Actualités
Invitées par la Ville de Toulouse à participer à la Novela, Les Siestes Electroniques (avec la complicité des associations La Petite et Regard) invitent l’artiste canadien Herman Kolgen à se produire pour la première fois à Toulouse.
Avec sa bouille à la Jean-Pierre Coffe, Herman Kolgen donne une impression joviale mais on a un peu du mal à l’imaginer en alter ego d’un Ryoji Ikeda. Et pourtant, l’homme est un habitué des festivals numériques de pointe (Mutek, Elektra, Nemo, Transmediale, Ars Electronica) et y collectionne les prix. Sa pièce Dust, que nous lui avons spécialement réclamée pour l’occasion toulousaine, est, à nos yeux, l’une de ses plus originales. Hermann Kolgen s’y éloigne quelque peu d’une certaine esthétique numérique pure et dure pour gagner en corporalité ; l’ensemble de la pièce s’incarner alors avec d’autant plus de force et de sensualité aux yeux du spectateur. Inspiré par Marcel Duchamp, la poussière s’y dépose, se sédimente, virevolte, s’agglomère et explose dans un ballet hypnotisant.
Samedi 22 octobre
Herman Kolgen @ La Novela
avec Soguru Goto et Ryoji Ikeda
Musée des Abattoirs (plein-air) // 76 Allée Charles de Fitte - Toulouse
23h // 0€
A noter, que se produiront, la veille, Addictive TV et le lendemain, Planningtorock, Pierre Henry et Modeselektor !
| Tweet |
Le 10 septembre, on s’offre un bis repetita. Bis repetita parce que, pour la deuxième fois de l’année, à l’invitation de Club Transmediale, nous organisons un événement à Berlin. Bis repetita, parce que nous y invitons Jess & Crabbe et le Secousse Sound System pour une soirée "Africa is the future" :)
Le festival berlinois Club Transmediale, avec lequel nous avons co-fondé le réseau ICAS en 2007, a eu la bonne idée d’inviter certains des membres de notre réseau pour la Berlin Music Week. Du mercredi 7 au samedi 10 septembre, 18 festivals du monde entier (Mutek, Todays Art, Unsound, Sperm, Full Pull ...) se réunissent donc dans le quartier de Kreuzberg à Berlin pour organiser une multitude d’événements.
Pour notre part, nous serons au Monarch le samedi 10 septembre avec Dj Zhao, Secousse Sound System et Jess & Crabbe.
Les autres artistes invités : 2562, Robert Lippock, Islaja, Midaircondo, Antilles, Jac Bérrocal / Vincent Epplay / David Fennec, Deadbeat, The Mole, Mokira, Dirk Dresselhaus ...
Le programme détaillé, jour par jour
| Tweet |
Nous avons été extrêmement chanceux de pouvoir travailler avec le musée du Quai Branly cet été et nous sommes heureux et fiers du résultat ! Le musée du Quai Branly étant le plus grand musée au monde consacré aux cultures non occidentales, nous avions décidé de n’exploiter que les ressources audio disponibles dans les collections du musée. Les dj sets ici présentés sont donc un peu particulier et font la part belle aux musiques ethnologiques.
la collection de documents sonores du musée
La médiathèque du musée du Quai Branly réunit une collection de documents sonores et audiovisuels unique. Cette collection privilégie les supports numériques pour la conservation et la consultation des documents. Elle compte plus de 4000 CD et 3000 DVD acquis dans le circuit commercial et non commercial. Elle comprend également un fonds de documents analogiques, numérisées ou en cours de numérisation (disques 78 tours, 33 tours, bandes magnétiques, cassettes audio et vidéo) ainsi que des archives privées inédites.
La collection discographique comprend des enregistrements de musiques de tradition orale ainsi que des documents sonores parlés (contes, poésies, discours etc.) issus de collectes de terrains, de captations de concerts ou d’archives institutionnelles.
Les documents sonores de la médiathèque
Les dj sets
Nous ne vous présentons ici qu’une partie des dj sets donnés du 3 juin au 10 juillet dans les jardins du musée. Chacun est particulier. Si Brian Shimkovitz du blog Awesome Tapes From Africa et Laureant Jeanneau ont choisit d’explorer une partie précise du globe et donc des collections du musée (l’Afrique sub-saharienne pour Brian, l’Asie du Sud-Est pour Laurent), les deux abordent leur mixs différemment : Brian a décidé de ne pas mixer les morceaux originaux qui s’enchainent selon un ordre précis (de la forêt jusqu’au désert, chaque morceaux présentant les instruments ou chants typiques des zones "traversées") ; Laurent, quant à lui, prend la liberté de recréer des ensembles musicaux virtuels en assemblant différentes parties instrumentales qu’il a lui même enregistré sur le terrain, pour autant aucun effet n’est rajouté et la cohérence des groupes ethniques est respectée. Romain BNO et Franq de Bimbo Tower ont, pour leur part, opté pour une approche plus strictement musicale, dirons-nous. Leur mixs forment un long continuum hypnotique où l’on passe de l’Asie à l’Afrique en passent par le Moyen-Orient et où seul la beauté des formes compte.
Vous trouverez le trackslisting complet de ces dj sets en cliquant sur les players ci-dessus ainsi que quelques clefs de compréhension ci-dessous.
Sélection commentée d’albums joués par Romain BNO
Tibet – Traditions rituelles des Bonpos / Ocora
Au Tibet, les Bonpos (qui pratiquent la religion Bon, considérée comme l’ensemble des croyances pré-bouddhistes) ne se reconnaissent pas comme bouddhistes, mais partagent avec eux quelques principes et expériences mystiques, tels la recherche de l’état transcendantal, l’ "éveil". Certaines de ces croyances survivent aujourd’hui, même si elles sont adaptées aux circonstances nouvelles de l’exil de la fin des années 50. Au Nord-Ouest de l’Inde, il existe une communauté qui a su réhabiliter ses traditions, grâce à l’appui de l’abbé Sangye Tenzin Jongdong, figure centrale pour les Bonpos d’aujourd’hui.
Les enregistrements présents sur cet album illustrent différentes modalités des activités religieuses des Bonpos, à travers leur chant et leur récitation psalmodique. C’est l’occasion de découvrir les aspects musicaux d’une tradition rituelle ignorée tant chez les occidentaux que ches lez Tibétains eux-mêmes.
Albanie, Pays labë – Plaintes et chants d’amour / OCORA
Situé au Nord de l’Albanie, le pays labë s’étend sur une zone montagnarde, et est constitué d’une centaine de villages dont les habitants sont, chaque année, moins nombreux. La perte de nombreuses fêtes et traditions culturelles albanaises est en partie le fruit de cette forte émigration. Malgré cela, la musique labë est omniprésente en Albanie du Sud et s’entend partout, mais c’est la table qui constitue le cadre le plus authentique de la polyphonie : les chanteurs s’y côtoient, se regardent et contrôlent ensemble leurs expressions et leur voix…. Se crée ainsi un jeu d’interactions dans lequel la justesse sociale est intimement liée à la justesse vocale.
Cet enregistrement présente les trois genres majeurs de la polyphonie labë : les lamentations (vaj), les chants d’amour (dashuri) et les chants épico-historiques.
Roumanie : musique de villages Runc et les villages du Gorj / VDE-Gallo
Entre 1933 et 1943, Constantin Brailoiu –considéré comme l’un des pères de l’ethnomusicologie- et ses collaborateurs ont enregistrés les musiques de différents villages de Moldavie, d’Olténie et de Transylvanie. Un coffret de trois disques compacts a ainsi été publié à la fin des années 80. Sous le label "Choc du monde de la musique", ce coffret, en offrant la source vive de la tradition populaire roumaine, est aussi un plaidoyer musical contre sa disparition.
Romain BNO explique : "J’ai choisi ce morceau pour rendre hommage à Constantin Brailoiu. Dans cet album, chaque pièce retenue nous donne le sentiment d’avoir la chance prodigieuse, comme l’exprimait poétiquement Brailoiu ‘de voir un monde spirituel sans âge et sans corps émerger à la surface du visible et du présent’."
