Les débats Audimat

Les débats Audimat

Deuxième saison de nos débats Audimat à la Gaîté Lyrique. Prolongement vivant, vibrant et polémique de notre revue papier Audimat, ces débats sont l’occasion de réunir musiciens, universitaires, écrivains, journalistes à discourir sur les thématiques explorées par le dernier numéro de la revue.


- LE MERCREDI 30 AVRIL : La pop mainstream doit-elle être défendue ? - 19h - entrée libre

Saul Austerlitz, journaliste au New York Times, commence à en avoir assez : la plupart de ses confrères critiques musicaux sont devenus des « poptimistes » qui passent désormais leur temps à parler de stars comme Miley Cyrus plutôt que de la foule de groupes moins connus qui, à son avis, mériteraient plus d’attention et de réflexion.

Le combat de légitimation qui opposait les critiques pop et rock à la vieille garde de la « haute culture » s’est vite déplacé au sein même des musiques populaires. Après une période pacifique encouragée par les trajectoires spectaculaires de certains artistes « indés » et une certaine créativité au sommet des charts, le débat refait surface : en fonction de quoi y a-t-il une « bonne » et une « mauvaise » pop à succès ? Et si Beyonce ou Pharrel Williams se vendent très bien sans elle, faut-il que la critique s’y intéresse autant ?

Les invités pour ce débat sont :
- Michka Assayas * écrivain et journaliste, directeur de la rédaction du Dictionnaire du rock
- Benoît Sabatier * critique et journaliste, rédacteur en chef adjoint musique de Technikart
- Agnès Gayraud * docteur en philosophie, spécialiste d’Adorno et musicienne (La Feline)

- LE MARDI 18 FEVRIER : Musiques métal : toujours en marge ? - 19h - entrée libre

Après le large rayonnement de groupes comme Sunn O))) ou Wolves in the throne room, c’est cette année les louanges apportées au dernier album de Deafheaven par le magazine Pitchfork qui relance le débat entre les partisans d’une altérité des musiques metal et ceux qui y voient une forme de pop parmi d’autres ; entre les nouveaux convertis, pour qui le metal deviendrait l’avant-garde de la pop, et les fatigués, qui n’y entendent plus que des schémas répétitifs et usés...

Comment expliquer le succès des musiques metal en même temps que leur marginalité médiatique en France ? Face à la diversité des scènes réunies sous la bannière metal, peut-on parler de contre-culture ou d’avant-garde ? Les musiques metal sont-elles des musiques populaires comme les autres ?

Pour en parler ce 18 février, Olivier Badin, journaliste chez les anglais de Terrorizer, Olivier Drago, rédacteur en chef du magazine de référence New Noise, Gérome Guibert, sociologue, fan et témoin actif de la controverse médiatique au sujet du festival Hellfest et Jérôme Lefevre, commissaire de l’exposition Altars of Madness.

- LE JEUDI 12 DECEMBRE : Musique Pop et littérature française - 19h - entrée libre

Si de nombreux écrivains anglo-saxons ont su écrire sur la pop music avec talent, leurs homologues français ont connu moins de réussite. Tiraillés entre le tourisme culturel et la vaine mythification d’une histoire et d’un art pourtant bien réels, les auteurs hexagonaux ont pour la plupart échoué à rendre compte de l’expérience du rock, du hip-hop ou des musiques électroniques. Pour discuter de ce rendez-vous manqué, nous recevrons entre autres Tristan Garcia, philosophe, romancier et grand amateur de pop, qui a notamment signé la nouvelle "Les Rouleaux de bois" dans le dernier numéro d’Audimat.

Archive Vidéo

- LE MERCREDI 16 OCTOBRE : La mort de la World Music - 19h - entrée libre

Dans le dernier numéro de la revue Audimat, l’article « La mort de la world music », du Suédois Johan Palme, proposait dans un premier temps une critique de la world music telle qu’elle a existé dans les années 80 et 90 (Peter Gabriel, Paul Simon, etc.). Puis il étudiait la vaste scène dite « global ghetto », qui depuis le milieu des années 2000 se positionne comme une réaction à l’idéologie world en important un matériau, présenté comme plus brut et plus club, directement des lieux de production d’origine – Brésil, Afrique du Sud, Angola, Côte d’Ivoire, etc. Selon Palme, les parangons de ce nouveau mouvement, à l’instar de Diplo, agissent en réalité en néo-colonialistes et font mine d’ignorer la situation de dominance qu’ils imposent aux musiciens locaux dont ils publient et diffusent la musique.

Pour discuter de cette thèse polémique, Audimat a invité :
Etienne Tron, producteur musical, organisateur des soirées Secousse et Dj co-fondateur du Comptoir Général
Jess & Crabbe, deux DJ parisiens qui ont entre autres sorti sur leur label Bazzerk une anthologie de kuduro, la club music angolaise
Martin Meissonnier, journaliste et producteur

Archive Vidéo


Infos Générales

@ 1er étage de la Gaite Lyrique - 3 bis rue Papin - 75003 Paris

Entrée gratuite & Bar sur place
Attention nos débats commencent à l’heure ;)
Les débats sont retransmis en direct en streaming sur http://www.dailymotion.com/audimat

Plus d’informations à propos de la revue Audimat