Les Siestes au Congo

Les Siestes au Congo

2ème édition des Siestes au Congo, du 21 novembre au 3 décembre. On invite Douster et Jay Weed à venir balader leur africanisme de chambre à Brazzaville et à Pointe Noire.


Les Siestes conduisent depuis 2007 un programme international qui lui permet de s’établir l’espace d’un instant ex situ, une façon de tester le festival auprès de publics étrangers, d’explorer une manière de percevoir et de livrer la musique en dehors de ses réseaux habituels, une manière de se maintenir en éveil aussi pour un festival qui se décrit lui-même comme aventureux. Dès lors que ce soit à Berlin, Riga, La Haye, le Caire, Kyoto, Montréal, Abu Dhabi ou Brazzaville, chaque fois il s’agit de se mettre en danger, de tester de nouvelles approches, d’ouvrir de nouveaux horizons esthétiques.

Or en l’occurrence, il faut reconnaitre que la première édition des Siestes au Congo en 2010 fut notre expérience la plus marquante. Partis la fleur au fusil, nous anticipions un choc des cultures, qui s’est effectivement produit mais pas à l’endroit où nous l’attendions. Nous n’avions notamment pas mesuré que les musiques électroniques telles que nous les considérons ne puissent que difficilement être appréhendées par les congolais car elles n’existent tout simplement pas sur place (alors que l’essor du kuduro angolais, du kwaito ou du shanghaan sud-africain ou bien encore du coupé-décalé ivoirien aurait pu laisser envisager une sous-culture « électronique » possible en pays africains). Or l’effet d’une TB 303 sur un garçon de Bakongo qui entend pour la première fois ce type de son ultra synthétique nous a rappelé l’émerveillement que peut procurer les musiques électroniques.

Charge à nous désormais de pouvoir aller au delà de la seule stupeur pour cette deuxième édition. C’est la raison pour laquelle, au risque d’afficher une approche « sociocul » de mauvaise aloi, nous avons ajouté un volet de formations et rencontres conséquent à destination des musiciens locaux.

- Les musiciens invités : Douster & Jay Weed
Sous l’effet du réchauffement climatique et d’une contraction de notre échelle espace-temps, la notion de tropicalisme fait dernièrement un retour en force dans la novlangue de la critique musicale. Jay Weed et Douster, amis lyonnais connectés sur le monde depuis l’ouverture de leur ligne Adsl en sont l’un des plus parfaits exemples français. Jeunes citoyens d’ici comme d’ailleurs, biberonnés aux séries TV téléchargées en VO, maternés par la programmation internationale des Nuits Sonores, grandis par les échanges universitaires, Jay Weed et Douster ont intégrés une notion de folklore aterritorialisée qui met sur un pied d’égalité un tube d’eurodance roumain, de reggaeton vénézuélien, de kuduro angolais ou d’electro US. Et si Jay Weed lorgne plus volontiers du côté de la scène bass music anglaise avec des ambiances brumeuses, Douster pencherait quant à lui plus volontiers vers le continent américain et ce que certains appellent sa ghetto music, les deux se rejoignent dans leur pratique décomplexée des musiques électroniques, loin des chapelles musicales et de leurs guerres de cloché.

- Les autres invités : Fabrice Fortner & Pierre Teulières
Fabrice Fortner est un spécialiste MAO (notamment pour la suite Ableton), il sera chargé d’animer le volet formation qui nous avons spécifiquement ajouté pour cette deuxième édition. Quant à Pierre Teulières, réalisateur, cadreur, monteur, il suivra l’ensemble des protagonistes de notre aventure congolaise et sera chargé de documenter leur périple.

- Le programme :
du 22 au 26 novembre : Brazzaville
du 27 au 28 novembre : Kinshasa (à confirmer)
du 29 novembre au 2 décembre : Pointe Noire

- Les partenaires :
Institut Français à Paris, Institut Français du Congo à Brazzaville et à Pointe-Noire, Ville de Toulouse, Ableton, Heineken

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