Sélection commentée d’albums joués par Franq de Bimbo Tower
I remember Syria / Sublime Frequencies
Méconnu culturellement de l’Occident pendant des décennies, la Syrie n’en garde pas moins un patrimoine culturel riche, que ce soit dans les arts plastiques ou la musique.
Enregistré et "chirurgicalement-assemblé" par Mark Gergis lors de ces deux voyages à Damas en 1998 et 2000, I remember Syria est un véritable documentaire virtuelle de la capitale syrienne, mélangeant des sons issus de scènes de rue, de la fête d’un mariage ou d’une cérémonie religieuse, émissions de radio… Le label Sublime Frequencies, basé à Seattle et mené par Alan Bishop, est un véritable laboratoire d’explorateurs musicaux et de chasseurs de sons : révéler les faces sonores cachées d’un pays à travers les musiques traditionnelles ou actuelles, mais aussi des films, des enregistrements de rue, des programmes radio et toutes sortes d’expressions orales (chantées ou parlées)… voila la mission que s’est fixé le label. Sublime Frequencies se concentre non seulement sur la culture et l’esthétique de ces civilisations dites "en voie de développement", mais essaye d’en relever les détails, les curiosités, les petits riens, en voie de disparition.
Pour Franq de Quengo, "Sublime Frequencies, c’est un peu les punk de l’ethnomusicologie. Ils ont vraiment amenés quelque chose de nouveau dans les musiques traditionnelles".
Afghanistan - Musiciennes d’Hérat / UNESCO Collection
Hérat étaient célèbres pour ces musiciennes professionnelles appelées "les Golpasand", du nom du patriarche de leur clan, mort vers 1970. Etant donné la ségrégation stricte des sexes, femmes et hommes se produisaient rarement ensemble. La culture musicale des femmes était axée sur la pratique collective du chant et de la danse, exécutée pour le simple plaisir ou à l’occasion de certaines cérémonies.
Enregistrées entre 1973 et 1977 par Véronica Doubleday et John Baily, ces chants offrent un aperçu de la musique telle que pratiquée en privé par les femmes et les jeunes filles dans les années 1970, avant que la guerre civile ne mette en péril les traditions culturelles afghanes.
Touché par le rythme spécifique au jeu des femmes dans ces musiques, Franq de Quengo (qui est également batteur) a sélectionné cet extrait pour la particularité du statut de la femme musicienne à Hérat : en dépit d’un statut social plutôt bas, elles étaient très appréciées de leurs auditoires. La musique permettait, de plus, d’échapper temporairement à la domination masculine.
Sélection commentée d’albums joués par Laurent Jeanneau
Bangladesh. Orgues-à-bouche, rituels des Murung / Enregistré à la Maison des Cultures du Monde INEDIT
Les Murung sont un peuple semi-nomade des collines, à l’ouest du Bangladesh. Contrairement à leurs voisins, les Murung ne sont ni hindouisés, ni christianisés, ni islamisés : Leur religion, celle des esprits, est fondée sur de nombreuses divinités en relation avec les plantes, les animaux, les pierres et les cours d’eau. Le plung, orgue-à-bouche fabriqué à partir d’une calebasse et de tubes en bambou, est l’instrument privilégiée des hommes célibataires pour le sachiacum (acte sacrifiel, pivot spirituel et social des Murung), mais aussi pour les funérailles, les fêtes de moisson et les rencontres avec les jeunes femmes. Selon les circonstances, il peut être joué par un ou deux individus –dans ce contexte intimiste, l’instrument diffère un peu et est alors appelé rina plung –, ou au sein d’un orchestre de dix à vingt instruments répartis en famille en fonction de leur taille, qui peut atteindre les deux mètres !
Pour Laurent Jeanneau, qui a fait plusieurs enregistrements d’orgue-à-bouche, "cet ensemble a vraiment quelque chose de particulier, une transe répétitive commune aux cérémonies animistes qui me touche."
Hani in China volume 1 / Kink Gong
Les Hani sont l’une des minorités ethniques vivant en Chine. Ils sont un million et demi dans la partie sud du Yunnan (Sud-ouest de la Chine, au-dessus du Laos et du Vietnam). Il existe un modèle de chant "traditionnel" chez les Hani, mais cette manière de chanter est constamment réadapter et réapproprier par les chanteurs, en fonction du contexte.
Beaucoup de ces chansons suscitent de fortes émotions chez les interprètes, qui peuvent se traduire par des larmes lors du chant.
Laurent Jeanneau, qui a lui-même enregistré ces musiques, explique : "ce sous-groupe Baina Hani est un exemple exceptionnel d’un ensemble vocal de sept femmes, et de trois hommes instrumentistes (deux petits instruments à cordes, et une flûte). Il s’agit là d’un minimalisme, d’une nostalgie très sophistiquée, qui pousse l’émotion à son maximum."
Tha : Flat gongs in Cambodia and Laos / Kink Gong
Les gongs Tha sont des gongs plats qui se jouent par deux. Dans cette partie du Sud- Est de l’Asie (tant au sud du Laos qu’au nord du Cambodge), de nombreux sous-groupes de l’ethnie Brao ont développés une manière unique d’utiliser ces gongs.
Laurent Jeanneau : "pendant cette période (entre 2003 et 2006), j’ai enregistré de multiples ensembles de gongs dans les zones de minorités ethniques du Cambodge et sud-Laos. Dans cette région, les gongs sont les instruments privilégiés pour entrer en communication avec les esprits lors de cérémonies animistes. Pour ces enregistrements, j ai choisi le Tha, une paire de gongs plats attachés à une structure et frappés de chaque côté par deux hommes qui utilise deux maillets". Avec ces maillets, l’un des hommes frappe l’intérieur des gongs tandis que l’autre frappe l’extérieur. Cette structure permet ainsi permet ainsi de varier et de développer différents motifs, et engendre "une évolution rythmique et des combinaisons beaucoup plus complexes qu’elles n’y paraissent".
L’originalité de cette technique a permis à Laurent Jeanneau d’expérimenter de nouvelles sonorités grâce aux divers ensembles de gongs enregistrés : "dans cet album, j’ai profité de l’occasion pour mixer plusieurs sessions de Tha afin de corser les déclinaisons rythmiques et les textures différentes de gongs".
Sélection commentée d’albums joués par Awesome Tapes From Africa
Generali Habyarimana : Polyphonie des Twa du Rwanda / Fontimusicali
Les Twa représentent à peine 1% de la population au Rwanda et font partie de l’ensemble des populations pygmées répandues à travers toute l’Afrique centrale. Dans la musique Twa, le caractère vocal est prédominant (les instruments de musique étant limités aux grelots amayugi portés par les danseurs et au petit tambour à peau ruharage, utilisé comme soutien rythmique). Brian Shimkovitz explique : "J’ai cherché à comparer les pratiques musicales entre les régions forestières et la savane. Actuellement, de nombreux groupes ethniques désertent les forêts et leurs modes de vie traditionnels, à cause de bouleversements politiques et économiques. Une des particularités de la musique pratiquée dans ces zones est son caractère collectif et harmonieux – à l’image de la façon dont les Twa des forêts vivent ensemble". L’extrait présenté ici loue les qualités de Juvénal Habyarimana, président du Rwanda de 1973 à 1994.
Louange de l’Ambassadeur de Yola : Nigeria, Musique Haoussa – traditions de l’Emirat de Kano / Enregistré à la Maison des Cultures du Monde
Les Haoussa constituent par leur nombre l’un des plus importants peuples d’Afrique. Traditionnellement, les Haoussa étaient organisés en Etats dirigés par un émir. Aujourd’hui, si ces émirs ne conservent plus qu’un pouvoir symbolique, ils représentent pour les musiciens des protecteurs actifs. A l’exception des musiciens de l’émir, les autres ont un statut semi-professionnel et pratiquent surtout la musique pour célébrer les événements commandités par les princes. Contrairement à l’extrait précédent, la polyphonie vocale est absente des musiques haoussa : les musiciens préfèrent le jeu "à tour de rôle", d’où découle de nombreuses formes responsoriales (sorte de « dialogue » entre différentes parties). Ce chant présenté loue le peuple peul des villes de Yola, à l’Est du Nigeria.
