RSS   RSS  RSS  RSS  RSS 
Newsletter  

Revue Audimat

Les Siestes Electroniques élargissent leur champ d’intervention en éditant une revue baptisée Audimat. Une vraie revue, pas un magazine ni un programme du festival : des articles long format sur la musique, écrits par des contributeurs français ou étrangers, pas forcément issus de la presse spécialisée. L’idée est d’ébaucher en langue française un discours critique exigeant, sans être abscons, sur la pop music, son histoire, son écoute, sa diffusion dans le monde.

Une grande réussite grâce à des textes passionnants - Global Techno
C’est aussi humble que réjouissant. On croise d’ores et déjà les doigts pour le numéro deux - The Drone
La revue est vraiment stimulante et se lit d’un bout à l’autre sans ennui - L’éditeur singulier
Une grande respiration érudite dans le domaine des musiques actuelles - Kiblind
Au programme des articles long format et passionnants sur la musique – comme "Dance music : la fin du futur" par Simon Reynolds - Les Inrockuptibles
Un effort éditorial inédit : des textes sur la musique en long format qui abordent des sujets souvent pointus tout en évitant l’obscurantisme - GQ
Une piste esquissée dans le premier numéro d’Audimat qui dissèque avec discernement le cadavre de la pop culture - Alain Finkelkrautrock
Huit textes qui prennent de la distance et de la hauteur - Goute mes disques
Audimat restaure une discipline qui ne cessait de décliner : la "critique rock" - Fake for Real
Audimat se lit avec suffisamment d’intérêt et d’excitation pour qu’aucune ligne ne soit laissée de côté - Noise
Audimat enterre définitivement les problématiques typiques de la génération des baby-boomers comme “Existe-t-il une critique rock ?” - Magic
Audimat donne à voir la pop en croisant les approches. Critiques ou universitaires, français ou étrangers, les auteurs dessinent un discours critique pluriel - Technikart

http://revue-audimat.fr

Sommaire du dernier numéro / Sommaire du numéro 0 / Achat / Les débats Audimat / Les chroniques Audimat




- SOMMAIRE N° 1

Yuppies versus Hipsters : l’underground d’hier et d’aujourd’hui par Adam Harper

Les textes d’Adam Harper sont de bons antidotes contemporains à la prolifération des discours sur une hypothétique « rétromania ». Collaborateur de Wire et Dummy Magazine, il a publié chez Zero Books « Infinite Music : Imagining The Next Millenium of Human Music-Making », un essai stimulant qui prend acte de l’histoire des théories de la musique pour proposer un modèle ouvert à toutes ses potentialités. Dans cet article, il s’appuie sur ses recherches en cours à l’université d’Oxford à propos de l’underground des années 1980, pour relativiser l’explosion des échanges souvent associée à l’apparition d’Internet, et en questionner la dimension politique.

Thrash-Metal, orgies pop et gesticulations outrées : manifeste de l’immodéré et du déraisonnable par Lelo Jimmy Batista

Lelo Jimmy Batista est journaliste au magazine New Noise, président de l’Amicale des Fans de Nicolas Cage et principal responsable, via son blog « J’irai cracher du nuoac man sur tes tripes », d’une mauvaise conscience partagée chez les professionnels du publi-rédactionnel. Nous lui avions demandé si le complexe des musiques « metal » n’avait pas remplacé « l’indie » comme avant-garde rock. Il a fait semblant d’avoir la réponse et nous a finalement rendu une autofiction qui bifurque vite vers un manifeste esthétique en faveur de l’année 1988 dans la pop, entre Slayer, Public Enemy et l’acid-house.

Musique numérique : pour quoi faire ? par Guillaume Heuguet

Evoquée depuis les balbutiements d’Internet, l’idée de données dématéralisées en libre circulation n’en finit pas d’être répétée. Appliquée à la musique, elle nourrit des discours qui dépassent le simple constat : en exagérant à peine, le « cloud » invisible et fantasmé serait devenu le seul et unique milieu naturel de l’écoute, et la musique qu’il rend disponible ne saurait manifester autre chose que les propriétés d’un « environnement virtuel ». Or, l’expérience de la musique comme l’observation des formes qui peuplent le web offre chaque jour des éléments de lecture nettement moins homogènes que ce que ce nouveau dogme paramusical voudrait laisser croire. Reboot en forme de redéfinition des termes et de réévaluation des enjeux, par Guillaume Heuguet, corédacteur en chef d’Audimat et chercheur en sciences de la communication au Celsa.

