samedi 1er juillet 2017

Jardin Compans-Caffarelli

Harvey Sutherland and Bermuda

Le disco est un genre déterminant de la seconde moitié du XXème siècle, on peut même considérer qu’il a condensé l’essentiel de la créativité musicale de ce siècle. C’est grâce au disco que la figure du dj a émergée, c’est avec lui que la dance culture est devenue mainstream, et c’est également le premier genre musical à avoir autant été tiraillé entre avant-garde et reproduction au kilomètre. Pensons qu’en 1979 le disco est à la fois à son apogée commerciale et profondément haï (rappelons que lors de la Disco Demolition Night, 50 000 personnes détruisent des caisses de disques à coups d’explosifs avant d’être dispersées par la police anti-émeute). Depuis, il reste le style musical qui fait le plus danser lors des mariages. Et, avec sa mesure 4/4 et son rythme invariable à 120 BPM, il se traine une réputation vaguement ringarde, quand bien même Nile Rodgers serait devenu une icône presque aussi cool que les Daft Punk à 60 ans passés. Mais demandons-nous s’il est aussi simple de faire danser sur la même piste l’ado de la génération Z et le soixante-huitard ? Harvey Sutherland and Bermuda jouent de tout cela, de tous les clichés, lors de concerts aussi kitschs que profondément jouïssifs.