La musique warrior : Music of the Dagomba from Ghana / Smithsonian Folkways Recordings
Au nord du Ghana, les populations sont extrêmement mobiles. Il existe ainsi un brassage culturel très riche dont la musique, fruit de nombreuses influences voisines aux Dagomba, représente un bon exemple. Cet album regroupe des enregistrements réalisés non seulement au Nord du Ghana, mais aussi sur un territoire beaucoup plus large. En suivant les musiciens migrants, Verna Gillis propose un tableau sonore des diverses expressions musicales Dagomba.
Brian Shimkovitz : “Les Dagomba du Nord du Ghana ont toujours été intéressants pour moi. Ils vivent dans une région qui change très rapidement et où l’agriculture est devenue plus difficile. En général, les différents groupes ethniques du Ghana jouent des cornes et des xylophones, le plus souvent en solo ou en duo, à la différence des communautés vivant en forêt. Voilà un exemple de ce que j’aime."
© musée du quai Branly, photo Pomme Célarié |
© musée du quai Branly, photo Pomme Célarié |
© musée du quai Branly, photo Cyril Zannettacci |
| Tweet |
Retrouvez ici en streaming les enregistrements live de Secousse, Dirty, Lucrecia Dalt, Lone et Umberto
Le back-to-back entre Ata et Prins Thomas lors de notre soirée club est également en écoute sur Fluokids : Part 1 / Part 2 / Part 3 / Part 4
Et n’oubliez pas que nos archives audio de 2004 à 2010 sont également en écoute ici.
| Tweet |
1 minute par artiste filmé par Pierre Teulières, pour se rappeler les bons moments de cette 10ème édition, pour envoyer à ses amis, pour se faire une idée de ce que l’on a manqué ...
Un pique-nique entre amis en bord de Garonne le week-end, c’est toujours agréable, mais quand, en plus, on peut assister à des concerts étonnants, stimulants, dansants ... bah c’est le top, tout simplement :)
Samedi 25 juin * Prairie des Filtres * 16h > 22h * Gratuit !
CADIK TRAVEL AGENCY
Revenus de tout, du communisme, de la easyjetsetisation de leur capitale, d’une vie nocturne à la fois débridée et contrainte, les Hongrois de Cadik Travel Agency ont réussi à affranchir leur dubstep d’une influence anglaise parfois encombrante et à l’amener en des territoires inconnus jusqu’alors, en des terres plus abstraites mais loin d’être désolées.
LUCRECIA DALT
Au premier abord, la musique de Lucrecia Dalt pourrait être qualifiée de guillerette electro-pop à la mode « Morr Music » (ce qui nous ramène aux premières éditions des Siestes !) mais il y a un petit quelque chose en plus que nous avons mis du temps à identifier, une certaine rugosité qui fait tout le sel de ses chansons. Peut-être Lucrecia a-t-elle écouté longtemps les cassettes de His Name is Alive, car on retrouve une même « complexité limpide » assez étrange et déstabilisante dans ses chansons.
VILLA NAH
La synthmusic à son meilleur niveau depuis bien longtemps (nous irions même jusqu’à dire depuis
A-ha ou Ultravox) ! La fameuse mélodie au synthé qui fait toute la différence, aussi simple qu’imparable, certifiée sifflable sous la douche ; la large part réservée au chant, un chant androgyne, quelque peu lyrique, éminemment émotionnel ; une ambiance sombre mais au fond terriblement fleur bleue ; tout y est !
LONE
God save the Queen … and Lone qui a réussi à synthétiser dans son studio l’essence même des musiques électroniques « made in UK ». Une gageure quand on sait la richesse du terreau insulaire. En ne quittant donc jamais les terres d’Albion, Lone explore un monde clos mais incroyablement vaste : de la protohistoire Acid House aux récents développements UK Funky et Dubstep en passant par les riches heures warpiennes.
Dimanche 26 juin * Prairie des Filtres * 16h > 22h * Gratuit !
UMBERTO
Du fin fond du Kansas provient une musique sortie de la nuit des temps : une mustang roule sur une route de campagne, un pick-up apparaît dans le rétroviseur, la poursuite s’engage, elle se terminera dans un bain de sang. Bien que très clairement inspirée des BO des films d’horreur des années 70, et notamment du travail de Goblin sur les images de Dario Argento, la musique d’Umberto a cependant un petit quelque chose en plus de vaguement électronique qui la relie, de manière inattendue, à celle de Daft Punk.
CONNAN MOCKASIN
La Nouvelle-Zélande est certainement un pays étrange pour donner naissance à une figure musicale comme Connan Mockasin. A moins que cela n’ait peut-être rien à voir avec la géographie réelle du monde et que Connan Mockasin, tel Peter Pan ou Sid Barret dans un autre registre, se soit réfugié dans un monde fantastique parallèle où la pop music est aussi belle qu’intrigante, aussi spontanée qu’entêtante.
JAMES PANTS
Voodoo sympathique, capable de faire écouter du funk à des fans de Mogwai, du krautrock à des fans de Madlib, du rap à des fans Cyndi Lauper, James Pants est une sorte de Jesus next door réunissant les peuples musicaux. Alors que certains multiplient les niches et sous-genres comme des petits pains, un tel syncrétisme est à louer. Que ceux qui craignent la Babel moderne soient rassurés, on est ici en terre promise : Alléluia !
JESS & CRABBE
On a mis du temps à démêler le parcours des vétérans Jess & Crabbe, entre explosion jungle, fausse queue de comète french touch et retour au punk. Mais finalement, on a compris qu’ils étaient les pionniers d’un groove façon « sono mondiale » aussi frais et sexy que sauvage. L’énergie hypnotique de la danse comme fil conducteur, le remue-popotin du pogo au kunduro. La boucle est bouclée.
Sur place, restauration à partir de 3€, bière à 2€50, vin 2€ ...
| Tweet |
Pour leur 10ème édition Les Siestes Electroniques vous offrent 4 jours de concerts gratuits et s’installent donc dès le jeudi soir à la Prairie des Filtres. Vous pourrez donc profiter d’encore plus de concerts "découverte" cette année et du coup on ne va pas se priver : le jeudi, en première française, on reçoit les sud-africains de Shangaan Electro et le vendredi, on offre en exclusivité une carte blanche à Arnaud Fleurent-Didier.
Jeudi 23 juin * Prairie des Filtres * 18h > 22h * Gratuit !
DJ TRON
C’est l’histoire d’un blanc qui voulait devenir noir, ou peut-être celle d’un bourgeois qui voulait s’encanailler, peu importe … C’est une sorte de Douanier Rousseau qui rêve d’un exotisme universel et atemporel. Quoi qu’il en soit, Etienne Tron, moitié de Radioclit, s’y connaît mieux que quiconque en funana cap-verdien, coupé-décale ivoirien, merengue caraïbéen comme en juke de Chicago et ses récentes recherches dans le fond audio-ethno du Musée du Quai Branly l’ont rendu encore plus expert, peut-être même magique…
SHANGAAN ELECTRO
Le Shangaan Electro est un style de musique propre à l’Afrique du Sud relativement récent. Il s’inspire du Shangaan Disco, mais remplace l’ensemble des parties de guitare et basse par des jeux de marimba haut perchés. Un son super cheap, ultra synthétique, aussi artificiel que le goût d’une fraise Tagada, tonalités de « casserole », le Shangaan Electro a tout pour fatiguer … et pourtant il envoûte immanquablement. Ses mélodies notamment sont extraordinaires : répétitives à souhait, elles sont aussi simples que totalement additives.
Vendredi 24 juin * Prairie des Filtres * 18h > 22h * Gratuit !
DIRTY SOUND SYSTEM
La création d’Aymeric Hainaux et Tanya Tagaq est annulé du fait de la grossesse de Tanya ...
On doit à DIRTY d’avoir sorti la myriade d’edits de Pilooski, on leur doit également d’avoir incubé le projet Discodeine et de nous avoir biberonné depuis 2003 avec des compilations plus belles et plus étranges les unes que les autres (la dernière "I remember the first time I heard your voice" est d’une beauté sidérante). On leur doit ainsi de nous avoir fait grandir musicalement, de nous avoir décomplexé sur certains sujets, de nous avoir fait découvrir de nombreux artistes, d’avoir élargi nos horizons esthétiques ... bref, on leur doit beaucoup et nous sommes très heureux de leur présence à Toulouse même si les circonstances auraient pu / auraient du être meilleures.
