assez casse-gueule… et l’a effectivement été. Autant le démarrage à la vieille rumba a été poliment reçu, autant la suite (une séquence funk puis une séquence coupé) a quasiment créé un incident diplomatique (concrètement : un client vient se plaindre directement dans la cabine, et Fredo me regarde d’un un œil crispé en me voyant sélectionner « Ça va chauffer » des Ivoiriens de Grand Maquis All-Stars, pour finalement me congédier en douceur…). Mais l’ambiance qui règne sur place, le charme du lieu et le défilé des sapeurs et d’autres hautes figures de Brazza ont suffi à nous faire oublier cette tentative un peu malheureuse.

La journée du lendemain sera marquée par un peu de pur tourisme, conclue par une escapade au marché de nuit, réputé pour ses singes fumés et autres alligators à la coupe. L’expérience est à peu près aussi éprouvante que celle vécue au marché Total (car situé près du siège du géant pétrolier) de Bakongo, que nous avons traversé quelques jours plus tôt, et qui pourrait d’ailleurs s’appeler « total » sans majuscules, comme on parle d’ « art total » ou de « football total ». Tout est vendu là-bas, sous toutes les formes, partout, et on dirait bien que tout Bakongo est ici rassemblé. On nous y hèle sans cesse et certains nous appellent par les noms des footballeurs de l’équipe de France – « Gourcuff », « Ribéry », mais aussi, plus étonnant, « Alou Diarra » ou « Bakary Sagna ». Une fois passé le stand des sauterelles grillées et celui des chauve-souris vivantes tuées à la demande, je passe chez un minuscule disquaire plein de vieux vinyles, malheureusement tous dans un état déplorable et probablement injouables sur une platine. La circulation est lente et malaisée, les odeurs de nourriture, de boue et d’essence se mêlent en vagues tièdes et âcres, et l’immensité du marché a quelque chose d’à la fois vertigineux et enivrant. Le périple dans le marché Total aura probablement été l’expérience la plus proche de cette fameuse claque africaine.

Le reste du temps, on ne se « prend » pas forcément grand-chose à la figure : c’est plus ce qu’on ne se prend justement pas, ce qui ne résonne pas, qui ne passe pas qui fait la vraie différence entre nos habitudes et celles de Congolais. Les serveurs qui n’apportent pas ce vous avez commandé, les taxis qui ne vous rendent pas la monnaie, les sapeurs qui ne vous parlent pas de l’argent qu’ils voudraient pourtant que vous leur donniez pour passer à la Main Bleue, les passants qui ne répondent pas aux questions que vous leur posez, les gens en boîte qui viennent vous parler sans avoir quoi que ce soit de particulier à vous dire, ou qui vous prennent pour quelqu’un d’autre mais ne se démontent pas quand ils réalisent qu’ils se trompent : c’est tout un spectre de l’univers rationnel névrotique occidental, de la logique oui/non, question/réponse, problème/résolution, tout ce fastidieux système à somme nulle qui est rayé de la carte psychologique – là encore, je ne dis rien de neuf et j’imagine bien que des dizaines de livres doivent parler de ça. Il reste que ça rafraîchit les méninges de voir que le modèle de pensée en vigueur ici est presque totalement ignoré là-bas – pas méprisé, juste ignoré.

Dans l’avion du retour, le mercredi matin, le spectacle congolais offre un dernier rappel avec une délégation interministérielle qui a l’air de partir en Chine via Addis. Séance photo improvisée en cabine (une heure, montre en main) pour donner des preuves qu’on a bien pris l’avion, discussions à bâtons rompus et volume vocal supérieur sur des sujets on ne peut plus flous : une indiscipline généralisée qui a l’air d’exaspérer les sages hôtesses éthiopiennes du vol. Pas de doute, même à 10 000 mètres d’altitude, l’esprit congolais reste toujours aussi vif. Et une chose est sûre : quoiqu’il arrive, on reviendra à Brazza.

Audimat en débat !