La world n’est plus de ce monde par Johan Palme

Cela fait bientôt dix ans que les nouvelles musiques urbaines du « Sud » fascinent des hordes de branchés du « Nord ». Baile funk brésilien, coupé-décalé ivoirien, kuduro angolais… Dans les clubs occidentaux ont résonné ces grooves qui ont eu l’immense mérite de proposer autre chose que la routine « électro-techno-house ». Reste maintenant à définir, au-delà de l’excitation procurée par ces sons conçus et pensés autrement, la valeur esthétique et politique que leur confère les intermédiaires américains ou européens qui les importent. Journaliste à Stockholm, Johan Palme a tenu de 2007 à 2012 le blog Birdseed Tunedown, une activité qui l’a vu intégrer une génération d’amateurs et DJ investis dans une mise en avant du « global » et du « ghetto », bien décidés à dépasser les clichés du principe de « world music » né dans les années 1980, sans y parvenir tout à fait. Il revient ici pour Audimat sur les problèmes posés par sa démarche.

La « nébuleuse Drexciya » : une musique conceptuelle ? par Quentin Delannoi

Là où le rock (prog et psychédélique, en particulier) a régulièrement produit des concept-albums voire des concept-groups, en techno l’affaire semble en revanche entendue : nous n’aurions affaire qu’à une musique instrumentale, donc automatiquement abstraite et fonctionnelle, à écouter comme telle, et que seul son contexte de production relierait au monde, comme lorsqu’on insiste sur le modèle d’une « techno de Detroit ». Que faire pourtant des métaphores scientifiques et autres connotations SF qui parcourent l’appareil textuel de la techno des années 80 et 90 ? Comment comprendre le recours systématique aux images fantastiques et aux concepts (et donc aux « concept-tracks ») d’un groupe aussi emblématique que Drexciya ? Quentin Delannoi, jeune chercheur en lettres modernes, décrit comment, en prenant au sérieux ces « clés » thématiques, il s’agirait moins de réduire la musique à un sens univoque que de s’orienter à l’intérieur de celle-ci et de se montrer fidèle au projet de Stinson et Donald.

Faustus et moi : L’inauthenticité de la pop Par Agnès Gayraud

La théorie sociologique et les cultural studies ont facilement évincé, sous prétexte d’élitisme et d’archaïsme, les positions de Theodor W. Adorno, philosophe majeur de l’Ecole de Francfort et pourfendeur du formatage, de la « musique légère » et de la « Kulturindustrie ». Malheureusement, les conséquences de ces attaques en partie justifiées sont celles d’un certain relativisme, qui fait de la musique pop un objet de consommation comme les autres. Elle continue donc d’être déconsidérée par ceux qui se préoccupent de formes artistiques apparemment moins dépendantes des circuits médiatiques. Pour Agnès Gayraud, chanteuse du groupe La Féline et auteur d’un livre sur Adorno et la pop music à paraitre chez François Bourin, il faut accepter le reproche d’inauthenticité qu’adresse Adorno à la pop, pour y voir une chance du point de vue esthétique, et même ébaucher l’hypothèse d’une critique de l’inauthenticité opérée par la musique elle-même.

Les rouleaux de bois par Tristan Garcia

Normalien et docteur en philosophie, Tristan Garcia poursuit en parallèle ses oeuvres philosophiques et littéraires, depuis le succès de La meilleure part des hommes (prix de Flore 2008), un roman qui mettait en scène une génération marquée par l’arrivée du Sida. Après un court essai sur la série Six Feet Under, il relie pour la première fois son écriture à sa passion pour la musique. Entre mythologie et dérision par l’anecdote, vertige spéculatif et ravissement sensible, le rock y est à la fois condamné et sauvé par les logiques obsessionnelles.

http://revue-audimat.fr/





- SOMMAIRE N° 0

Diedrich Diederichsen - Va crever, critique de disque (mais prends ton temps)

C’est une chose étrange et presque scandaleuse que Diedrich Diederichsen ait été aussi peu traduit en français. Né en 1957, il a écrit sur le punk et la new-wave pour la version allemande du magazine Sounds avant de diriger Spex, titre-phare de la presse alternative germanique, jusqu’au début des années 90. Imprégné de cultural studies, de post-structuralisme et de marxisme dissident, sa façon d’aborder la critique musicale est celle d’un moderniste radical, peu enclin à prendre la légèreté à la légère. Il enseigne parallèlement la théorie de l’art à Vienne. Audimat publie ici un article précédemment édité dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung en 2010, qui s’interroge sur le choix de son ancien employeur, Spex, de cesser de publier des chroniques d’albums.