ARNAUD FLEURENT-DIDIER
Arnaud Fleurent-Didier met en musique l’image d’une certaine France : littéraire, mi-révolutionnaire mi-bourgeoise, gentiment fofolle, un peu anachronique. Les images de Truffaut, Doisneau, Dewaere se bousculent alors. Et si l’on qualifierait volontiers cette France d’irréelle (surannée ?), on ne peut s’empêcher de vouloir y adhérer. Un peu comme ces chansons italiennes que l’on écoute à l’amorce de l’été : elles ne nous disent strictement rien de l’Italie d’aujourd’hui mais nous emplissent le cœur.
Sur place, restauration à partir de 3€, bière à 2€50, vin 2€ ...
| Tweet |
Un lieu qui domine toute la ville, démesuré, un son racé, sophistiqué, un levé de soleil que l’on regardera d’un air hébété, une dernière cigarette aux lèvres. Une parenthèse éphémère, exutoire magnifique, qui s’évaporera pour ne réapparaître que l’été suivant. Le souvenir ému d’une grande et belle fête. Attention : cette soirée est complète ! Aucun ticket ne sera vendu sur place.
ROBERT JOHNSON LIVE
Comment un petit club, d’une capacité de 200 personnes, situé dans la banlieue de Frankfort, peut-il être régulièrement cité parmi les meilleurs clubs du monde ? Par engagement (Ata, son propriétaire est également patron des labels Ongaku Music, Playhouse et Klang Elektronik), par persévérance (le club fêtera avec nous son 12ème anniversaire), par exigence (la programmation y est tout simplement irréprochable) !
Lorsque le Robert Johnson nous a ainsi abordés de la manière suivante « entre petits aux ambitions démesurés, on devrait se comprendre » nous ne pouvions dès lors que tomber d’accord …
ATA
Cet homme a découvert Roman Flügel, LoSoul, Alter Ego, Isolée, Villalobos et offert au monde quelques-uns des plus beaux anthems de la musique électroniques des 00’s.
ARTO MWAMBE
Claviers et TR-808. Un live house à l’ancienne qui ne se refuse aucune digression cosmique.
OLIVER HAFENBAUER
L’homme de l’ombre qui fait tourner la baraque : en un mot, essentiel. Si le garçon est inconnu aujourd’hui, il ne le sera plus demain, pour sûr.
PRINS THOMAS
L’homme a le panache d’un esthète sûr de ses goûts, la grandiloquence d’un intellectuel fier de ses convictions et la fulgurance d’un athlète confiant dans ses capacités. Epiques et raffinés, les mixs de Prins Thomas, l’autre « étoile du Nord de la Nu-Disco » avec son acolyte Lindstrom, représentent ainsi toujours un moment de grâce assez surréaliste où se croisent dans un immense continuum kraut-rock, house, early electronic et funk des plus torrides, comme si toute la musique produite ces 50 dernières années n’était qu’une et indivisible.
Vendredi 24 juin * Espaces Vanel – 6ème étage de la médiathèque José Cabanis * 23h > 6h * 10€
Restauration et bar sur place - à partir de 3€
Attention : cette soirée est complète ! Aucun ticket ne sera vendu sur place.

| Tweet |
Du 3 juin au 10 juillet, retrouvez un extrait des siestes toulousaines à Paris, tous les week-ends, dans les jardins du musée du Quai Branly. Avec Débruit, Secousse, The Berg Sans Nipple, Pilooski, Awesome Tapes From Africa, Romain BNO, Laurent Jeanneau et Bimbo Tower.
Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce partenariat entre Les Siestes Electroniques et le musée du Quai Branly et on aurait d’ailleurs aimé rédiger un texte fin et frais à ce propos, une belle note d’intention qui aurait expliquée le pourquoi du comment et surtout en quoi notre propos évolue, grandit, grâce à de tel projet ... mais à quelques semaines du festival toulousain, le temps, les heures de sommeil et donc les mots nous manquent, désolé.
On se contentera donc de vous dire que ce qui fait l’essence des Siestes est ici transposé : une programmation exigeante, intransigeante, un cadre agréable, à la cool, et bien-sûr la gratuité des concerts.
On vous précisera que la spécificité de ce projet réside dans le fait que tous les musiciens invités ont exploré le fond audio du musée pour y piocher une partie de ce que vous pourrez y entendre et que ce fond est tout simplement d’une richesse incroyable et certainement inégalée et comprend des enregistrements originaux de musiques de tradition orale, des enregistrements de terrains, des captations de concerts ... et ce, des 4 coins du monde.
La programmation :
Vendredi 03 juin à partir de 19h30 (inauguration) > Débruit - Musique Large
Samedi 04 juin de 15h à 19h > Etienne Tron, Mo Laudi & Mo Dj - Secousse
Dimanche 05 juin de 15h à 17h > Franq de Quengo - Bimbo Tower
Dimanche 12 juin de 15h à 17h > The Berg Sans Nipple
Dimanche 19 juin de 15h à 17h > Romain BNO
Dimanche 26 juin de 15h à 17h > Laurent Jeanneau
Dimanche 03 juillet de 15h à 17h > Pilooski
Dimanche 10 juillet de 15h à 17h > Awesome Tapes from Africa
Biographies des artistes invités ici
Facebook Event ici
| Tweet |
Le festival c’est dans moins d’un mois ! On espère que vous êtes prêt (vous avez pensé à réserver votre place pour la soirée club par exemple ?). Mais en attendant on vous gâte les oreilles et le ventre, le vendredi 3 juin :)
On innove un peu grâce au François Merlu et notre Siestes Party se déroule donc en deux temps : une bonne bouffe, à la bonne franquette en début de soirée et puis on se dégourdit les jambes après pour digérer :)
Avec :
MyOwnAssMix : Tracks, slack, smack, crack, patrack
Moltisanti : Boum Tchak Boum Boum Tchak
Chiquinho (Hypnolove) / Al : Como dansar em situações estranhas
David Ghetto / Dj I Joe (Les Soldes) : Disques d’hier et d’aujourd’hui pour faire danser les filles et aboyer les chiens.
@ Le Petit London // 7 bis rue Riquet - Toulouse
19h30 > 22h : repas (9€)
22h > 2h : Dj set (0€)
Et puis si vous risquez de vous ennuyez d’ici au festival on vous à prévu des petits "before" répertoriés sur ce Facebook Event ... au cas où ...
Tout simplement la playlist "officielle" du festival ... le meilleur moyen de se familiariser avec notre programmation 2011 !
En écoute sur Spotify et sur Deezer.
La sélection est légèrement plus complète sur Spotify ...
Spotify est un logiciel de streaming qui vous donne accès à un large catalogue de musique. Il suffit pour cela de télécharger l’application ou le logiciel sur www.spotify.com.
12 morceaux - 52 minutes
Radioclit (Dj Tron) - Tutule Dance
Tshetsha Boys (Shangaan Electro) - Nwampfundla
Tanya Tagaq - Burst
Arnaud Fleurent-Didier - Ne sois pas trop exigeant
Lucrecia Dalt - Too Much Light
Villa Nah - Running On
Lone - Rissotowe_4
Umberto - Someone Chasing Someone Through a House
Connan Mockasin - Please Turn Me Into The Snat
James Pants - Do a Cpuple of Things
The Miracles Club - Can You Feel It
Prins Thomas & Lindstrom - Feel Am
Du 23 novembre au 1er décembre dernier, nous nous sommes rendus avec nos amis du label Fool House à Brazzaville. Récit de voyage.
Les Siestes Electroniques à Brazzaville est certainement l’événement le plus risqué que nous ayons eu à organiser à l’étranger, le plus excitant aussi. Nous ne savions en effet pas du tout à quoi nous attendre. Certes, nous nous sommes rendus à Brazzaville en amont de notre événement, pour « prendre la température » et engager un processus partenarial, comme on dit, mais il restait que nous ne savions pas comment le public local ni les artistes congolais réagiraient face à des esthétiques musicales leur étant quasi inconnues. Nous prenions là un vrai risque d’incompatibilité totale, mais nous voulions aller au-delà de l’approche exotique que l’on peut se faire des musiques non-occidentales.