Le premier numéro de la revue des Siestes Electroniques "Audimat" est désormais épuisé, mais son contenu polémique vit à travers le retentissement des débats suscités. Nous souhaitons donc aujourd’hui donner corps à notre petite entreprise papier et ainsi lancer un cycle de débats qui se tiendront à Paris, à la Gaîté Lyrique, de janvier à avril, mais également en streaming.


- LE MARDI 22 JANVIER : Qu’est-ce qu’un son de bonne qualité ? – 18:30 – entrée libre

Les re-masterings de Kraftwerk dénaturent-ils les originaux ? Ariel Pink sonnait-il mieux lo-fi ? Doit-on vraiment considérer l’écoute de formats "streaming" comme dégradée ? Quel sens prend aujourd’hui le souci du "beau son" et comment musiciens, ingénieurs et mélomanes l’appréhendent-ils ?

Avec Olivier Julien, maître de conférence et musicologue à l’Université Paris IV. Spécialiste du « son », ses recherches portent principalement sur le rapport des musiciens populaires à la technologie et le conditionnement qu’impose cette dernière. Olivier Julien sera accompagné de Etienne Jaumet (ingénieur du son et musicien) et Sophian Fanen (journaliste à Ecrans/Libération).

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- LE MARDI 19 FÉVRIER - A quoi sert la critique musicale ? – 19:30 – entrée libre

Régulièrement décrié pour ses formules comme dans son principe, le journalisme musical mérite-t‐il d’être défendu ? Alors que les modes d’accès et d’écoute se multiplient sur le web, pourquoi élaborer des jugements sur la musique, et quels formats adopter ?

Avec Yves Michaud, philosophe et critique d’art, fondateur de l’Université de tous les savoirs, et auteur d’Ibiza mon amour, réflexion sur l’industrialisation des loisirs sur cette île symbole de la contre-culture, accompagné de Johan Girard, chercheur - enseignant à la Sorbonne Nouvelle ainsi que journaliste et auteur de "Répétitions, L’esthétique musicale de Terry Riley, Steve Reich et Philip Glass" et Olivier Lamm, journaliste multicarte (The Drone, Chronic’art, France Culture).
On abordera donc la critique musicale sous un angle esthétique et philosophique, ça aura le mérite de changer :)

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- LE JEUDI 14 MARS - Le rap français existe-t-il vraiment ? – 18:30 – entrée libre

Le mouvement hip-hop connait en France depuis le milieu des années 80 une histoire indéniablement riche, qui se poursuit aujourd’hui sous des formes parfois très éloignées de ce qu’il était à l’origine. On constate ainsi que les principaux représentants hexagonaux du genre ont généralement suivi une ligne assez fidèle aux critères de validité de la chanson française (textes narratifs ou a message, musique fonctionnelle, soumission du signifiant au signifie) à l’exception notable du TimeBomb collectif plus proche des sources américaines du rap.

Thibault de Longeville, producteur et directeur artistique proche de TimeBomb à l’époque, ainsi que Julien Morel, rédacteur en chef de Vice, et Etienne Menu, rédacteur en chef d’Audimat, reviendront sur cet âge négligé et sur les raisons de ce malentendu entre la culture musicale française et la nature proprement phonocentrée du rap.

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- LE MARDI 16 AVRIL - Musiques Gay, musiques d’avant-garde ? 19:30 - entrée libre

Disco, HI-NRG, garage house, electro queer... La culture musicale de la communauté homosexuelle a produit depuis des décennies plusieurs genres majeurs aux destins souvent improbables, voire presque tragiques. Didier Lestrade nous dira d’abord comment la HI-NRG, un genre viril et affirmatif né dans les clubs gays des années 80, a nourri et nourrit encore la créativité de la club music à travers l’eurodance puis l’actuelle vague electro rap. A ses côtés, differents acteurs de la scene gay (Pipi de la Frèche & Patrick Vidal) lui répondront et témoigneront de leurs propres expériences de l’esthétique sonore des clubs gays au fil des époques.

Gaité Live Event
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Attention les débats seront concis et commenceront à l’heure ! Pour ceux qui ne pourrons pas se rendre sur place, pas de soucis, l’événement sera retransmis (puis archivé) sur le compte live-stream de la Gaîté Lyrique
http://new.livestream.com/accounts/...