Simon Reynolds - Dance music : la fin du futur

Simon Reynolds a ce pouvoir de parler d’un morceau ou d’un artiste avec un enthousiasme tel qu’on a tout de suite envie d’aller l’écouter ou le réécouter. Son désir d’échafauder, article après article et livre après livre, une véritable histoire esthétique de la pop music au sens large, ne peut évidemment qu’être accueilli à bras ouverts pour qui n’a jamais goûté aux épuisants récits rock’n’roll, anecdotiques et psychologisants de la musique de ces cinquante dernières années. Après la sortie de son dernier livre Rétromania au début de cette année, il revient pour nous, via Skype, sur l’idée selon laquelle le futur et le futurisme en musique seraient paradoxalement devenus au fil des années des notions dépassées.

Écouter la playlist liée à l’article sur YouTube

Tim Finney - Say what ? La UK Funky et l’ineffabilité du groove

Tim Finney est australien, il a 30 ans, a longtemps tenu un blog intitulé Skykicking et signe parfois des chroniques pour Pitchfork quand il réussit à trouver un créneau dans son emploi du temps d’avocat spécialiste des class actions – le même travail que celui de Glenn Close dans Damages, sauf que Tim est beaucoup plus sympathique. Malgré des goûts musicaux parfois peu compatibles avec les nôtres, Tim prête une telle attention à ce qu’il écoute et décrit qu’on finit souvent par réévaluer positivement ce qu’on pensait de ce titre de dancehall au départ assez terne, ou par prendre conscience de la fonction matricielle des remixes d’Ewan Pearson dans la scène electrohouse entre 2003 et 2005. Pour Audimat, il théorise la notion d’ineffabilité du groove à l’œuvre dans un genre passé plus qu’inaperçu en France : la UK funky.

Écouter la playlist liée à l’article sur YouTube

Louis Picard - Chiens vivants, lions morts : esthétique de la chanson rare

La rareté en musique ne concerne plus guère que les disques eux-mêmes, puisque YouTube et feu MegaUpload ont en quelques années rendu disponible et gratuite la quasi totalité de la production musicale, ou en tout cas de la production musicale faisant l’objet d’une demande, évidemment. Face à ce renversement du régime de l’écoute, nous avons demandé à notre ami Louis Picard, de son état professeur de lettres modernes en classes préparatoires et généreux érudit du rock, de nous parler du rapport trouble que l’on entretenait autrefois aux chansons rares, inédites et oubliées.

Écouter la playlist liée à l’article sur YouTube

Paul Purgas - Remastering digital et révisionnisme

L’industrie des rééditions d’albums peut-elle être taxée de révisionnisme sonore ? C’est ce que soutient l’artiste et musicien Paul Purgas, entre autres moitié du groupe Emptyset, qui retrace pour Audimat l’histoire du remastering digital et rend compte d’une pratique très prisée par les labels et les ingénieurs qui travaillent pour eux, consistant à adapter le son d’un enregistrement ancien aux goûts du public d’aujourd’hui en recourant à la compression, à la ré-égalisation, et autres maquillages sonores d’œuvres originales.

Etienne Menu - "À mille lieues des clichés du gangsta rap" : Notes sur le rap en France, le rap en français, et un âge d’or négligé

Entre 1995 et 1998, le rap français a vécu son apogée. Après la première vague du début de décennie (NTM, IAM, Solaar et Assassin) sont apparus plusieurs crews profondément influencés par la scène new-yorkaise et pratiquant couramment l’art du flow, privilégiant la forme sur le sens, le signifiant sur le signifié, le style sur le contenu – soit une certaine définition du vrai bon rap, celui qui refuse de coller à un message sociopolitique explicite et au culte très français du « beau texte ». La plus talentueuse et avant-gardiste de ces équipes s’appelait Time Bomb, et ses prophètes Lunatic, Hifi et surtout Ill. Etienne Menu, à l’époque jeune auditeur électrisé par les freestyles qu’il entendait sur les ondes de Générations 88.2, revient sur cet âge d’or trop souvent passé sous silence.

Écouter la playlist liée à l’article sur YouTube

Didier Lestrade - Can You Handle It : la Hi-NRG comme défi gay

À une époque où les archivistes musicaux semblent avoir réhabilité à peu près toutes les scènes et micro-scènes des cinquante dernières années, Didier Lestrade, entre autres auteur élitiste mais décontracté des chroniques house et soul pour Libération dans les années 90, se demande pourquoi la Hi-NRG continue, elle, de croupir dans les oubliettes de l’histoire. Et en profite pour souligner comment ce style mal aimé se fit à l’époque la voix d’un désir gay enfin explicitement formulé.