Ci-dessous l’histoire de cette expérience, racontée de l’intérieur par Etienne Menu (les photographies sont de Romain Bernardie James).
Mardi 23 novembre au soir : départ de Paris pour Brazzaville via Addis-Abeba. Vol Ethiopian Airlines. L’avion est à moitié vide, les hôtesses nombreuses et obséquieuses, la composition du dîner assez abstraite et la politique de gestion des luminaires tout à fait déconcertante. Je me laisse envoûter par la chaîne de radio spécialisée en musique éthiopienne, celle orientée new age diffuse elle des plages plus inquiétantes que relaxantes, mais c’est cool. Bref, ça fait quinze ans que je n’ai pas pris de long courrier, et je ne suis pas déçu du voyage – et encore moins quand nous débarquons dans l’aéroport d’Addis au petit matin, peuplé aux trois quarts de pèlerins soudanais et kényans revenus de la Mecque, vêtus de djellabas blanches et d’étoffes mauves. Une fois notre correspondance empruntée, nous sommes arrivés quatre heures plus tard à Brazzaville, où la température dépasse facilement les 30 degrés. On descend directement sur le tarmac, pour rejoindre les douanes qui, en termes de discipline, ressemblent plus aux portes d’accès d’une finale de championnat de foot amateur ou d’un concert de reformation des Svinkels qu’à des douanes. Les guichetiers sortent et rentrent, ou regardent des papiers d’un air concentré sans avoir de voyageur à « traiter ». Les officiels qui circulent d’un air vaguement autoritaire, nous font régulièrement signe d’attendre et laissent en revanche passer à peu près tous les mecs qui viennent leur taper sur l’épaule. Les formalités sont donc un peu laborieuses, on nous fait attendre sans trop savoir pourquoi, un supérieur hiérarchique succède à l’autre et au bout d’une heure nous récupérons passeport et bagages, sur la conclusion suivante du type qui visiblement « dirige » les opérations douanières : « La confiance n’exclut pas le contrôle ». OK.
![]() |
![]() |
Une fois installés dans nos pénates, nous ne tardons pas à tomber de sommeil. Je suis réveillé de ma sieste en fin d’après-midi par la chaleur et le son des gens sur la place. C’est un réveil plutôt doux, et j’éprouve une sensation d’hospitalité diffuse et d’improbable familiarité. Je m’attendais bêtement à me « prendre une claque » en posant le pied au Congo. Comme je voyage très peu, je m’imaginais une expérience proche de l’hallucination ou de l’hébétement, mais en fait, non, pas du tout. La claque ressemble davantage à une sorte d’éveil progressif, comme lorsqu’on se rend compte après coup qu’un bateau a quitté le port alors qu’on le croyait encore amarré. C’est une lente locomotion, presque fluviale, flottante.
Bref, ces premières heures passent comme un sirocco gentiment abrutissant, et en terminant de dîner dans un restaurant près du fleuve, je me rends compte qu’il est à peine 20h. Le temps se dilatera souvent comme ça lors de la semaine. C’est un peu troublant, mais parfois très grisant de voir qu’on a oublié ses réflexes et ses repères, surtout quand on est un jeune aussi impatient comme moi. Nous allons ensuite boire un verre dans une sorte de resto/bar/boîte avec la clim à fond et une sélection de rumba, R&B, rap, ndombolo et gros tubes européens electro/dance plus ou moins récents, et pas forcément du meilleur goût. La sono est bourrin sans être atroce non plus, les gens sont chauds, l’ambiance relax, et on danse – comme tout le monde ici – face au grand miroir qui couvre tout un mur de l’endroit.
![]() |
![]() |
La journée suivante s’organise – plus ou moins – autour du concert que Paul (Mondkopf) doit donner le soir au Centre Culturel Français (CCF). L’ambiance est charmante, les gens tous ravis de nous voir, Romain shoote dans tous les sens et déjà les premiers musiciens, DJ ou simples amateurs de musique viennent jeter un œil sur l’installation de la scène dans la cafétéria du CCF, l’Awalé. Nous allons alors tous visiter le centre Sony Labou Tansi, dans le proche quartier de Bakongo, où aura lieu la soirée du samedi, et où répète pour le moment le groupe Musée d’Art, sorte de troupe musicale « tradi-moderne » composée d’une dizaine de percussionnistes, d’un clavier, d’un bassiste et d’un guitariste, dirigé par l’intense Akramo.
Le soir, le public du concert qui commence à s’installer est composé pour moitié de Français et autres blancs expatriés (l’ambassadeur italien nous fait notamment l’honneur de sa venue), et pour moitié de Brazzavillois curieux et/ou mélomanes. Paul entame son live par une longue plage ambient sombre qui prend progressivement du corps, avant de lancer des rythmiques plus soutenues qui font bouger quelques nuques. Vers la fin du live, on sent que quelque chose se passe, et qu’il serait dommage de s’arrêter là, et très vite Akramo nous fait profiter de ses talents de percussionniste en improvisant sur les beats de Paul. Le résultat galvanise rapidement le public jusqu’ici assez sage, surtout qu’Akramo fait le show, danse, bondit tout autour de la scène, scande des paroles en lari (la langue de la minorité qui vit à Bakongo) et se laisse posséder par ce qu’on ne peut appeler autrement que de la transe. Pour ne pas frustrer un public désormais dans tous ses états, Paul et Akramo décident d’enchaîner cette séquence live par un mix house du meilleur effet, toujours accompagné de percussions. La fête dure plusieurs heures et on se couche grisés.
![]() |
![]() |
Le lendemain, il y a un grand défilé de mode au CCF, et on a proposé à Paul et Charlie (Qoso) de s’occuper de la musique. Pendant près de deux heures, nos deux compères vont imposer un groove puissant, en crescendo, fait de classiques d’Italo ou de Chicago et de tracks plus récents, si bien qu’au bout d’un moment le public – constitué, cette fois-ci, presque exclusivement de Brazzavillois – danse carrément et saute de joie sur certains breaks et certaines montées de clavier – même si, en l’occurrence, la musique fonctionne plus comme un stimulant du défilé que comme une expérience autonome, vécue à part entière par les spectateurs. Soyons honnêtes, les mannequins, les vêtements, l’événement en soi comptaient clairement pour beaucoup dans cette ambiance, mais quand même, c’était vraiment beau de voir cette jeunesse congolaise en délire sur du Frankie Knuckles ou du Kano.
![]() |
![]() |
La troisième soirée, organisée au cercle Sony Labou Tansi, restera certainement la plus grisante du séjour. D’abord par son affiche, puisqu’y jouent à la fois Mondkopf et Qoso, des DJ locaux, Musée d’Art et une troupe de danse hip-hop du nom de I-Dance, mais aussi par le cadre en plein air et l’ambiance à la fois festive et familiale qui y règne – les gens sont venus en nombre, et un stand a été monté où une mère et ses filles vendaient brochettes, cuisses de poulet, salades et bières. Le public, en partie assis, met dans l’ensemble un peu de temps à se mettre en route, mais les meilleurs danseurs, eux, montent vite sur scène pour passer un par un, en séquence, comme les concurrents d’une compétition de danse. Les DJ congolais servent leur habituel panaché de tubes généralistes avec animation vocale, les gens semblent contents, et Musée d’Art réalise une véritable performance, quasiment une heure de percus / chants / danse interrompue, accompagnée par une boîte à rythmes. Une sorte de flux tantôt hypnotique, tantôt presque cubiste par son goût de la saccade et de la rupture.
Pour clore la soirée, l’effet produit par les premières minutes acid du live de Paul et Charlie est particulièrement foudroyant sur une partie de l’assistance du « Sony ». Deux garçons d’une dizaine d’années, notamment, me regardent comme si j’allais leur dévoiler le secret de la techno : « Comment il fait là ? ». Entendre un son à la fois physique et abrasif sortir comme ça d’un simple laptop soufflait leurs réflexes perceptifs. Sans jouer sur des clichés post-colonialistes nauséabonds, les deux gamins avaient l’air d’y voir une forme de sorcellerie technologique, et leur réaction hésitait entre possession rythmique et fascination trouble. Un des instants les plus intenses du séjour, pour moi.
