Siestes 2011 : Jour 1 & 2

Siestes 2011 : Jour 1 & 2

Pour leur 10ème édition Les Siestes Electroniques vous offrent 4 jours de concerts gratuits et s’installent donc dès le jeudi soir à la Prairie des Filtres. Vous pourrez donc profiter d’encore plus de concerts "découverte" cette année et du coup on ne va pas se priver : le jeudi, en première française, on reçoit les sud-africains de Shangaan Electro et le vendredi, on offre en exclusivité une carte blanche à Arnaud Fleurent-Didier.


Jeudi 23 juin * Prairie des Filtres * 18h > 22h * Gratuit !

DJ TRON
C’est l’histoire d’un blanc qui voulait devenir noir, ou peut-être celle d’un bourgeois qui voulait s’encanailler, peu importe … C’est une sorte de Douanier Rousseau qui rêve d’un exotisme universel et atemporel. Quoi qu’il en soit, Etienne Tron, moitié de Radioclit, s’y connaît mieux que quiconque en funana cap-verdien, coupé-décale ivoirien, merengue caraïbéen comme en juke de Chicago et ses récentes recherches dans le fond audio-ethno du Musée du Quai Branly l’ont rendu encore plus expert, peut-être même magique…

SHANGAAN ELECTRO Le Shangaan Electro est un style de musique propre à l’Afrique du Sud relativement récent. Il s’inspire du Shangaan Disco, mais remplace l’ensemble des parties de guitare et basse par des jeux de marimba haut perchés. Un son super cheap, ultra synthétique, aussi artificiel que le goût d’une fraise Tagada, tonalités de « casserole », le Shangaan Electro a tout pour fatiguer … et pourtant il envoûte immanquablement. Ses mélodies notamment sont extraordinaires : répétitives à souhait, elles sont aussi simples que totalement additives.


Vendredi 24 juin * Prairie des Filtres * 18h > 22h * Gratuit !

DIRTY SOUND SYSTEM
La création d’Aymeric Hainaux et Tanya Tagaq est annulé du fait de la grossesse de Tanya ...

On doit à DIRTY d’avoir sorti la myriade d’edits de Pilooski, on leur doit également d’avoir incubé le projet Discodeine et de nous avoir biberonné depuis 2003 avec des compilations plus belles et plus étranges les unes que les autres (la dernière "I remember the first time I heard your voice" est d’une beauté sidérante). On leur doit ainsi de nous avoir fait grandir musicalement, de nous avoir décomplexé sur certains sujets, de nous avoir fait découvrir de nombreux artistes, d’avoir élargi nos horizons esthétiques ... bref, on leur doit beaucoup et nous sommes très heureux de leur présence à Toulouse même si les circonstances auraient pu / auraient du être meilleures.

ARNAUD FLEURENT-DIDIER
Arnaud Fleurent-Didier met en musique l’image d’une certaine France : littéraire, mi-révolutionnaire mi-bourgeoise, gentiment fofolle, un peu anachronique. Les images de Truffaut, Doisneau, Dewaere se bousculent alors. Et si l’on qualifierait volontiers cette France d’irréelle (surannée ?), on ne peut s’empêcher de vouloir y adhérer. Un peu comme ces chansons italiennes que l’on écoute à l’amorce de l’été : elles ne nous disent strictement rien de l’Italie d’aujourd’hui mais nous emplissent le cœur.

Sur place, restauration à partir de 3€, bière à 2€50, vin 2€ ...