vendredi 30 juin 2017

Jardin Compans-Caffarelli

Princess Nokia

S’il y a un vent de liberté certain chez Princess Nokia, un goût pour l’affranchissement, il est d’abord et avant tout musical. Rarement on aura eu l’occasion d’entendre, dans le rap actuel, un panel aussi large d’influences : des classiques old school aux morceaux plus contemporains d’influence trap, sans jamais être dans le clone sépia Instagram, ni le générique débité au kilomètre. On trouve chez elle un caractère hétéroclite qui fait du bien, qui ouvre des perspectives, qui démontre que le rap n’est pas qu’une question de clan et de filiation auquel il faudrait porter allégeance. La fougue de la jeunesse, probablement, mais pas seulement. Il y a un dessein esthétique, si ce n’est parfaitement clair, exprimé avec véhémence et envie : affirmer haut et fort que le futur peut être radieux et qu’il ne se fera pas sans nous.