![]() |
![]() |
L’histoire de notre venue à la Main Bleue, le dimanche soir, est tout autre. Ce dancing de Bakongo (un des quartiers de la minorité Lari) revêtu de dalles en mosaïque bleue, d’où son nom, est à ciel ouvert, et sa piste entourée de nombreuses tables, d’une cabine de DJ fermée et vitrée (sans clim), d’un petit bar et d’un espace peint tout en blanc, visiblement destiné aux séances photo. Il est fréquenté ce soir-là par des couples venus danser la rumba, et par un petit nombre de sapeurs, pas tous très jeunes, et pas tous forcément impeccables par rapport à certaines images qu’on peut avoir de cette intriguante sous-culture. Guillaume, notre "fixeur" sur place et ancien administrateur des Siestes Electroniques, avait eu l’idée de solliciter les gens qui gèrent l’endroit pour essayer d’y faire se rencontrer la culture club européenne et celle, locale, des sapeurs et des traditions de danse populaires. Quelques jours avant, nous avions donc rencontré Fredo, aka DJ Sarkozy (sic, évidemment), qui nous avait répondu qu’il était d’accord pour nous faire partager ses platines, mais que le public de la Main Bleue était tout de même habitué à sa sélection, à sa façon de la séquencer, et exigeait de lui qu’il joue forcément quelques morceaux « gold » de la musique congolaise... L’expérience s’annonçait donc assez casse-gueule… et l’a effectivement été. Autant le démarrage à la vieille rumba a été poliment reçu, autant la suite (une séquence funk puis une séquence coupé) a quasiment créé un incident diplomatique (concrètement : un client vient se plaindre directement dans la cabine, et Fredo me regarde d’un un œil crispé en me voyant sélectionner « Ça va chauffer » des Ivoiriens de Grand Maquis All-Stars, pour finalement me congédier en douceur…). Mais l’ambiance qui règne sur place, le charme du lieu et le défilé des sapeurs et d’autres hautes figures de Brazza ont suffi à nous faire oublier cette tentative un peu malheureuse.
![]() |
![]() |
La journée du lendemain sera marquée par un peu de pur tourisme, conclue par une escapade au marché de nuit, réputé pour ses singes fumés et autres alligators à la coupe. L’expérience est à peu près aussi éprouvante que celle vécue au marché Total (car situé près du siège du géant pétrolier) de Bakongo, que nous avons traversé quelques jours plus tôt, et qui pourrait d’ailleurs s’appeler « total » sans majuscules, comme on parle d’ « art total » ou de « football total ». Tout est vendu là-bas, sous toutes les formes, partout, et on dirait bien que tout Bakongo est ici rassemblé. On nous y hèle sans cesse et certains nous appellent par les noms des footballeurs de l’équipe de France – « Gourcuff », « Ribéry », mais aussi, plus étonnant, « Alou Diarra » ou « Bakary Sagna ». Une fois passé le stand des sauterelles grillées et celui des chauve-souris vivantes tuées à la demande, je passe chez un minuscule disquaire plein de vieux vinyles, malheureusement tous dans un état déplorable et probablement injouables sur une platine. La circulation est lente et malaisée, les odeurs de nourriture, de boue et d’essence se mêlent en vagues tièdes et âcres, et l’immensité du marché a quelque chose d’à la fois vertigineux et enivrant. Le périple dans le marché Total aura probablement été l’expérience la plus proche de cette fameuse claque africaine.
Le reste du temps, on ne se « prend » pas forcément grand-chose à la figure : c’est plus ce qu’on ne se prend justement pas, ce qui ne résonne pas, qui ne passe pas qui fait la vraie différence entre nos habitudes et celles de Congolais. Les serveurs qui n’apportent pas ce vous avez commandé, les taxis qui ne vous rendent pas la monnaie, les sapeurs qui ne vous parlent pas de l’argent qu’ils voudraient pourtant que vous leur donniez pour passer à la Main Bleue, les passants qui ne répondent pas aux questions que vous leur posez, les gens en boîte qui viennent vous parler sans avoir quoi que ce soit de particulier à vous dire, ou qui vous prennent pour quelqu’un d’autre mais ne se démontent pas quand ils réalisent qu’ils se trompent : c’est tout un spectre de l’univers rationnel névrotique occidental, de la logique oui/non, question/réponse, problème/résolution, tout ce fastidieux système à somme nulle qui est rayé de la carte psychologique – là encore, je ne dis rien de neuf et j’imagine bien que des dizaines de livres doivent parler de ça. Il reste que ça rafraîchit les méninges de voir que le modèle de pensée en vigueur ici est presque totalement ignoré là-bas – pas méprisé, juste ignoré.
![]() |
![]() |
Dans l’avion du retour, le mercredi matin, le spectacle congolais offre un dernier rappel avec une délégation interministérielle qui a l’air de partir en Chine via Addis. Séance photo improvisée en cabine (une heure, montre en main) pour donner des preuves qu’on a bien pris l’avion, discussions à bâtons rompus et volume vocal supérieur sur des sujets on ne peut plus flous : une indiscipline généralisée qui a l’air d’exaspérer les sages hôtesses éthiopiennes du vol. Pas de doute, même à 10 000 mètres d’altitude, l’esprit congolais reste toujours aussi vif. Et une chose est sûre : quoiqu’il arrive, on reviendra à Brazza.
Et pour aller plus loin un article intéressant sur Slate Afrique (toujours par Etienne Menu) ainsi que les vignettes audio de Qoso sur Fluokids.
ECAS, la branche européenne du réseau international dont est membre Les Siestes Electroniques a lancé un appel à projet en septembre dernier. Les vainqueurs ont été annoncés le 4 février, à Berlin, à l’occasion du festival Club Transmediale.
Les participants de cet appel à projet devaient répondre à la problématique suivante : "Festival as Labs"
Ce thème, qui peut paraitre à première vue ardu, entend s’inspirer des expériences Living Lab menées un peu partout dans le monde et appelle à une grande interdisciplinarité (au sens artistique, mais aussi social). L’objectif annoncé est donc de transformer le temps et le territoire d’un festival en terrain d’expérimentation ouvert impliquant au minimum les spectateurs de l’événement.
Un seul projet devait être désigné lauréat, mais vous savez tous qu’il est extrêmement difficile d’arrêter un choix en communauté, du coup les membres du jury (Drew Hemment pour FutureEverything, Oliver Baurhenn pour Club Transmediale et Thomas Dumke pour CynetArt) ont décidés de désigner deux vainqueurs :
OurCity by Adam Nieman
Collective Hedonistic Environment Toolkit by IntoLIGHT
Club Transmediale est l’un des festivals musicaux berlinois parmi les plus cools et les plus perspicaces. Chaque édition, nous en revenons avec l’esprit plein de nouvelles idées et cette année ne devrait pas déroger à la règle. Et, cerise sur le gâteau, on a la chance d’y organiser une petite fête, le 3 février !
On aurait pas mal de chose à dire sur Club Transmediale, sur sa qualité artistique, sur le pendant qu’il forme avec Transmediale, le festival d’art numérique ... mais ce que nous retenons, c’est que c’est chez eux que nous avons organisés notre première soirée à l’étranger, c’est avec eux que nous avons fondé le réseau ICAS et c’est encore eux qui présenteront les premiers rendus de l’appel à projet "Festival as Lab", bref on a une certaine tendresse et aussi beaucoup de respect pour ce festival. Du coup, nous sommes particulièrement heureux d’organiser, dans le cadre de sa 12ème édition, une petite soirée, qui plus est, sous l’étiquette du réseau ICAS. En gros, cette soirée qui se déroulera au Paloma, certainement le club le plus petit et le plus déglingos de Berlin, ressemble à s’y méprendre à une Siestes Party : des amis Djs, un bon esprit, de la bière pas chère, bref une bonne occasion pour se retrouver à Berlin si vous y êtes :)
Club Transmediale - du 31 janvier au 6 février
Avec KTL, Sleigh Bells, Jan Jelinek, Darkstar, Hauschka, Monolake, Gold Panda, Hype Williams, Modeselektor, Siriusmo, Green Velvet, Zip, Zombie Zombie ...
