vendredi 24 juin 2016

Jardin Compans-Caffarelli (Toulouse)

Giant Swan et Levon Vincent

Aux Siestes, nous sommes tous un peu romantiques voire fleur bleue, il faut bien l’avouer. Nous raffolons ainsi d’un genre spécifique de guimauve post-industrielle : musique bruitiste mais organique, mélodieuse mais sans refrain ni couplet, musique de machines pour humains. Une musique faite par des humains sur des machines et sur laquelle d’autres humains aiment danser.

Un début de soirée aux allures de Big Bang. Tout n’est que magma sonore. Petit à petit, les éléments se mettent en relation les uns avec les autres, ils s’articulent, entrent dans le mouvement cosmique, des soleils naissent, des planètes se mettent en orbite, des galaxies s’organisent de manière presque magique. En cours de périple, comme Champollion devant la pierre de Rosette, le sens nous apparaît. Dès lors tout n’est plus que fluidité, aisance et confort. Les pas de danse s’enchainent.