Écouter la playlist liée à l’article sur YouTube

Musique et camp : Entretien avec Patrick Mauriès

Le camp est une idée étudiée en 1964 par Susan Sontag dans ses Notes on Camp, pour évoquer l’attitude théâtralisée, à la fois froide et outrée, propre à certains homosexuels new-yorkais, le plus souvent juifs. Quinze ans plus tard paraît en France le Second Manifeste Camp de Patrick Mauriès, dans la collection Fiction & Cie du Seuil. C’est le premier livre d’un jeune homme de 27 ans venu à Paris quelques années auparavant pour suivre les cours de Roland Barthes, qui se trouve justement être à l’origine de sa publication.

http://revue-audimat.fr/




- ACHAT

Vous pouvez vous procurer votre exemplaire d’Audimat dans les points de vente suivants :

TOULOUSE
Librairie Ombres Blanches - 50 Carriera Leon Gambetta - rupture de stock
Disquaire Paul Emile Vinyls - 5 rue Temponiéres - rupture de stock
Boutique Agnès b. Homme - 11 rue du coq d’Inde - rupture de stock

PARIS
Boutique Agnès b. Femme - 6 rue du Jour (1er arrondissement) - rupture de stock
Galerie Yvon Lambert - 108 Rue Vieille du Temple (3ème arrondissement) - rupture de stock
Librairie Comme un roman - 39 rue de Bretagne (3ème arrondissement) - rupture de stock
Boutique de la Gaîté Lyrique - 3bis rue Papin (3ème arrondissement) - rupture de stock
Librairie Flammarion du Centre Pompidou - 19 Rue Beaubourg (4ème arrondissement) - rupture de stock
Librairie Dédale - 4 Ter rue des Ecoles (5ème arrondissement) - rupture de stock
Boutique Démocratie - 14 Boulevard Saint-Michel (6ème arrondissement) - rupture de stock
Boutique Agnès b. Homme - 10-12 rue du Vieux Colombier (6ème arrondissement) - rupture de stock
Disquaire La Source - 46 de la rue Albert Thomas (10ème arrondissement) - rupture de stock
Philippe le Libraire - 32 Rue des Vinaigriers (10ème arrondissement) - rupture de stock
Librairie Libralire - 116 Rue Saint-Maur (11ème arrondissement) - rupture de stock
Disquaire Betino’s - 32 rue Saint Sébastien (11ème arrondissement) - rupture de stock
L’international Records - 12 Rue Moret (11ème arrondissement) - rupture de stock
Librairie Le monte en l’air - 2 Rue de la Mare (20ème arrondissement) - rupture de stock

LYON
Bal des Ardents - 17 Rue Neuve - rupture de stock
Sofa Disques - 7 Rue d’Algérie - rupture de stock
Buffet froid - 91 Montée de la Grande Côte - rupture de stock
Musicalame - 16 Rue Pizay - rupture de stock

BORDEAUX
Librairie Mollat - 15 Rue Vital Carles - rupture de stock

AVIGNON
Collection Lambert - 5 Rue Violette

AIX EN PROVENCE
Boutique Agnès b. Homme - 2 rue Laroque - rupture de stock

NICE
Boutique Agnès b. Homme - 7 rue Jules Gilly - rupture de stock

STRASBOURG
Librairie Quai des Brumes - 120 Grand’Rue - rupture de stock

MARSEILLE
Techné - 61 rue Jean de Bernardy

BERLIN
Librairie Motto - Skalitzer Straße 68 - rupture de stock

MONTREAL
Librairie Formats - 2 Rue Sainte-Catherine Est - rupture de stock

BRUXELLES
Librairie Filigranes - Avenue des Arts 39-40

LIEGE
Librairie Livre aux Trésors - Place Xavier-Neujean - rupture de stock

_ Service d’abonnement (1 numéro par an) disponible via http://www.france-publications.fr
Publication numérique également disponible sur Amazon et Google Play !




- DEBATS

Des débats en lien avec les thèmes abordés par la revue sont également organisés à la Gaîté Lyrique, à Paris :
- le 22 janvier 2013 : qu’est-ce qu’un son de qualité ?
- le 19 février 2013 : à quoi sert la critique musicale ? Archive vidéo
- le 14 mars 2013 : le rap français existe-t-il vraiment ? Archive video
- le 16 avril 2013 : musiques gays, musiques d’avant-garde ? Archive vidéo
- le 16 octobre 2013 : la mort de la world music Archive vidéo
- le 12 décembre 2013 : musique pop et littérature française Archive vidéo
- le 18 février 2014 : l’avant-garde et le métal
- le 30 avril 2014 : La pop mainstream doit-elle être défendue ?




- CHRONIQUES MUSICALES

Notre revue Audimat s’aventure dans le monde de la web-TV. Nous co-produisons ainsi, avec Dailymotion, une nouvelle émission où seront chroniquées 3 sorties discographiques récentes toutes les 2 semaines. Du mainstream à l’underground, du rock FM à la techno puriste en passant par le R&B ou les rééditions.

Powered by Dailymotion