Plus d’infos sur www.clubtransmediale.de
Les Siestes ICAS Kitchen - le 3 février au Paloma
Avec Betty Bop, Henning, rRoxymore, A Minus, Debmaster, Reynold et le Chez Jacky crew
Facebook Event
On change pas une équipe qui gagne : bonne musique, bière, bonne ambiance, gratuité = bonne occasion de faire la fête en toute décontraction :) La prochaine Siestes Party, c’est le samedi 15 janvier !
Par contre on change de lieu, parce que ça a quand même du bon de changer ... un peu ... parfois ... ;)
Date : 15 janvier
Lieu : Ô Boudu Pont - 1 rue de la République
Prix : 0€
Start : 22h
Line-Up :
Jérôme P. > notre redac chef adoré > www.mouvement.net
Runky Forz > notre DJ deep funk minimale maison > http://soundcloud.com/guiboy
Dahut > notre petit prodige qui manie le Monome comme pas deux > http://soundcloud.com/dahut
Yohm > notre nouveau copain de Canal Auditif > http://soundcloud.com/djyohm
Donc globalement une ligne plutôt old school (désolé les jeunes) et plutôt orientée house music :)
Après Berlin, La Haye, Riga, Kyoto et Montréal, Les Siestes Electroniques continuent de voir du pays et se délocalisent à Brazzaville (République du Congo) du 23 novembre au 1er décembre.
Dès les prémices de notre projet, son orientation internationale fut prééminente. Et nous avons régulièrement été les premiers à inviter certains artistes étrangers à Toulouse. Cette exploration de la scène internationale, nous essayons depuis 2007 de la mener, tant que faire se peut, dans un mouvement à la fois centripète et centrifuge. C’est ainsi que nous voyons notre volet "Export", non pas comme un objet promotionnel à destination de publics lointains, mais comme une même occasion de défricher un territoire sonore mondial toujours plus vaste.
Si nous avions jusqu’à présent limité nos escapades aux pays occidentaux, nous sommes particulièrement excités à l’idée d’organiser un événement à Brazzaville. Même si, soyons honnête, nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre. Nous avons dès lors choisi de changer quelque peu le format de nos interventions à l’étranger pour cette occasion afin de tenter, le plus possible, de s’ouvrir à cet inattendu. Une semaine de présence sur place, une équipe pluridisciplinaire dont les membres se connaissent les uns les autres, la visite de disquaires, des rencontres avec des musiciens locaux, l’organisation de concerts dans différents contextes, ont ainsi été pensé pour favoriser le plus grand nombre de rencontres.
Fool House, label de beaux disques certes, mais surtout association d’artistes et de passionnés, a répondu avec enthousiasme à notre invitation à se rapprocher des musiques congolaises dont ils étaient déjà curieux. Du coup, on emmènera dans nos bagages les jeunes Mondkopf et Qoso, le journaleux et talentueux Etienne Menu ainsi qu’un photographe, Romain Bernardie James, pour témoigner de tout cela.
25 Novembre – Centre Culturel Français
Concert de Mondkopf dans un cadre intimiste.
27 Novembre – Cercle Sony Labou Tansi
Djs français et congolais confronteront ici leur vision de la danse. Si l’on nous a beaucoup parlé dernièrement de l’influence des rythmiques africaines, notamment du coupé/décalé, sur la techno contemporaine, ce sera l’occasion pratique de vérifier la perméabilité des deux genres :)
Musée d’Art, l’un des rares groupes de free-rock brazzavillois, ouvrira le bal, suivi de Qoso, Mondkopf et des meilleurs Djs locaux (Dj Mbo, Dj Nestor, Dj James et I Dance.
28 Novembre – La Main Bleue
Alors certes, le sapeur brazzavillois est un peu le marronnier de la presse mode européenne, mais se rendre sur place sans en tenir compte serait une grossière erreur. Qui plus est, lorsque ces derniers nous font l’honneur de nous inviter dans leur temple pour "ambiancer" leur célèbre “diatance” !
Qoso et Etienne Menu auront la lourde tache de faire danser ces messieurs endimanchés.
Un réel esthète, le chirurgien du sample, prodige de la house, amateur de jazz, excellent kraut-rocker, bref, les qualificatifs nous manquent pour vous dire tout le bien que nous pensons de Jan Jelinek !
Musiques Volantes, Les Siestes Electroniques et le Goethe Institut présentent
JAN JELINEK
Jan Jelinek s’intéresse avant tout à la transformation du son, à la traduction d’éléments issus des musiques populaires en un matériau électronique abstrait et textural. Outrepassant les traditionnelles règles musicales, il s’attache à construire sa musique à partir de fragments sonores, d’objets musicaux trouvés ou de samples. Entre Jazz, Krautrock et Electronica, un moment de grâce étonnamment accessible.
Vendredi 19 novembre 2010
Goethe Institut Toulouse / 4 bis rue Clémence Isaure
20h30 / 3€
Ecouter Jan Jelinek sur Deezer ou Spotify
Vous connaissez désormais le concept : une petite soirée entre "connaissances", numérique ou non, en toute décontraction et humilité ... l’occasion de boire un verre, de passer du bon temps et d’écouter de la dope music !
Les amis de mes amis sont mes amis ;)
Avec :
Arnaud Brain Added >> http://www.brainadded.com/
Qosmonaut >> http://soundcloud.com/qosmonaut
Julien K >> http://www.carmenblaix.com/
Jim Stark >> http://www.myspace.com/jimstarck
Les Siestes Party ! #7
le samedi 23 octobre
Au Beaucoup / Place du pont neuf
22h / 0€
ECAS est la branche européenne du réseau ICAS (auquel Les Siestes adhérent et dont on vous rebat les oreilles depuis 2007). Et pour la première fois ce réseau de festival est en mesure de passer commande d’une œuvre originale : un appel à candidature est donc lancé !
Soutenu par l’Union Européenne dans le cadre de son programme Culture 2007-2013, le réseau ECAS lance un premier appel à projet pour une œuvre (musicale ou non) devant répondre au thème de "Festival as Lab".
Ce thème entend s’inspirer des expériences Living Lab un peu partout dans le monde (dont la philosophie se résume en une expression anglophone barbare : user-driven innovation) et revendique une interdisciplinarité, si ce n’est obligatoire, de bon aloi. L’objectif annoncé est donc de transformer le temps et le territoire d’un festival en terrain d’expérimentation ouvert impliquant au minimum les spectateurs de l’événement.
10 000€ seront attribués au projet lauréat (5000€ de frais de production et 5000€ de cachet). Celui-ci sera présenté dans sa phase prototype au festival Club Transmediale à Berlin en février, dans une version opérationnelle au festival FutureEverything à Manchester en mai et dans sa version finale au festival CynetArt à Dresde en novembre.
La date limite de soumission de candidature est fixée au 24 octobre.
Plus d’informations ici
En attendant le review des Siestes à Brazzaville, un petit cadeau de Noël : les vidéos intégrales des concerts de The Ruby Suns, Mount Kimbie, Stanley Brinks et Marc Démereau sous le soleil estival de l’été dernier ...
Toutes les vidéos ont été réalisées par Youlive
The Ruby Suns Live at Les Siestes Electroniques
Mount Kimbie Live at Les Siestes Electroniques
Stanley Brinks Live at Les Siestes Electroniques
Marc Démereau Live at Les Siestes Electroniques
Notre playlist de l’été, modeste contribution à la paix sur terre tout autant qu’au réchauffement climatique. Une sélection subjective de hits pour vous accompagner au bord de la piscine, chez papa & maman, à l’hôtel ou au boulot ... ça marche aussi (et ça fait du bien) !
La playlist qui sent bon l’huile solaire est à écouter et compléter, si vous le souhaitez, sur Spotify, ici-même.
avec, entre autres, Minnie Riperton, Talking Heads, Os Mutantes, The Kinks, Supergrass, Amii Stewart, Chic, Stevie Wonder, Deee-Lite, The Notorious B.I.G., Sebastien Tellier ...
Imaginez Maintenant est la première édition d’une manifestation nationale ayant pour objet la jeune création. Les Siestes Electroniques ont été invitées à programmer 3 séries de concerts par le CDC qui gère la déclinaison toulousaine.
IMAGINEZ MAINTENANT - du 2 au 4 juillet - Toulouse
Vendredi 2 juillet
20h : Milkymee
S’inscrivant dans le grande tradition des auteurs folk qui ne tiennent pas en place, Milkymee parcours le monde à la recherche dont ne sait trop quoi mais toujours accompagné de son carnet et de sa guitare.
21h : Principles of Geometry
Même si nos amis doivent en avoir marre d’être, encore et toujours, comparés à leurs ainés des Boards of Canada, à l’écoute de leurs disques on ne peut s’empêcher de ressentir les mêmes plaisirs, les mêmes vibrations et il faut quand même dire que ce n’est pas rien.
Samedi 3 juillet
20h : Abstraxion
L’enfant caché d’Ivan Smagghe, même fougue, même noirceur parfois, même volonté d’aller chercher loin ses influences. Si bien qu’aujourd’hui le technophile sera accompagné au piano par Caroline Duris.
21h : Onra
Tout simplement LE prince de la Wonky Music made in France, rien de moins. Pour ceux qui aiment Hudson Mo et Flying Lo, un must see.
Dimanche 4 juillet
20h : Pierre-Yves Macé
Un premier album sur le label de John Zorn, Tzadik, puis un deuxième chez Sub Rosa et enfin un troisième qui s’inspire d’un bouquin de Walter Benjamin, ça pose son homme. Goodbye Monsieur Boulez, bienvenue à la nouvelle vague.
21h : La Terre Tremble !!!
Pitchfork leur donneraient au moins 8/10 s’ils les connaissaient ;) Bref, un rock rythmé, rythmique, vif et intelligent. Le rock français vit sa révolution, venez constater par vous même.
La manifestation se déroule sur le site magique de La Grave. Nos concerts seront organisés en plein air, en la cour de la maternité.
L’entrée est à 5€ / en vente sur place uniquement
Plus d’infos sur www.imaginezmaintenant.com et playlist sur Spotify.
Juste une dernière petite fête entre amis, de nouveau au Beaucoup, pour patienter avant le festival ... vous reprendrez bien un verre avec nous, non ?
En plus les programmes sortiront tout chaud de chez l’imprimeur, peut-être même les T-shirt de cette édition 2010 des Siestes ... :)
►Les Siestes Party #6
@ Le Beaucoup
(place du pont neuf - Metro Esquirol)
20h > 4h
GRATUIT
►Line-up :
Vanacc
Dale Cooper & Juan Chriss
Martín Mantra
Julien SanFrancisco & Yann Vives

Prochain concert dans le cadre de notre cycle de concert Electronica au Centre Culturel Bellegarde : Une date rare, avec le retour à Toulouse de Benge et de ses synthés pour une célébration de l’analogique !
Centre Culturel Bellegarde
17 rue Bellegarde
Début des concerts : 20h30
Tarif unique : 5€
Avec
Benge
Ben Edwards est un humble artisan amoureux de l’analogique, archéologue des temps pré-électroniques. "la musique synthétique", comme on l’appelait alors. Ben collectionne les synthétiseurs et en a accumulé une quantité invraisemblable. Si les noms suivants ne vous disent rien, Korg Modular, Oberheim SEM, Roland 100 M … souvenez-vous de Abbey Road ou de Blade Runner. C’est tout un pan de la musique pop qui fut irrigué des vibrations quasi cosmiques de ces machines et c’est une âme singulière et poétique que nous retrouverons ainsi ce soir.
Ce que la presse en dit
« De son vrai nom Ben Edwards, Benge développe depuis ses premiers pas musicaux une passion peu commune pour les synthétiseurs, passion qui l’a conduit à amasser au fil du temps une collection de machines qui ferait baver d’envie bien des aficionados de la chose. Obsédé par cette famille d’instruments aux possibilités infinies et compositeur stakhanoviste si il en est, Benge passe sa vie à disséquer les algorithmes abscons de chacune de ses machines qu’il connaît jusqu’au plus profond de leur process électroniques » - A découvrir absolument
« Album concept que ce Twenty Systems puisqu’il s’agit, en vingt pistes plutôt courtes, de présenter vingt synthétiseurs différents, un par année de 1968 à 1988. Dans un esprit didactique, le disque est accompagné d’un livret cartonné de 52 pages détaillant les caractéristiques de chaque synthétiseur tandis que les morceaux portent le nom de l’instrument ayant été utilisé pour chacun et l’année correspondante (utilisation unique et solitaire d’ailleurs, Ben Edwards indiquant n’avoir employé aucun autre effet ou appareil en dehors de ces synthétiseurs). » - Etherreal
« La musique de Ben Edwards est en effet bien plus et bien moins qu’un impossible catalogue de sons ou une ode technopositiviste : c’est un réenchantement viscéral du son électronique. » - Chronic’art

Pour vous faire patienter d’ici à la nouvelle édition du festival Les Siestes Electroniques, nous vous invitons à boire un verre en notre compagnie, le vendredi 5 mars, au Beaucoup à Toulouse. Nous y organiserons notre cinquième Siestes Party !
Comme d’habitude, une petite soirée DJ entre amis, rien de très sérieux, juste pour boire un verre :)
Avec :
Dr Disco / Ping Pong Jr VS Runky Forz / ElectroBio
Disco VS House !!!
au Beaucoup
Place du Pont-Neuf - M° Esquirol
22h - 2h
Entrée Gratuite !

Et encore une petite Siestes Party, l’air de rien, mais cette fois-ci nous changeons de cadre : bienvenue au Beaucoup !
Comme d’habitude, une petite soirée DJ entre amis, rien de très sérieux, juste pour boire un verre ... playlist plutôt orienté oldschool House, dirty New Wave et Post-Disco pour cette fois-ci :)
Avec :
MuchoBizarre Sound System
Aurel
Runky Forz
au Beaucoup
Place du Pont-Neuf - M° Esquirol
22h - 2h
Entrée Gratuite !

10ème concert Electronica déjà ! Le moment pour nous de nous éloigner un peu du format concert, pour une session d’écoute dynamique où créations radiophoniques et audio-visuelles seront à l’honneur.
Centre Culturel Bellegarde
17 rue Bellegarde
Début des concerts : 20h30
Tarif unique : 5€
Avec
Session d’écoute dynamique
Moderno
10ème electronica, 10ème massage sonore, 10ème expérience acoustique. Le moment pour nous de nous éloigner un peu du format concert, pour une session d’écoute dynamique où créations radiophoniques et audio-visuelles seront à l’honneur. Au plus proche des sons, loin de tout vacarme ou tumulte, boucles fantasmagoriques et collages documentaires vous berceront, lové au creux d’un paysage sonore aussi étrange que familier...
Session d’écoute dynamique – Christophe Giffard
Entre l’art radiophonique et la création musicale, Christophe Giffard capture notre environnement sonore quotidien. Ses matériaux, interviews, reportages et prises de sons, se mêlent aux compositions musicales. Il explore les techniques de couper/coller, manipule les sons, se joue des rythmes et tente de nous proposer de nouvelles approches où le fond et la forme se renvoient l’un à l’autre. Il aborde la création sonore comme un média du réel et de l’imaginaire, sculpte ses pièces en fonction de l’événement. La notion de l’écoute est au cœur des sessions d’écoute dynamique. Ces dernières sont mises en lumière par le plasticien Mourad Maalaoui (Déchets d’œuvres) qui propose une scénographie intimiste, propice à l’écoute.
Moderno – Francisco Berchenko
Initié en 2007 par le producteur franco-chilien Francisco Berchenko, Moderno est un projet de création musicale illustré en vidéo. Moderno est une suite de constructions sonores à la fois mélodiques et fragmentées, d’explorations autour du grain et de la matière sonore. De paysages rugueux en climats éthérés, la poésie musicale de Moderno se reflète dans l’intimité du milieu ambiant capturé par la caméra de Laurent Padiou et Vincent Ducros. Ces deux vidéastes avaient déjà collaboré sur le projet « le partage de l’incertitude », co-produit par l’unité de programme Cinéma-Arte France et le CNC, primé par le Centre Georges Pompidou au Flash Festival 2007.














